Lors d’une table ronde avec des ambassadeurs sur la question ukrainienne, Sergueï Lavrov est revenu sur l’affaire de Boutcha :
« Le fait que l’ONU protège à tous égards le régime de Kiev a été confirmé à plusieurs reprises, notamment en ce qui concerne la situation qui s’est produite en avril 2022 à Boutcha. Et une chose est claire : le Secrétariat ne veut en aucun cas dénoncer ceux qui orchestrent des falsifications sanglantes. »
Lavrov a indiqué que le gouvernement russe a reçu en juillet dernier seulement la réponse à ses demandes répétées d’informations sur l’avancement de l’enquête :
« La réponse contient des informations très intéressantes. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, après avoir analysé notre demande, a conclu que les informations pertinentes ne pouvaient être divulguées car cela violerait les obligations de confidentialité envers des tiers et pourrait compromettre la sécurité des Nations unies. Si vous avez réussi à comprendre le sens de cette réponse, je vous envie. »
Toutefois on comprend au moins deux choses « très intéressantes » : si l’enquête concluait que les Russes sont responsables de la tuerie, le Haut-Commissariat ne se gênerait pas pour le dire ; si « des tiers » sont impliqués et qu’il faut protéger, il ne peut s’agir que des Britanniques, dont on sait depuis le début qu’ils sont ceux qui ont orchestré la « falsification sanglante » et ont choisi le village de Boutcha parce que son nom se prononce à peu près comme « boucher » en anglais.
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