Détourner l’opéra russe

Au lieu d’interdire les opéras russes (puisqu’il y en a qui trouvent que ce n’est pas bien), on peut les détourner et les faire participer à la propagande russophobe. C’est ce qui se fait avec Boris Godounov à l’Opéra national d’Amsterdam.

Garantie de véracité : le metteur en scène est russe : Kirill Serebrennikov. Evidemment fanatiquement anti-Poutine.

Il centre l’œuvre non sur le rôle titre (Boris Godounov Poutine) mais sur « le peuple » (opprimé par Poutine) :

Le décor conçu par le metteur en scène lui-même exprime cette prédominance de façon impressionnante : vue en coupe d’un immeuble en béton typique de l’ère soviétique, dont chacun des dix-huit carrés abrite, à l’ombre de téléviseurs allumés sur la même chaîne diffusant la propagande du pouvoir, la vie d’une famille, comme autant de reflets, souvent tragiques, de la Russie d’aujourd’hui.

Le pire est que l’ahuri qui a pondu l’article (dans Diapason, le seul magazine de musique classique qui reste) doit vraiment croire ce qu’il écrit : les Russes d’aujourd’hui vivent dans des cubes de béton soviétiques, regardent tous la même chaîne de télévision et ont une vie souvent tragique…

Toutefois la réussite n’est pas totale. A cause notamment du « Boris Godounov en costume bleu et cravate rouge, évoquant davantage Donald Trump que Vladimir Poutine ». Et le faux Dimitri « n’est plus qu’un livreur de repas à domicile » dans l’acte polonais qui est un « fantasme télévisuel américain ».

Pour qu’on comprenne bien qu’il s’agit d’une dénonciation de la Russie soviétique de Poutine, on a ajouté des textes parlés, au début et entre les actes : des propos de dissidents lors des procès de l’ère communiste…

Ukraine LGBT

La « gay-parade » comme ils disent a eu lieu ce matin à Kiev. On voit qu’il y avait deux grands drapeaux de l’UE en tête. Car le culte LGBT est en effet en tête des « valeurs de l’Europe ». Il est amusant de voir aussi que le drapeau ukrainien qui orne la banderole, à droite, est inverti. Euh, je veux dire : à l’envers.

La persécution dans le Michigan

L’archevêque de Detroit, Mgr Weisenburger, interdit la messe traditionnelle à partir du 1er juillet dans la dizaine de paroisses où elle était célébrée. Comme de nombreux autres, il se conforme strictement à Traditionis Custodes et met fin aux dérogations qui avaient été accordées de manière provisoire.

La messe traditionnelle ne pourra plus être célébrée que dans une église de Détroit et dans trois chapelles situées au sud, au nord-ouest et au nord-est du diocèse. Le seul véritable sanctuaire sera l’église Saint-Joseph de Detroit tant que l’évêque y tolèrera l’Institut du Christ Roi…

Pour faire bonne mesure, l’archevêque interdit aussi que la messe moderne soit célébrée ad orientem, et il ordonne que les églises qui n’ont pas encore un autel indépendant en aient un dans les « 180 jours » (sic).

Donald Trump prône la liberté religieuse, mais pas l’archevêque de Detroit.

Donald Trump célèbre la Pentecôte

C’est passé inaperçu, même LifeSiteNews ne l’a signalé qu’hier, et j’avoue que je n’avais pas eu l’idée d’y aller voir. Mais Donald Trump a publié le jour de la Pentecôte un message présidentiel, dont voici une traduction.

Aujourd’hui, je m’unis dans la prière aux chrétiens qui célèbrent avec joie la descente du Saint-Esprit à la Pentecôte, l’un des événements les plus sacrés de la foi chrétienne. Nous commémorons l’accomplissement de la mission terrestre de Jésus-Christ et la naissance de son Église sainte et vivante.

