Vendredi des Quatre Temps de septembre

Elle vint avec un vase d’albâtre, répandit le parfum, se tint en arrière aux pieds du Seigneur, inonda ses pieds de ses larmes, les essuya avec ses cheveux, et elle ne cessa de baiser ces mêmes pieds qu’elle inondait et essuyait. C’est donc nous que cette femme représente, si, après nos péchés, nous retournons au Seigneur de tout cœur, si nous imitons les pleurs de sa pénitence. Que veut en effet dire ce parfum, si ce n’est la bonne odeur de notre réputation ? C’est pourquoi saint Paul dit : « Nous sommes en tout lieu pour Dieu la bonne odeur du Christ. » Si donc nous faisons des œuvres bonnes, qui répandent dans l’Église l’odeur d’une bonne réputation, que faisons-nous en ce qui concerne le corps du Seigneur, sinon de l’inonder de parfum ?

Mais la femme se tint aux pieds de Jésus : nous nous mettons devant les pieds du Seigneur quand nous nous opposons à ses voies par nos péchés ; mais si nous nous convertissons après nos fautes et embrassons une pénitence sincère, alors nous nous tenons en arrière, à ses pieds, car nous voulons suivre ses pas au lieu de les arrêter. La femme arrose ses pieds de ses larmes : ce que nous faisons aussi vraiment si, par un sentiment de compassion, nous nous inclinons vers le moindre des membres du Seigneur, si nous prenons part à la souffrance de ses saints dans la tribulation ; si, leur tristesse, nous la considérons comme notre tristesse.

Nous essuyons donc de nos cheveux les pieds du Seigneur, lorsque nous montrons notre pitié pour ses saints, auxquels nous compatissons par charité, même au moyen de notre superflu : de telle façon que notre esprit souffre dans sa compassion, au point qu’une main généreuse montre le sentiment vif de la douleur. Celui-là en effet mouille de ses larmes les pieds du Rédempteur, mais ne les essuie pas de ses cheveux, qui compatit, il est vrai, à la douleur de son prochain, mais ne lui vient pas en aide de son superflu. Il pleure, mais il n’essuie pas, celui qui lui présente les paroles de la douleur, mais qui, ne lui présentant pas ce qui lui manque, n’enlève pas du tout la force de la douleur.

La femme baise les pieds qu’elle essuie ; ce que nous aussi nous faisons véritablement, si nous aimons ardemment ceux que nous soutenons de notre libéralité, de façon que le besoin du prochain ne nous soit pas à charge ; que son indigence, que nous soulageons, ne nous soit pas un fardeau et que, alors que la main présente le nécessaire, notre esprit ne soit pas engourdi loin de l’affection.

Saint Grégoire le Grand, homélie 33 sur les évangiles, leçon des matines.

« C est lystoire. Coment sainte Marie Magdalene lava deses lermes les pies a notre seigneur Ihesu Crist, & les essua de ses cheveus. Ensi que saint Luc le dist enson evangile, u septime capitle. » Bible moralisée de Naples, commandée par Robert d’Anjou, roi de Naples et comte de Provence de 1309 à 1343. (En fait saint Luc ne parle pas de Marie-Madeleine, mais c’est l’opinion de la tradition occidentale depuis saint Augustin et surtout saint Grégoire le Grand, notamment dans cette homélie. Mais curieusement, alors qu’il y a insisté dans la première partie, ensuite il dit seulement « la femme », comme l’évangile.)

Une conséquence inattendue de la persécution en Ukraine

Le service juridique du diocèse d’Oujgorod de l’Église orthodoxe ukrainienne fait remarquer que l’interdiction effective de cette Église rétablirait de jure l’Église des Ruthènes de la Rus’ subcarpatique, ou Église orthodoxe carpato-ruthène.

Cette Église existait sur le territoire de l’actuelle Transcarpatie entre 1921 et 1946, pendant la période de la République tchécoslovaque, lorsque la Rus’ subcarpatique avait un statut constitutionnel d’autonomie.

Après 1946, le régime stalinien a liquidé cette Église et l’a rattachée de force à l’exarchat ukrainien de l’Église orthodoxe russe.

Si les orthodoxes de Transcarpatie sont privés de la possibilité d’appartenir légalement à l’Église orthodoxe ukrainienne, le statut historique de l’Église ruthène est automatiquement rétabli. Et cela grâce à la loi ukrainienne de décommunisation, qui annule les décisions du régime communiste.

il y a actuellement sept évêques orthodoxes en Transcarpatie, ce qui crée une base organisationnelle pour la structure ecclésiastique.

« La Transcarpatie reste en paix avec le Christ Seigneur au sein de l’Église ruthène de Cyrille et Méthode des Carpates, qui est actuellement en cours de restauration de jure par les décisions des tribunaux ukrainiens… »

Ils ne reculent devant rien

La télévision ukrainienne a fait savoir que la salle de l’ONU était archi-pleine pendant le discours de Zelensky. En montrant une brève séquence vidéo qui paraît le prouver. Mais chacun sait qu’il n’en est rien et qu’au contraire la salle était particulièrement vide…

Les images prouvent seulement que les propagandistes du pouvoir ukrainien savent se servir de l’IA.