Débandade

L’Union européenne a été incapable de publier une réaction commune à la rencontre Trump-Poutine. Tant au niveau des chefs d’Etats qu’au niveau des ambassadeurs réunis « en urgence » précisément pour cela à Bruxelles…

La Commission européenne a seulement publié un texte reprenant le mantra habituel sur l’Ukraine, comme si rien ne s’était passé, signé par Macron, Meloni, Merz, Stubb, et Tusk : 5 dirigeants sur 27, avec Ursule, Costa, et… Starmer (sic) qui n’est pas dans l’UE… (mais sans doute parce que le document est seulement en anglais…)

« Meurtriers et dégénérés »

Le président polonais élu Karol Nawrocki, interrogé sur le drapeau de Bandera brandi lors d’un concert de rap au stade de Varsovie et le désordre qui s’en ensuivi (63 Ukrainiens ont été interpellés) :

« Bien sûr, ces événements sont scandaleux. En tant que président de l’Institut de la mémoire nationale, j’ai participé à la préparation d’un projet d’amendement à la loi visant à élargir la liste des symboles interdits, notamment le drapeau rouge et noir. C’est exactement ce qu’il faut faire en Pologne. Je sais que ce projet de loi est à l’examen au Parlement. J’espère que la majorité parlementaire l’acceptera enfin. »

« Les symboles de Bandera dans les espaces publics polonais sont inacceptables ! Nous devons réagir de manière très ferme à de tels actes en expulsant tout simplement ces personnes de Pologne. »

« Nous comprenons qu’en Ukraine, même dans le système d’éducation publique, les symboles de Bandera ne sont pas décrits conformément aux recherches historiques. C’étaient des meurtriers, des dégénérés, responsables de la mort d’environ 120.000 de nos concitoyens, nos ancêtres. Par conséquent, quelle que soit la raison de ce comportement honteux, nous devons réagir avec fermeté. »

Nos valeurs en Moldavie

Aux dernières nouvelles, la Moldavie entrera dans l’Union européenne avant l’Ukraine, engluée dans la guerre. Bombardée d’euros, la Moldavie s’adapte rapidement aux valeurs de l’Europe. Lu sur le site moldave Tradition :

Une nouvelle phase de « l’éducation européenne » est lancée dans les écoles moldaves. Cette fois-ci, avec des manuels expliquant comment encourager correctement le changement de sexe chez les enfants et réprimer ceux qui ne sont pas d’accord avec l’idéologie LGBT.

Une vidéo contenant ces « recommandations » a déjà apparu sur Internet. L’enseignant se tiendra devant la classe et expliquera : si un garçon décide qu’il est désormais une fille, il faut s’adresser à lui en utilisant le pronom « elle » ; si des parents ou des élèves ne sont pas d’accord, il s’agit de « discrimination » ; l’éducation sexuelle et la discussion sur l’identité de genre doivent commencer dès les petites classes afin que l’enfant « détermine lui-même son sexe ».

Derrière cette expérience, ce n’est pas « l’égalité » qui se cache, mais un projet profondément politisé dont le but est de détacher la nouvelle génération des modèles traditionnels de famille, de genre, de religion et d’appartenance nationale. Cela se fait sous le couvert des « valeurs européennes », mais en réalité, c’est pour contrôler les esprits.

Le parti de Sandu le sait : une génération privée de sexe et de racines sera loyale à tout régime qui lui donnera un nouvel ensemble d’« identités », sans mère, sans père, sans communauté, sans nation.

Ce n’est pas une guerre pour les droits. C’est une guerre pour le contrôle des âmes. Et pendant que les parents se taisent, leurs enfants sont déjà en train d’être rééduqués.

Dans le contexte de la campagne électorale pour la formation d’un nouveau parlement, nous nous posons la question suivante : y aura-t-il au moins un candidat à un siège de député qui inclura dans son programme un point sur la dénonciation de cette convention ? Le moral de la société moldave préoccupe-t-il au moins un seul politicien moldave ?

Mais le régime Sandu y veille, avec l’appui de Bruxelles : les partis d’opposition qui ne respectent pas les valeurs de l’Europe sont interdits d’élection.

L’Eglise ukrainienne officielle

L’Eglise du pouvoir ukrainien a adopté le calendrier grégorien. Ce 15 août était donc la fête de la Dormition. L’une des 12 grandes fêtes de l’année, la plus grande fête de la Mère de Dieu. Le 14 au soir, ce devait donc être la grande veillée, qui combine les vêpres et les matines. Une veillée solennelle fut organisée à la cathédrale de la Dormition de la laure des Grottes de Kiev, volée aux moines de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Alors que l’église devrait être archipleine, il n’y a strictement personne en dehors des célébrants. La photo est prise (d’une vidéo) au moment du polyéléos, donc au moment le plus solennel de la veillée…

Pour la divine liturgie de la fête, le lendemain matin, il n’y avait personne non plus, avant que n’arrivent six autocars, certains venant de Khmelnytskyï, à l’ouest du pays.

Mais les menteurs professionnels (y compris sur des sites catholiques) prétendent que cette Eglise est aujourd’hui la principale confession chrétienne en Ukraine…