Réévaluation…

Toronto est une capitale du wokisme et n’est pas sous l’influence de Trump, et pourtant la dictature LGBT n’est plus ce qu’elle était. On apprend par le directeur de la gay pride de Toronto que Adidas n’a pas renouvelé sa subvention pour 2025. En raison d’une « réévaluation de ses priorités de marketing »…

Et l’on apprend aussi que Nissan a déjà discrètement supprimé la sienne il y a quelques semaines.

Les deux firmes étaient des « sponsors de niveau or », donnant plus de 150.000 $ par an.

« Justice » tarée

C’est paraît-il une première en France. Une immonde première. Une femme qui prétend être un homme a obtenu du tribunal de Strasbourg que soit prise en charge par la Sécurité sociale l’ablation de ses seins. Et comme la Sécu avait osé demander un… certificat médical, elle est en outre condamnée à verser 3.000 € de dommages et intérêts à la plaignante pour lui avoir «causé un préjudice direct et certain » au regard de la Convention européenne des droits de l’homme…

Léon XIV porte une croix… orthodoxe russe

La croix pectorale qu’arborait ces derniers jours Léon XIV est une croix… orthodoxe russe. Cela a été remarqué par des internautes ukrainiens, et confirmé par l’archevêque Jonas d’Oboukhiv, vicaire du diocèse de Kiev de l’Eglise orthodoxe ukrainienne sur sa page Facebook.

Cette croix fut la première croix pectorale russe d’allure « latine » (« à quatre pointes », disent les orientaux, alors que les croix byzantines sont « à six pointes »). Elle a été instituée par le tsar Paul Ier le 18 décembre 1797, comme distinction du Saint-Synode aux prêtres méritants.

Le tsar donna au Saint-Synode le choix entre quatre inscriptions au revers. Le Saint-Synode choisit celle qui était une paraphrase de la première épître de saint Paul à Timothée ch. 4 v. 12 : « Sois un modèle fidèle en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. »

L’inscription est donc, en dessous du monogramme du tsar : « Au prêtre qui donne l’exemple par sa parole et sa vie fidèles ».

En dessous il est écrit : « Etabli pendant le pieux règne du Grand Souverain Empereur Paul Ier en 1797 », et plus bas : « 18 décembre ».

Il se trouve que cette croix a été instituée alors que Paul Ier venait de se déclarer protecteur de l’Ordre de Malte à l’invitation du grand-maître Ferdinand von Hompesch. (L’Ordre avait été aboli en France par la Révolution, et à partir d’août 1797 quelque 90% de ses revenus provenaient de Russie.)

Toutefois, la croix authentique, en argent, comporte deux poinçons (en bas), qu’on ne voit pas sur celle du pape. Il n’est donc pas certain qu’elle comporte les inscriptions du revers. Mais elle a bel et bien l’inscription І.Н.Ц.І., en slavon, et non INRI.

Saint Jean-Baptiste de la Salle

Méditation pour le 3e dimanche après Pâques

Jésus-Christ dit, dans l’Évangile de ce jour (Jn 16, 20), que le monde sera dans la joie, et que les serviteurs de Dieu seront pour un temps dans la tristesse, mais que leur tristesse se changera en joie. C’est ce qui vous donne lieu de considérer la différence qu’il y a entre la joie des gens du monde et celle des serviteurs de Dieu. La joie du monde sera courte, celle des serviteurs de Dieu n’aura point de fin : c’est ce qui paraît par les paroles du saint Évangile.

Le mondain, dit Jésus-Christ, sera dans la joie : mais combien de temps ? Tout au plus autant qu’il sera au monde : mais dès qu’il cessera d’être au monde, c’est-à-dire après cette vie, sa joie cessera, et la tristesse qui lui succédera sera éternelle.

Pour ce qui est de la joie des serviteurs de Dieu, elle sera telle que personne, dit Jésus-Christ (Jn 16, 22), ne la leur pourra ravir : s’ils ont de la peine et des sujets de tristesse, ce n’est que pour un peu de temps (Jn 16, 16), la joie qui succédera à leurs peines n’aura point de fin.

Malheur à ceux qui pensent qu’à se contenter en ce monde, car ce contentement sera peu durable !

Une seconde différence qu’il y a entre la joie des gens du monde et celle des serviteurs de Dieu, c’est que celle des premiers n’est que superficielle, au lieu que celle des seconds est très solide. Cette différence se fait sentir dans les paroles de Jésus-Christ (Jn 16, 20) : Le monde sera dans la joie ; à l’égard des serviteurs de Dieu, ce sera leur cœur qui se réjouira (Jn 16, 22) ; ce qui nous marque que la joie des uns n’est qu’apparence : c’est le monde qui n’a que le faste et l’apparence. Mais quand les serviteurs de Dieu sont dans la joie, c’est leur cœur qui se réjouit, qui étant le soutien de la vie de l’homme parce qu’il est en eux le dernier vivant, leur joie, selon l’application de Notre Seigneur, est très solide et n’est pas facilement sujette à l’altération, parce qu’elle est fondée sur ce qui soutient en eux la vie de la grâce, qui est l’amour de Dieu et la communication avec Dieu, par le moyen de l’oraison et par l’usage des sacrements. C’est ce qui fait que, Dieu soutenant et entretenant leur joie, elle est solidement fondée, étant fondée en Dieu.

