Refugees not welcome

Le Guardian publie un article larmoyant sur les réfugiés ukrainiens qui se voient refuser l’asile au Royaume Uni « au motif qu’ils peuvent retourner en Ukraine en toute sécurité », alors que, rappelle le journal, ce pays est ravagé et détruit par l’invasion de l’armée de Poutine.

Le gouvernement britannique a donc fini par découvrir, malgré sa propagande et celle des médias, que la plupart des Ukrainiens qui ont « fui la guerre » (quelque 300.000 au Royaume-Uni) n’étaient pas en danger chez eux. Ainsi, depuis 2023, seulement 47 (oui, quarante-sept) demandes d’asile ont abouti à l’octroi du statut de réfugié et 724 à une « protection humanitaire ».

Or, comme cela était prévisible, de moins en moins d’Ukrainiens ont l’intention de retourner dans leur pays. Ils étaient 74% en 2022, ils ne sont plus que 43%, et seulement 20% à être sûrs de vouloir repartir…

Le Guardian cite des cabinets d’avocats qui sont de plus en plus sollicités par les déboutés. Et la journaliste a rencontré plusieurs familles. Comme elle est persuadée qu’il y a la guerre partout en Ukraine, elle ne se rend pas compte que sa contestation de la nouvelle politique gouvernementale tombe à plat.

Mais il y a bien sûr le fait que les jeunes hommes ne veulent pas retourner en sachant qu’ils seraient aussitôt envoyés se faire tuer sur le front. Il en est ainsi du père de famille dont la photo orne l’article : « Tous les membres de sa famille proche sont morts, certains au combat, d’autres parce qu’ils n’ont pas pu accéder à des soins médicaux. S’il rentre chez lui, il risque d’être enrôlé dans l’armée. »

La question qui se pose est pourquoi les Anglais ne veulent plus des Ukrainiens alors qu’ils se laissent envahir par d’innombrables Pakistanais, Indiens, Africains… Parce que l’Ukraine ne faisait pas partie de l’empire britannique ?

Au fait, la petite famille que le Guardian met en avant vient d’Odessa et ne peut pas y retourner à cause de la guerre. Je tombe par hasard sur une vidéo d’Odessa publiée aujourd’hui. Voici deux des premières images:


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Une réflexion sur “Refugees not welcome

  1. Les pleureuses du genre « the Guardian » se moquent de la sécurité de leurs propres ressortissants compromise par l’invasion de faux réfugiés et vrais terroristes, de maffieux et trafiquants, avec la complicité active de leur gouvernement.

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