A Iekaterinbourg

La divine liturgie retransmise ce matin par TVSoyouz l’était de l’église de la Transfiguration de Iekaterinbourg. Elle était célébrée par le métropolite de Tachkent, qui est l’ancien archevêque de Iekaterinbourg. Avec une chorale remarquable, qui chante même le “Bogoroditse Devo” (Réjouis-toi vierge Mère de Dieu) de Rachmaninov pendant la communion du clergé.

Je n’ai pas pu déterminer la raison de cette liturgie solennelle avec plusieurs évêques et des officiels et plusieurs dizaines de fidèles un jour de semaine. En général il s’agit d’un anniversaire ou d’une fête locale, mais je n’ai rien trouvé. (TVSoyouz ne donne jamais aucune indication…)

Je n’ai pas trouvé non plus d’indication sur l’iconostase, manifestement récente, mais vraiment très belle.

Ubukraine

A la télévision d’Etat ukrainienne, Serhiy Kyslytsya, ancien vice-ministre des Affaires étrangères (2014-2020), aujourd’hui représentant permanent de l’Ukraine à l’ONU, explique comment il faut tromper les Américains pour qu’ils aident l’Ukraine :

Nous devons maintenant insister sur ce point que sans une Ukraine libre, sans la victoire de l’Ukraine dans cette guerre, l’Amérique ne pourra pas redevenir grande. Et cela touche les Américains, car les Américains, jeunes et vieux, sont vraiment fiers de leur pays, ils sont vraiment imprégnés de l’esprit patriotique, de l’école à l’université, et à l’âge adulte, ils veulent voir leur pays grand. Si l’Ukraine tombe, l’Amérique ne sera pas grande.

Et le même, dans la foulée, explique comment tromper les Norvégiens pour prendre leur argent :

J’ai eu une conversation avec des journalistes norvégiens. La Norvège est un pays riche, vous savez, vu de l’extérieur, il semble très peu glamour. Le pays est assis sur des milliers de milliards de dollars, mais vous ne verrez pas de Bentley, de Rolls-Royce ou de gratte-ciel là-bas. Tous ces gens sont modestes, mais ils sont assis sur des milliers de milliards de dollars. Et je leur dis : « Tous ces milliers de milliards de dollars ne ramèneront pas à la vie les soldats norvégiens si la Russie franchit la frontière russo-norvégienne. Il est donc dans l’intérêt de tous les contribuables norvégiens d’aider les Ukrainiens. »

Maintenant on dit « demandeurs d’asile »

Avant il s’agissait d’immigrés clandestins, et c’est toujours ce qu’ils sont. Puis on a imposé le mot « migrants », en soulignant qu’il y a toujours eu des « migrations », et qu’il faut accueillir les gens qui viennent d’ailleurs pour trouver une meilleure vie. Puis, à la suite de guerre civile en Syrie, puis de la guerre en Ukraine, on a imposé le mot de « réfugiés ». Bienvenue aux réfugiés… Il faut accueillir toutes ces personnes qui fuient la guerre, même quand elles ne fuient rien du tout. Et voici donc que l’AFP cherche à imposer l’expression « demandeurs d’asile », ce qui implique évidemment que par humanité on doit donner l’asile à tous ces pauvres gens.

Mais lorsqu’ils ont été repérés, ces clandestins n’avaient fait aucune demande d’asile… Ils ne l’ont d’ailleurs pas encore fait.

La dépêche parle d’« opération de sauvetage », de personnes « secourues ». On parle même de « rescapés »… C’est aussi faux que pour les opérations des bateaux des ONG immigrationnistes qui vont chercher les « demandeurs d’asile » près des côtes libyennes.

Cette opération a eu lieu sous l’égide de Frontex : l’agence de l’UE chargée de surveiller les frontières. Son travail est théoriquement d’arrêter les clandestins et de les renvoyer d’où ils viennent. Mais maintenant c’est de les faire entrer plus facilement et même d’aller les chercher, en leur octroyant préventivement le statut virtuel de « demandeurs d’asile »…

Retour sur Tchernivtsi

L’avocat international Robert Amsterdam qui défend gratuitement l’Eglise orthodoxe ukrainienne a compilé des images de l’attaque de la cathédrale du Saint-Esprit de Tchernivsti et les a publiées sur X.

« J’ai actuellement une information à vous communiquer depuis le front en Ukraine. Des chrétiens sont battus, torturés et pris en otage. Vous allez voir les violences commises à l’encontre de croyants chrétiens dont la seule faute est de croire en Jésus-Christ. Un groupe de jeunes gens, des radicaux, des extrémistes cagoulés, cachant leur visage, ont pris d’assaut la cathédrale et ont battu les prêtres et les fidèles de cette église. Nous avons un prêtre qui a trois côtes cassées et une commotion cérébrale à la suite des actions de membres des autorités ukrainiennes. Nous souhaitons attirer l’attention de la communauté internationale sur ces événements afin que le monde sache et comprenne ce qui se passe dans le pays. Cela ne peut pas continuer au XXIe siècle. C’est une honte pour le gouvernement ukrainien. C’est terrible que cela se passe ainsi, et chaque membre du gouvernement, à commencer par M. Zelenski, devrait avoir honte. »

A 1’53 on voit la fuite des voyous, comme des rats, entre deux cordons de policiers, s’engouffrant dans les fourgons de la police qui les protège et les assiste.

Dans un autre message, Robert Amsterdam publie des images de quatre caméras de vidéosurveillance et écrit :

« Voici à quoi ressemble la répression étatique contre le christianisme. À Tchernivtsi, des images montrent des voyous, menés par la police, un prêtre de l’Église orthodoxe d’Ukraine soutenue par le gouvernement et même une personne se faisant passer pour handicapée, s’emparant d’une église orthodoxe ukrainienne et frappant un paroissien. Regardez et jugez par vous-même. »

(Le prétexte était en effet de faire visiter la cathédrale à un handicapé…)

Leur Eglise

Cette horreur blasphématoire LGBT qui est une atroce parodie de l’icône des icônes d’André Roublev orne la couverture du dernier bulletin de la paroisse Saint-Joseph de Seattle, pour la « solennité de la Très Sainte Trinité ».

L’œuvre est de Kelly Latimore, « prêtre » épiscopalienne, spécialisée dans les fausses icônes.

Le logo de la paroisse lui-même est aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBT pour honorer le « mois des fiertés », et le « ministère LGBTQ+ de Saint-Joseph » invite tout le monde dimanche prochain à la messe LGBTQ+ suivie d’un pique-nique, et à la parade des fiers invertis de Seattle le dimanche suivant « pour célébrer la joie, la justice et l’appartenance ».