Colombie : la dictature pro-mort

Le Parlement colombien a rejeté une proposition de loi sur l’euthanasie. C’est la 17e proposition de loi sur l’euthanasie qui est rejetée par les députés depuis 1997.

Parce qu’en 1997 la Cour constitutionnelle a dépénalisé l’euthanasie. Depuis lors elle a fait la même chose avec l’avortement, d’abord de façon très limitée en 2006 puis sans aucun motif jusqu’à six mois. Là aussi les propositions de loi successives ont été rejetées.

En Colombie on est donc libre d’avorter et d’euthanasier alors qu’aucune loi ne le permet…

Hind Kabawat

Dans le nouveau gouvernement intérimaire syrien il y a surtout des sunnites, bien sûr, mais aussi quelques chiites, un alaouite, un druze, un Kurde (mais qui ne vient pas de la région contrôlée par les Kurdes), et une chrétienne, la seule femme, qui se remarque aussitôt, et qui n’est pas voilée parce que chrétienne.

Hind Kabawat, diplômée des universités Tufts (Boston), de Toronto et de Harvard, arrive tout droit de Toronto, où elle dirige le Centre syrien pour le dialogue, la paix et la réconciliation, qu’elle a fondé, après avoir été longtemps conseillère juridique internationale dans des cabinets de Toronto (elle a la nationalité canadienne), ou des Etats-Unis, puisqu’elle est professeur à l’université George Mason d’Arlington, ou de Genève, où elle dirige le groupe de consultation des femmes du Haut Comité des négociations de paix pour la Syrie.

Hind Kabawat est « catholique », mais à la mode Biden. Elle est une militante féministe et adepte de l’idéologie DEI (diversité, équité, inclusion) aujourd’hui bannie par la Maison Blanche. Elle a félicité le boxeur algérien Imane Khelif pour sa victoire en boxe féminine. Elle a été consultante de la Banque mondiale, membre d’une commission du Forum économique mondial de Davos, elle est membre de l’Atlantic Council.

En bref elle est la représentante de l’Etat profond américano-canadien et international au sein du gouvernement créé par un jihadiste non repenti…

Mardi de la quatrième semaine de carême

En 2020 j’avais cité les leçons des matines, qui sont un extrait du commentaire de saint Augustin sur l’évangile. Voici la suite de ce commentaire.

Je le dis donc brièvement à votre charité : il me semble que par ces paroles : « Ma doctrine ne vient pas de moi », le Seigneur Jésus s’est exprimé dans le même sens que s’il avait dit : Je ne viens pas de moi-même. En effet, quoique nous disions et croyions le Fils égal au Père ; quoique nous reconnaissions qu’il n’y a entre eux aucune différence de nature et de substance ; quoique enfin l’éternité appartienne aussi bien au Fils engendré qu’au Père son générateur, nous disons, cette réserve faite et bien entendue : Ce qu’est le Père, le Fils l’est aussi : le Père n’existe pas sans le Fils, comme le Fils n’existe pas sans le Père. Le Fils est Dieu, et il vient du Père ; le Père est Dieu, mais il ne vient pas du Fils. Il est le Père du Fils, mais il n’est pas Dieu venant du Fils ; tandis que le Fils est le Fils du Père ; il est Dieu venant du Père, car on appelle Notre-Seigneur Jésus-Christ Lumière de Lumière. La Lumière qui ne vient pas de la Lumière, et la Lumière égale à la Lumière, et qui en vient, ne sont ensemble qu’une seule et même Lumière, et non pas deux Lumières.

