La persécution en Estonie

Le Parlement estonien a adopté en deuxième lecture, par 67 voix et une abstention (sur 101 sièges), la version révisée de la loi interdisant l’Eglise orthodoxe russe (qui s’appelle aujourd’hui Église orthodoxe chrétienne d’Estonie) dans le pays. Le 24 avril, le président avait refusé de promulguer la loi. Elle a donc été modifiée. Le texte disait que les organisations religieuses ne peuvent être affiliées à des entités spirituelles ou dirigeantes étrangères qui menacent la sécurité nationale de l’Estonie ou l’ordre constitutionnel. Désormais il est précisé que « menace » veut dire : « soutien ou financement d’activités dirigées contre l’indépendance, l’intégrité territoriale ou l’ordre constitutionnel de l’Estonie », ainsi que les « appels à la guerre, au terrorisme ou aux actions violentes ».

Ce qui ne change rien, puisque c’est de cela que l’Eglise orthodoxe russe est précisément accusée…

Parmi les autres modifications, la prolongation de deux à six mois de la période de transition…

Le texte doit passer en troisième lecture avant de se retrouver sur le bureau du président.

L’important c’est les migrants

Michael Pham est l’un des trois évêques auxiliaires du diocèse de San Diego, en Californie. Nommé évêque du diocèse par Léon XIV, il sera installé le 17 juillet. Mais en attendant il s’occupe de ce qui est le plus important : il demande aux prêtres et aux fidèles de se rendre au tribunal fédéral, le 20 juin, « Journée mondiale des réfugiés », pour manifester leur solidarité avec les migrants clandestins qui se verront notifier leurs avis d’expulsion, conformément à la politique de Donald Trump. Il demande aussi que les messes de ce jour-là soient dites à cette intention. (Je suppose que François a dû ajouter au missel une missa pro clandestinis…)

Michael Pham joue sur la confusion entre réfugiés et migrants clandestins. Et il argue de son propre parcours de réel réfugié vietnamien pour défendre les clandestins, qu’il assimile aux réfugiés, sans faire la moindre allusion aux autres délits commis. Comme un militant LFI…

Ce qu’on enseigne au Mont Sainte-Marie

Une vidéo par caméra cachée prise lors d’une conférence à l’université (dominicaine) du Mont Sainte Marie (New York) fait entendre un professeur expliquant aux étudiants en infirmerie psychiatrique pourquoi il faut donner des bloqueurs de puberté aux enfants qui veulent changer de genre, et cela dès 9 ans. Il semble que l’enseignement soit fait à distance. On ne voit pas le professeur. On voit seulement un crucifix sur le mur…

L’enseignant est Steph Williams, militante LGBT qui se dit à la fois homme et femme (ses pronoms sont « he/him she/her »), directeur principal du réseau de centres de santé LGBTQIA+ Sun River et professeur à l’université (jésuite) de Saint-Louis. Elle explique que lorsqu’un « garçon trans » (à savoir une fille qui prétend être un garçon) a ses règles pour la première fois, « cela peut être « incroyablement éprouvant pour ce garçon » qui voit tout à coup son corps contredire son genre, et cela peut « finir par entraver son développement psychologique », entraîner des problèmes de santé mentale, l’alcoolisme, la toxicomanie, la dépression, le suicide…

Or il y a un moyen simple d’éviter cela : utiliser des bloqueurs de puberté. Et, souligne Steph Williams, « vous n’avez pas besoin d’être des experts en transgenrisme ». « Tout ce que vous avez à faire, c’est de suivre les demandes du client. Suivez les indications du patient. Souvent, les personnes transgenres qui entrent dans votre cabinet en savent plus que vous. Et c’est une bonne chose. C’est un atout. »

Et d’ajouter que si l’enfant change d’avis il suffit de ne plus lui donner de bloqueurs. Sans un mot sur les effets à long terme de ces substances, dont une possible stérilité.

Vendredi des quatre temps de Pentecôte

La guérison de ce paralytique n’est ni inutile, ni d’une portée restreinte, puisque nous y voyons que le Seigneur commença par prier, non certes qu’il eût besoin de quelque suffrage, mais afin de nous donner l’exemple. Il a proposé un modèle à notre imitation, ce n’est pas l’ostentation dans la prière qu’il a recherchée. Alors que beaucoup de docteurs de la loi étaient rassemblés de toute la Galilée, de la Judée et de Jérusalem, parmi les guérisons d’autres malades, l’Évangile nous raconte celle de ce paralytique. Et d’abord, comme nous l’avons dit plus haut, tout malade doit employer des intercesseurs pour demander son salut, afin que, grâce à eux, le relâchement de notre vie et la marche chancelante de nos actions soient réformés par le remède de la parole céleste. Qu’il y ait donc quelques personnes, qui, avertissant l’esprit de l’homme, élèvent son âme vers les choses supérieures, bien qu’elle soit engourdie par la faiblesse de son enveloppe corporelle. Que l’homme, se prêtant alors à s’élever par leur secours et à s’humilier, soit placé devant Jésus, digne d’être aperçu par le divin regard. Le Seigneur en effet regarde l’humilité, car « il a regardé l’humilité de sa servante ».

Le Fils de Dieu, dès qu’il vit leur foi, dit : « Homme, tes péchés te sont remis. » Qu’il est grand le Seigneur qui pardonne ainsi aux uns leurs péchés, par égard pour les mérites des autres ; et qui, donnant son approbation à ceux-ci, absout ceux-là de leurs égarements ! Pourquoi donc, Ô homme, la prière de ton égal n’a-t-elle pas d’influence sur toi lorsqu’auprès de Dieu un esclave possède le mérite qu’il faut pour intercéder, et le droit d’obtenir ?

Toi qui juges, apprends à pardonner ; toi qui es malade, apprends à obtenir. Si tu te défies du pardon de tes fautes graves, fais paraître des intercesseurs, fais paraître l’Église pour qu’elle prie pour toi, et afin qu’en considération d’elle, le Seigneur te pardonne ce qu’il pourrait refuser à toi-même.

Et bien que nous ne devions pas laisser de croire à la vérité de cette histoire (car nous croyons que le corps de ce paralytique a été réellement guéri), il nous faut reconnaître aussi en lui la guérison de l’homme intérieur, auquel les péchés sont remis. Lorsque les Juifs affirment que Dieu seul peut remettre les péchés, ils confessent assurément par-là que Jésus est Dieu, et ils proclament eux-mêmes, par leur propre jugement, leur infidélité ; ils affirment l’œuvre divine, pour nier la divinité de la personne.

Saint Ambroise, commentaire de saint Luc, 5, leçons des matines.

Droits de l’homme woke

La Cour européenne des droits de l’homme se déshonore une fois de plus, en donnant raison à un Tchèque qui, se prétendant non binaire, veut être reconnu sur sa carte d’identité comme « neutre », ou au moins comme « femme »…

Le gouvernement tchèque refusait sous prétexte que l’homme est toujours un homme et qu’il ne veut pas subir d’intervention chirurgicale de peur de… devenir stérile.

Ubu règne aussi sur la CEDH.