Votre joie est solide, si vous vous réjouissez au milieu des souffrances et de toutes les peines les plus sensibles ; mais si vous faites consister votre joie à jouir des plaisirs des sens, ah ! qu’il est bien vrai qu’elle n’a rien que de superficiel, puisqu’elle est de la nature même de son objet, qui n’est qu’un bien fragile et périssable !

Il y a encore une différence bien considérable entre la joie des gens du monde et celle des serviteurs de Dieu : la joie des premiers est toute extérieure, et celle des derniers est intérieure, parce qu’elle est dans le cœur.

C’est ce qui fait que, dans les mondains, la moindre peine trouble leur joie et les jette dans l’abattement ; au lieu que la joie des serviteurs de Dieu étant au-dedans d’eux-mêmes, rien de ce qui est au-dehors n’est capable de leur nuire, parce que rien de ce qui est au-dehors ne peut pénétrer jusqu’au fond du cœur, qui n’a de communication au-dehors qu’autant qu’il se laisse prévenir par les sens. Et comme la joie des justes est causée par l’amour de Dieu qui est au fond de leur cœur, et que cet amour a pour objet un bien inaltérable, immuable et éternel, il s’ensuit qu’ils ne peuvent être troublés dans la possession de ce délicieux contentement, pendant que la charité unira leurs âmes à Dieu.

Léon XIV et Léon XIII

Léon XIV a dit qu’il avait choisi ce nom notamment en référence à Rerum Novarum de Léon XIII, donc à la doctrine sociale de l’Eglise confrontée aujourd’hui par exemple à l’intelligence artificielle.

Léon XIII, ce fut aussi le pape qui mit fin de façon spectaculaire à la persécution des Eglises catholiques orientales par Pie IX, et ce n’est pas une mince surprise de constater que Léon XIV se met aussi dans les pas de ce Léon XIII-là. Il le fait explicitement dans son discours au « Jubilé des Eglises orientales », entre deux citations du « Pape François » :

Je voudrais également citer le Pape Léon XIII qui fut le premier à consacrer un document spécifique à la dignité de vos Églises, en raison du fait que “l’œuvre de la rédemption humaine a commencé en Orient” (cf. Lett. ap. Orientalium dignitas, 30 novembre 1894). Oui, vous avez « un rôle unique et privilégié, dans la mesure où il constitue le cadre originel de l’Église naissante » (S. Jean-Paul II, Lett. ap. Orientale lumen, n. 5). Il est significatif que certaines de vos liturgies – que vous célébrez solennellement ces jours-ci à Rome selon les différentes traditions – utilisent encore la langue du Seigneur Jésus. Mais le Pape Léon XIII lança un appel émouvant afin que « la légitime diversité de la liturgie et de la discipline orientales […] redonne […] une grande dignité et une grande valeur à l’Église » (Lett. ap. Orientalium dignitas). Sa préoccupation d’alors est très actuelle, car aujourd’hui, beaucoup de nos frères et sœurs orientaux, dont plusieurs d’entre vous, contraints de fuir leur terre d’origine à cause de la guerre et des persécutions, de l’instabilité et de la pauvreté, risquent, en arrivant en Occident, de perdre, outre leur patrie, leur identité religieuse. C’est ainsi qu’au fil des générations, le patrimoine inestimable des Églises Orientales se perd.

Il y a plus d’un siècle, Léon XIII remarquait que « la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit » et, à cette fin, il prescrivait même que « tout missionnaire latin, du clergé séculier ou régulier, qui, par ses conseils ou son aide, attirait un Oriental vers le rite latin » serait « destitué et exclu de sa charge » (ibid.). Nous accueillons l’appel à préserver et à promouvoir l’Orient chrétien, en particulier dans la diaspora, où il y est nécessaire de sensibiliser les Latins ; en plus de la création, lorsque cela est possible et opportun, de circonscriptions orientales.

Ce qui suit attire également l’attention :

Combien nous avons besoin de retrouver le sens du mystère, si vivant dans vos liturgies qui impliquent la personne humaine dans sa totalité, chantent la beauté du salut et suscitent l’émerveillement devant la grandeur divine qui embrasse la petitesse humaine ! Et combien il est important de redécouvrir, même dans l’Occident chrétien, le sens de la primauté de Dieu, la valeur de la mystagogie, de l’intercession incessante, de la pénitence, du jeûne, des larmes pour ses propres péchés et pour ceux de toute l’humanité (penthos), si typiques des spiritualités orientales ! Il est donc fondamental de préserver vos traditions sans les édulcorer ne serait-ce que par commodité, afin qu’elles ne soient pas corrompues par un esprit consumériste et utilitariste.

Vos spiritualités, anciennes et toujours nouvelles, sont un remède. Le sens dramatique de la misère humaine s’y confond avec l’émerveillement devant la miséricorde divine, de sorte que nos bassesses ne provoquent pas le désespoir mais invitent à accueillir la grâce d’être des créatures guéries, divinisées et élevées aux hauteurs célestes. Nous devons louer et remercier sans cesse le Seigneur pour cela.

Reste à savoir si Léon XIV va mettre fin à la persécution de la liturgie latine par François comme Léon XIII a mis fin à la persécution des orientaux par Pie IX… (Mais il n’en a pas donné le moindre signe comme préfet, c’est le moins qu’on puisse dire.)