Si nous avons bien compris, que Dieu en soit loué ; si quelqu’un n’a pas parfaitement saisi ces vérités, il est allé aussi loin que les forces humaines le lui ont permis, et il doit considérer ce qui surpasse son intelligence, comme l’objet de ses espérances immortelles. Pareils à des ouvriers, nous pouvons bien extérieurement planter et arroser ; mais à Dieu seul il appartient de donner l’accroissement. « Ma doctrine, dit le Sauveur, ne vient pas de moi, mais de Celui qui m’a envoyé ». Qu’il écoute le conseil du Maître, celui qui dit : Je n’ai pas compris. Car, après avoir dit cette grande et mystérieuse chose, le Sauveur Jésus vit bien que tous ne saisiraient pas un enseignement aussi profond ; il leur donna donc immédiatement un conseil. Veux-tu comprendre ? Aie la foi ; car le Seigneur a dit par la bouche du Prophète : « Si vous ne croyez, vous ne comprendrez point ». A cela revient ce qu’ajouta ensuite le Sauveur : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura de ma doctrine si elle vient de Dieu, ou si je parle de moi-même ». Qu’est-ce que cela : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu ? » Moi j’avais dit : Si quelqu’un croit, et j’avais conseillé de croire. Si tu n’as pas compris, je le répète, aie la foi ; car l’intelligence est la récompense de la foi. Ne cherche donc pas à comprendre, afin de croire ; mais crois, afin de comprendre, parce que « si vous ne croyez, vous ne comprendrez pas ».* Pour vous rendre capables de comprendre, je vous avais indiqué, comme moyen, l’obéissance de la foi, et j’avais dit que le Sauveur Jésus nous a recommandé le même moyen, dans la phrase suivante ; et néanmoins nous l’entendons nous dire : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura de ma doctrine ». « Il saura », c’est-à-dire il comprendra ; et ces paroles : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu », signifient : Si quelqu’un veut croire. Mais puisque ces mots : « Il saura », veulent dire comprendre, tous comprennent ; et ces autres : « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu », signifiant la même chose que croire, nous avons besoin, pour mieux comprendre, que Notre-Seigneur lui-même nous instruise ; il faut qu’il nous dise si réellement l’accomplissement de la volonté de son Père est corrélatif à la foi.

Quelqu’un ignore-t-il qu’accomplir la volonté de Dieu, c’est faire son œuvre, ou, en d’autres termes, ce qui lui plaît ? Le Sauveur dit formellement ailleurs : « C’est l’œuvre de Dieu que vous croyiez en Celui qui m’a envoyé ». « Que vous croyiez en lui », et non pas que vous croyiez à lui. Si vous croyez en lui, croyez à lui ; mais quiconque croit à lui, ne croit pas par cela même en lui ; car les démons croyaient à lui sans croire en lui. Nous pouvons, de même, dire de son Apôtre : Nous croyons à Paul, et non pas, nous croyons en Paul : nous croyons à Pierre, et non, nous croyons en Pierre. « Lorsqu’un homme croit en celui qui justifie le pécheur, sa foi lui est imputée à justice ». Qu’est-ce donc que croire en lui ? C’est l’aimer, c’est le chérir, c’est tendre vers lui, c’est s’incorporer à ses membres, et tout cela, par la foi.

La foi, voilà donc ce que Dieu exige de nous, et voilà, néanmoins, ce qu’il ne peut trouver en nous, à moins qu’il ne l’y mette lui-même par sa grâce. De quelle foi est-il ici question, sinon de celle dont l’Apôtre a si bien tracé le caractère, quand il a dit : « La circoncision et l’incirconcision ne servent de rien ; la foi seule qui agit par la charité, sert à quelque chose ». Il ne s’agit pas d’une foi quelconque, mais de celle « qui agit par la charité ». Puisse-t-elle se trouver en toi, et tu auras l’intelligence de sa doctrine. Que comprendras-tu ? Que « cette doctrine n’est pas la mienne, mais qu’elle vient de Celui qui m’a envoyé » ; en d’autres termes, tu sauras que le Christ est le Fils de Dieu, qu’il est la doctrine du Père; il n’est pas à lui-même son principe, mais il est le Fils de Dieu.

* « Ergo noli quaerere intellegere ut credas, sed crede ut intellegas; quoniam nisi credideritis, non intellegetis. » C’est six siècles et demi avant que saint Anselme se rende célèbre par cette phrase qu’il a seulement recopiée et mise à la première personne. La citation sur laquelle s’appuie saint Augustin est d’Isaïe 7,9 selon la Septante. Elle avait été repérée dès Clément d’Alexandrie dans ses Stromates (IV, 21), qui l’applique à l’intelligence de l’Ecriture : « Qu’est-ce à dire ? Si vous n’avez pas foi en celui dont l’avènement a été prédit et figuré par la loi, vous ne comprendrez pas l’ancien Testament que le Sauveur explique par son incarnation. » Dans Isaïe c’est le Seigneur qui parle à Achaz par le prophète, et lui dit juste après : « La Vierge concevra… »