
Ce tableau représentant saint Nicolas de Tolentino et des scènes de sa vie se trouve au monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse. Le deuxième médaillon à gauche en partant de bas évoque l’origine des « petits pains de saint Nicolas ».

Nicolas, en habit de religieux, est étendu sur un grabat. Ses yeux contemplent Marie qui lui apparaît au milieu d’une nuée. La Vierge, vêtue d’une robe rouge et d’un manteau bleu, tend la main droite et lui ordonne d’aller chercher un peu du pain qu’une voisine a fait cuire, de le tremper dans de l’eau et d’en manger. Le malade exécute l’ordre et se trouve complètement guéri. Des malades, informés de cette grâce, demandent de ce pain et sont pareillement guéris. Les demandes se multiplient et Nicolas bénit plusieurs pains qui ont la même vertu. Après sa mort, le prieur du couvent de Tolentino perpétue la bénédiction des pains de saint Nicolas.

Ce bocal avec une étiquette de la « Faculté de médecine de Lyon », conservé au musée d’histoire de la médecine et de la pharmacie de Lyon, contient des petits pains qui correspondent à la description relevée dans le Courrier de l’Ain de juillet 1966 : « Les petits pains, de forme ronde, d’un diamètre d’environ trois centimètres sur deux centimètres d’épaisseur, étaient fabriqués avec de la farine de pur froment, pétrie en pâte ferme, sans sel ni levain. Une forte cuisson leur donnait une siccité parfaite qui permettait de les conserver d’une année à l’autre. Pour les manger, on les trempait dans l’eau. »
Source : Chroniques de Bresse.
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