« L’école de Paris » à Moscou

Malgré la russophobie ambiante, un colloque s’est tenu à Saint-Pétersourg les 29 et 30 avril pour célébrer le centenaire de l’Institut Saint-Serge de Paris, fondé par des exilés russes et devenu l’un des principaux centres théologiques orthodoxes du XXe siècle.

Le colloque s’est tenu à la Maison de l’émigration russe Alexandre Soljenitsyne et à l’Institut Saint-Philarète, réunissant des chercheurs de Russie, de France, d’Italie, de Hongrie et d’Écosse.

L’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg était représentée par son vice-recteur l’archiprêtre Constantin Kostromine, qui a lu le message du recteur Mgr Silouane et a prononcé une conférence intitulée « Le sacerdoce royal et disciplina arcani : deux théologies liturgiques dans la tradition théologique russe ».

Parmi les autres participants de la première journée, l’archiprêtre Paul Khondzinski, doyen de la faculté de théologie de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon, Youlia Balakchina, professeur de l’Institut Saint-Philarète et de l’Université pédagogique d’État A. I. Herzen, Piotr Mikhaïlov, professeur de la chaire de théologie systématique et de patrologie de l’Université Saint-Tikhon, Dmitri Gasak, premier vice-recteur de l’Institut Saint-Philarète et président de la Fraternité de la Transfiguration… Ainsi que Tatiana Viktorova, rédactrice en chef du « Messager du mouvement chrétien russe » à Paris.

La séance plénière du 30 avril a été animée par André Kostrioukov, professeur de la chaire d’histoire générale et russe de l’Église et de droit canonique de l’Université Saint-Tikhon, Ilya Soloviev, professeur associé de l’École doctorale Saints Cyrille et Méthode, enseignant au séminaire théologique Nicolas-Ougrechski, président de la Société des amateurs d’histoire ecclésiale, Andreï Teslia, directeur scientifique du Centre de recherche sur la pensée russe de l’Université fédérale de la Baltique Emmanuel Kant, Constantin Obozny, doyen de la faculté d’histoire de l’Institut Saint-Philarète…

Il y avait aussi Svetlana Zvereva, docteur en histoire de l’art, chercheuse principale à l’Institut d’État d’histoire de l’art, conférencière au Conservatoire royal d’Écosse, et Adriano dell’Asta, professeur de l’Université catholique de Milan.

La conférence s’est achevée par un office des défunts pour les fondateurs et professeurs défunts de l’Institut Saint-Serge et une table ronde intitulée « Une nouvelle image de l’école chrétienne : l’héritage de l’Institut Saint-Serge en Russie et dans le monde ».

Sous ses couleurs

Le coureur russe Ivan Zaborski a gagné l’« ultramarathon » « 6 jours de France » en Ardèche et a établi un nouveau record du monde, en parcourant 1.047,5 km en six jours, devançant le deuxième (sur 141 coureurs) de… 76 km.

En novembre dernier, Ivan Zaborski avait déjà remporté la 8e « course authentique de Phidippidès », le premier « marathon » selon Hérodote, à savoir Athènes-Spartes et retour : 490 km, en moins de 53 heures.

(Ivan Zaborski est comme le montre son T-shirt « ambassadeur de Medscan », l’un des principaux groupes privés russe de santé.)

Kharkov, Ukraine ?

De braves jeunes militants ukrainiens tentent de demander à leurs compatriotes dans le métro de Kharkov d’« honorer la mémoire » de ceux qui sont tombés au combat, en observant une minute de silence à 9h.

Il n’y a pas un seul voyageur qui y fasse attention…

La langue de Darmanin

Darmanin, qui a oublié qu’il a été pendant quatre ans ministre de l’Intérieur, déclare qu’il n’existe plus de « lieux safe » dans notre pays, alors, ajoute-t-il, qu’« il y a des États très safe dans le monde ».

Je vois beaucoup de commentaires de ces propos. Je n’en vois aucun qui demande quelle est la langue que parle M. Darmanin. Comme si c’était normal désormais de s’exprimer en volapuk et qu’un ministre, qui plus est garde des Sceaux, un haut ministre de la République, se moque complètement de ce que la langue de la République est le français…

Roumanie. Et maintenant ?

Donc, après une ingérence massive des Russes dans l’élection présidentielle roumaine du 24 novembre 2024, le candidat de strèmdroate Călin Georgescu était arrivé en tête avec 23% des voix. Pour sauver la démocratie et l’indépendance sous contrôle UE de la Roumanie, on avait annulé ce scandaleux scrutin. Et interdit au méchant de strèmdroate de se présenter à nouveau.

Or voici le nouveau scrutin. On a fait en sorte que les ignobles Russes ne puissent pas s’ingérer. On a même expulsé le journaliste de RT. La seule ingérence permise était celle des autorités de l’UE et de ses divers contacts (Soros, etc.), qui ne pensent qu’au bien des Roumains.

Et voici que le nouveau candidat de strèmdroate, George Simion, a fait 41% des voix. Exactement 1.742.000 voix de plus que Călin Georgescu…

Et qu’il sera au second tour face au maire libéral de Bucarest qui a fait deux fois moins de voix que lui.

Tandis que le candidat de l’UE arrive troisième et se trouve donc éliminé…

On se demande ce que va trouver la dictature européenne pour empêcher la strèmdroate de prendre la présidence de la Roumanie…