Attentat contre le Chêne de Mambré

Des inconnus ont mis le feu au jardin de la représentation de la Mission russe de Hébron, en jetant des braises par-dessus la clôture. Le feu s’est rapidement propagé dans le jardin, mais une intervention immédiate a permis qu’il n’atteigne pas le chêne de la vision d’Abraham :

« Le feu a presque atteint le Chêne, mais grâce à la réaction rapide des habitants de la représentation, il a été possible de l’arrêter avec les moyens disponibles et d’appeler les pompiers, qui sont rapidement arrivés sur les lieux », indique le rapport de la Mission.

L’Eglise LGBT

Les fêtes de saint Louis de Gonzague, à Rovereto sulla Secchia, dans le diocèse de Carpi, se dérouleront le 31 août. Au programme notamment la grand-messe présidée par l’évêque, Mgr Erio Castellucci, et un spectacle de drag queens…

Suite à la polémique née du fait de la révélation de la chose par le blog Messa in latino (soulignant que saint Louis de Gonzague est « protecteur de la chasteté »), le diocèse a retiré de son site internet l’annonce du spectacle. Mais elle se trouve toujours sur Instagram.

Interrogé sur la question depuis lors, le diocèse prétend qu’il n’était pas au courant de ce spectacle… qu’il annonçait sur son site…

Le diocèse de Carpi et son évêque, qui est aussi archevêque de Modène et vice-président de la conférence épiscopale italienne, avaient déjà fait scandale en mars dernier avec une exposition de peintures blasphématoires dans une église, la pire peinture trônant devant l’autel. L’affaire avait été portée devant la justice. Je signalais alors qu’un juge avait rejeté la demande de non-lieu formulée par le ministère public, car il entendait bien qu’il y ait un procès pour délit d’offense à une confession religieuse, visant l’artiste, les commissaires de l’exposition, et l’archevêque lui-même… Mais la justice a considéré que les œuvres étaient « trop ambiguës » pour décider s’il y avait offense à la religion…

Le Cœur immaculé de Marie

Le fardeau et le joug que le Seigneur imposa à saint Jean, en lui confiant le soin de la Vierge Mère, furent vraiment un joug suave et un fardeau léger. Qui donc ne partagerait très volontiers la demeure de cette Mère, qui porta neuf mois dans son sein le Verbe incarné et vécut avec lui, très doucement et dévotement, pendant trente années ? Qui ne porterait envie au disciple bien-aimé du Seigneur qui, en l’absence du Fils de Dieu, obtint la présence de la Mère de Dieu ? Mais, si je ne m’abuse, nous pouvons, nous aussi, obtenir par nos prières de la bonté du Verbe, incarné à cause de nous et crucifié à cause de son grand amour pour nous, qu’il nous dise à nous aussi : « Voici ta Mère. » Et qu’il dise de nous à sa Mère : « Voici ton fils. »

Le doux Seigneur n’est pas avare de ses dons, pourvu que « nous approchions du trône de sa grâce avec » foi et « confiance », avec un cœur non pas hypocrite, mais véritable et sincère. Celui qui a voulu nous faire cohéritiers du royaume de son Père ne dédaignera certes pas de nous avoir pour cohéritiers de l’amour de sa Mère. Quant à cette Vierge très bonne, elle ne sera pas accablée par la multitude de ses enfants, car elle a un cœur immense, et elle désire vivement éviter la perte d’aucun de ceux que son Fils a rachetés par un sang si précieux et une mort d’un si grand prix. « Approchons donc avec confiance du trône de la grâce » du Christ ; humblement et avec larmes, demandons-lui qu’il dise à sa Mère, de chacun de nous : « Voici ton fils. » Et qu’il dise de sa Mère, à chacun de nous : « Voici ta Mère. »

Quel bonheur ce sera pour nous de vivre sous l’égide d’une pareille Mère ! Qui osera nous arracher de son sein ? Quelle tentation pourra nous vaincre, si nous mettons notre confiance dans le patronage de la Mère de Dieu, qui est aussi la nôtre ? Et nous ne serons pas les premiers à avoir reçu un tel bienfait. Beaucoup nous ont précédés ; oui, beaucoup ont accédé à ce patronage unique et tout maternel de cette Vierge, et aucun n’en est revenu déçu ou triste : tous, soutenus par le patronage d’une telle Mère, tout joyeux et contents. Car c’est d’elle qu’il est écrit : « Elle broiera ta tête ». Ils ont donc confiance, grâce à elle, qu’eux aussi marcheront hardiment « sur l’aspic et le basilic, fouleront aux pieds le lion et le dragon ». Car il semble impossible qu’il se perde, celui dont le Christ a dit à la Vierge : « Voici ton fils », pourvu que lui-même ne fasse pas la sourde oreille à ce que le Christ lui dit : « Voici ta mère. »

Saint Robert Bellarmin, Des sept paroles du Christ sur la Croix, chap. 12, leçons des matines, troisième nocturne.

Sainte Jeanne de Chantal

Extrait de ses Exhortations sur la Règle de saint Augustin

SUR LE SIXIÈME CHAPITRE DE LA RÈGLE.

Quand vous priez Dieu par psalmes et cantiques, que ce que vous prononcez de voix soit pareillement en votre cœur, etc.

Je ne pense pas que quand saint Augustin dit, en cette règle, que ce que vous prononcez de voix soit pareillement en votre cœur, il n’entend pas que nous entendions le latin, car plusieurs ne le pourraient pas ; il suffit que, quand nous allons au chœur, nous y allions avec ce désir de louer Dieu, le bénir et lui rendre grâces ; car tous les psalmes, hymnes et cantiques que nous disons, sont tous dressés, ou pour louer Dieu de ses grandeurs, ou pour le bénir de sa douceur, ou pour lui rendre grâces de ses bienfaits. Que les Sœurs qui entendent l’Office n’enfouissent pas ce talent, car il faudra qu’elles en rendent compte, au jour du jugement, à Celui qui ne nous donne rien pour néant ; que celles qui ne l’entendent pas s’occupent fidèlement comme le Coutumier marque. Il n’y a rien sur cet article, sinon que c’est la plus digne fonction de la religion que la célébration des Offices divins, et c’était l’un des désirs de notre Bienheureux Père que nous fissions les Offices sacrés avec grand respect, dévotion et attention.

Et, de vrai, il faut que je dise que l’autre jour j’eus de la douleur, en entendant les Sœurs de notre chœur dire empressément le Gloria tibi, Domine, à Matines ; on eût quasi jugé que c’était quelque couplet de chanson. Eh mon Dieu ! mes Sœurs ! étiez-vous bien en la présence de Dieu, et pesiez-vous bien ce que vous disiez ? Le verset n’est pas malaisé à entendre : Gloria tibi, Domine, Gloire soit à vous, Seigneur, qui êtes né de la Vierge, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit, en l’éternité des siècles ; cela devrait être dit avec un amour et une attention nonpareils. Nous sommes là, à parler à cette éternelle bonté, à cette infinie douceur et clémence, à ce Dieu tout-puissant qui nous a choisies pour chanter ses louanges, et nous ne nous tenons pas en attention de le bien faire ; certes, nous méritons pénitence. Au reste, je me plains grandement de nos Sœurs les surveillantes, qui n’avertissent pas de tout plein de petites fautes qui se commettent au chœur, tant aux cérémonies qu’aux autres choses. Mes chères Sœurs, quand il s’agit du culte divin, il faut être rigoureusement consciencieuses, pour bien faire tout ce qui en dépend ; j’espère que nous nous redresserons, autrement je vous assure que je donnerai des pénitences.