

C’était le 24 mars, une messe en l’honneur de « saint » Oscar Romero, dans la chapelle où il a été assassiné il y a 45 ans, à San Salvador. La messe était « présidée » par Mgr Oswaldo Estéfano Escobar Aguilar, évêque de Chalatenango, et concélébrée par plusieurs prêtres, ainsi que par Neftalí Ruíz, « évêque de l’Eglise vieille-catholique », et une « prêtresse » de l’« Eglise épiscopale anglicane du Salvador », laquelle a également « canonisé » Oscar Romero…
La nonciature a condamné la présence de deux non-catholiques à l’autel, contraire à la loi ecclésiastique. La nonciature condamne également le « message politique » d’une banderole contre les mines d’or. Mais les sermons de l’évêque Romero étaient généralement politiques. (La banderole avait été apportée par Neftalí Ruíz, plus connu comme militant contre les mines que comme « évêque ».)
On apprend que ça fait au moins trois ans que des « clercs » non catholiques concélèbrent à cette messe anniversaire, sans avoir attiré l’attention de la nonciature.
Il s’agit en fait d’une pratique qui se banalise. Ce qui est tout simplement dans la logique de l’œcuménisme actuel qui exalte les points communs et gomme les différences jusqu’à « oublier » ce qu’est un sacrement, y compris l’eucharistie.
