La liturgie de ce dimanche est très proche de celle de dimanche dernier : l’évangile évoque la tristesse des apôtres, il y a une semaine parce que Jésus leur annonce son Ascension, aujourd’hui parce qu’il annonce la Pentecôte, quand il ne sera plus là. Or tout cela baigne dans les chants de la joie pascale, joie de la Résurrection qui est début et prémices des joies éternelles.
La collecte, qui est une des plus belles de l’année par le rythme de son parallélisme final et de ses assonances, nous fait demander qu’au milieu des mundanas varietates, de tout ce qui change tout le temps en ce monde (dont parle aussi saint Jacques au début de l’épître), nos cœurs soient fixés là où sont les vraies joies :
ibi nostra fixa sint corda
ubi vera sunt gaudia.
La joie s’installe dès l’introït : Cantate Domino canticum novum alleluia. Et l’on peut mettre deux points après canticum novum : ce chant nouveau que nous chantons au Seigneur, c’est « Alléluia ».
Par les moines du Barroux en 1994 :
Cantáte Dómino cánticum novum, allelúia : quia mirabília fecit Dóminus, allelúia : ante conspéctum géntium revelávit justítiam suam, allelúia, allelúia, allelúia.
Salvávit sibi déxtera eius : et bráchium sanctum ejus.
Chantez au Seigneur un cantique nouveau, alléluia ; car le Seigneur a opéré des merveilles, alléluia, Il a révélé sa justice aux yeux des nations, alléluia, alléluia, alléluia.
Sa droite et son saint bras l’ont fait triompher.

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