À la Pentecôte, 50 jours après la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts le dimanche de Pâques, le Saint-Esprit est descendu sur ses apôtres sous la forme d’un vent puissant, leur donnant le pouvoir de parler en langues et de proclamer la bonne nouvelle de l’Évangile aux pays et aux peuples proches et lointains. « Repentez-vous et soyez baptisés, chacun de vous, au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit », a déclaré avec audace l’apôtre Pierre.

Fortifiés par le courage, la clarté et la grâce de Dieu Tout-Puissant, les apôtres ont continué, dans les années qui ont suivi, à braver d’énormes dangers pour amener les cœurs, les esprits et les âmes à la foi chrétienne, marquant ainsi le début de l’Église, contre laquelle même les forces des ténèbres ne prévaudront pas. Plus de 2.000 ans plus tard, le Saint-Esprit continue de descendre sur tous ceux qui proclament le nom du Christ, leur permettant ainsi de répandre l’Évangile.

Alors que nous célébrons cette glorieuse fête, nous rendons également hommage à tous les chrétiens qui, comme les apôtres, ont volontairement enduré la persécution à cause de leur foi. Mon administration défendra toujours le droit de chaque Américain à adorer Dieu librement et sans crainte. C’est pourquoi j’ai créé le Bureau de la foi de la Maison Blanche et institué avec fierté la Commission de la liberté religieuse de la Maison Blanche afin de protéger et de promouvoir le principe fondateur de la liberté religieuse en Amérique.  Sous ma direction, nous protégeons Dieu dans la sphère publique et encourageons tous les croyants à vivre leur foi librement, ouvertement et sans crainte de persécution.

Alors que nous célébrons le miracle de la Pentecôte et la naissance de l’Église du Christ, nous prions pour que le Saint-Esprit comble notre nation et son peuple d’une grâce abondante, nous apportant la paix, la protection et la présence de Dieu.

Que Dieu vous bénisse et continue de bénir les États-Unis d’Amérique.  Bonne Pentecôte !

Samedi des quatre temps de Pentecôte

Pour la dernière fois à la messe on chante la séquence Veni sancte Spiritus. Et cette fois sans l’Alléluia, parce qu’elle suit un trait. La voici magnifiquement chantée par les moines de Montserrat en 1959 (avec l’alléluia parce que c’est la messe de la Pentecôte)

Veni Sancte Spiritus
Et emitte cælitus
Lucis tuæ radium.

Viens, Saint Esprit, et envoie du ciel un rayon de ta lumière

Veni, pater pauperum,
Veni, dator munerum,
Veni, lumen cordium.

Viens, père des pauvres, viens, donneur de bienfaits, viens, lumière des cœurs.

Consolator optime,
Dulcis hospes animæ,
Dulce refrigerium.

Consolateur excellent, doux hôte de l’âme, douce fraîcheur.

In labore requies,
In æstu temperies,
In fletu solatium.

Dans le labeur le repos, dans la chaleur l’air tempéré, dans les pleurs la consolation.

O lux beatissima,
Reple cordis intima
Tuorum fidelium.

O lumière bienheureuse, remplis l’intime du cœur de tes fidèles.

Sine tuo numine
Nihil est in homine,
Nihil est innoxium.

Sans ta présence il n’y a rien dans l’homme, rien qui soit innocent.

Lava quod est sordidum,
Riga quod est aridum,
Sana quod est saucium.

Lave ce qui est sale, irrigue ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Flecte quod est rigidum,
Fove quod est frigidum,
Rege quod est devium.

Rends flexible ce qui est rigide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

Da tuis fidelibus
In te confidentibus
Sacrum septenarium.

Donne à tes fidèles, à ceux qui mettent leur confiance en toi, le septénaire sacré (les sept dons du Saint-Esprit).

Da virtutis meritum,
Da salutis exitum,
Da perenne gaudium. Amen

Donne le mérite de la vertu, donne l’issue du salut, donne la joie pérenne. Amen.