Saint Boniface

Le grand apôtre et l’organisateur de l’Allemagne, originaire d’Angleterre, fut d’abord un moine bénédictin. Sa première tentative de mission (716) resta sans succès. Avant son second voyage de mission, il se rendit à Rome (718) ; il y reçut du pape un bref de mission ; il convertit alors, dans un travail de trois ans, sous la direction de l’évêque Willibrord, le pays des Frisons. Le 3 novembre 722, il fut consacré évêque par le pape Grégoire II. En 724, il reprit son œuvre missionnaire avec un zèle renouvelé ; il se tourna vers le peuple des Hessois. Sur une hauteur, près du village de Geismar, il abattit l’antique chêne du tonnerre que le peuple considérait comme un sanctuaire national et pour lequel il avait une grande vénération. Avec le bois du chêne abattu, il bâtit une chapelle dédiée à saint Pierre. Cet acte hardi scella la victoire du christianisme dans cette région. Il rencontra de grandes difficultés de la part du clergé local et des prêtres vivant à la cour. Calme et modeste, il continua de travailler seul, et confiant en Dieu seul, qu’il implorait dans des prières incessantes et qu’il faisait implorer par les religieux et les religieuses d’Angleterre. Sa confiance ne fut pas déçue. Le nombre des conversions s’accrut d’une manière étonnante. En 731, Grégoire III lui envoya le pallium, qui est le signe de la dignité archiépiscopale. Boniface couronna alors son œuvre par l’organisation de l’Allemagne. Il établit de dignes évêques, délimita les diocèses, prit soin de la vie religieuse du clergé et du peuple. Il tint, entre 742 et 747, de grands synodes nationaux. En 744, il fonda le monastère de Fulda qui devint le centre religieux de l’Allemagne moyenne. En 745, il choisit Mayence comme siège archiépiscopal, A ce siège furent soumis 13 diocèses. Ce fut l’achèvement de l’organisation ecclésiastique de l’Allemagne. Saint Boniface acheva sa vie si active, comme il l’avait commencée, dans l’œuvre missionnaire. Ayant appris, en 754, qu’une partie des Frisons avait apostasié, il fit ses adieux à son clergé ; dans le pressentiment de sa mort, il emporta son suaire. A 74 ans, il entreprit avec une ardeur juvénile l’œuvre de la restauration. Il ne devait pas l’achever. Près de la localité d’Ockum, au moment où il voulait administrer la Confirmation à des nouveaux baptisés, il fut surpris par une bande de païens sauvages et tué.

Dom Pius Parsch

Saint Boniface abat le chêne de Thor à Geismar (Hesse), lithographie (vers 1900) d’après une fresque de Heinrich Maria von Hess (1834-44).

339

Maria Lvova-Belova, commissaire présidentielle russe aux droits de l’enfant, confirme avoir reçu la liste des enfants que l’Ukraine souhaite voir rapatrier, transmise lors de la dernière réunion en Turquie. Elle a ajouté que son département travaillerait en coordination avec le ministère de l’Intérieur pour rapatrier les enfants. « Je ne divulguerai aucun détail pour l’instant, mais je peux dire que notre mode de travail restera inchangé. Tout d’abord, nous constatons qu’il n’y a pas 20.000 à 25.000 enfants, la liste ne compte que 339 enfants, et nous allons nous occuper de chacun d’entre eux de manière approfondie. Il s’agit de considérations purement humanitaires, nous ne faisons en aucun cas de ce sujet un spectacle, nous agissons dans l’intérêt d’un enfant en particulier. » Maria Lvova-Belova rappelle que selon les instructions de Vladimir Poutine, dès qu’on trouve un parent ou un tuteur légal qui détient les droits légaux sur un enfant, le commissariat aux droits des enfants intervient et apporte son aide.

La CPI a lancé un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova pour « transfert illégal » de milliers d’enfants, plus de 20.000 selon les Ukrainiens. Mais quand il faut donner une liste on n’en trouve que 339, soit beaucoup moins que le nombre d’enfants ukrainiens disparus en Europe, dont Kiev se désintéresse totalement.

Et l’on attend toujours la liste nominative des victimes de Boutcha… Trois ans après, le gouvernement ukrainien n’a encore donné aucun nom.

Les deux Europes

Ursule au nouveau président polonais :

Félicitations à Karol Nawrocki. Je suis convaincu que l’UE poursuivra sa très bonne coopération avec la Pologne. Nous sommes tous plus forts ensemble dans notre communauté de paix, de démocratie et de valeurs. Travaillons donc à garantir la sécurité et la prospérité de notre maison commune.

Réponse de Karol Nawrocki :

Merci, présidente von der Leyen. J’apprécie votre message et je compte également sur une bonne coopération pour le succès de notre Union – une communauté d’États indépendants et souverains. Notre héritage européen doit toujours reposer sur la confiance mutuelle, le respect de la souveraineté nationale et les valeurs chrétiennes.

Intéressante première

Le ministre américain de la Défense ne participe pas à la réunion mensuelle du « groupe de contact sur la défense de l’Ukraine », réuni au siège de l’OTAN à Bruxelles. Il y a là une cinquantaine de ministres, mais celui des Etats-Unis n’y est pas, pour la première fois.

La non-participation américaine a été annoncée officiellement par le Pentagone, sans donner de véritable raison.

En revanche le Royaume-Uni est plus que jamais présent. Alors que son Premier ministre vient de dire que le pays se prépare à la guerre contre la Russie (sic), son ministre de la Défense a annoncé que la production britannique de drones pour l’Ukraine allait passer de 10.000 en 2024 à 100.000 en 2025…