Samedi des quatre temps de l’Avent

La messe de ce jour, avec ses six lectures et l’hymne des enfants dans la fournaise, ses quatre graduels et ses huit oraisons, est une messe d’ordination. C’était même la seule messe d’ordination dans la Rome chrétienne des premiers temps. (J’ai connu un prêtre qui avait été ordonné un samedi des quatre temps de l’Avent.) Cette messe se célébrait en fait dans la nuit du samedi au dimanche, et c’était la messe du 4e dimanche de l’Avent, et il n’y avait pas de messe ce samedi. C’est pourquoi l’évangile est celui du 4e dimanche : « La quinzième année du règne de Tibère César »…

O clavis David * et sceptrum domus Israël; qui áperis, et nemo claudit; claudis, et nemo áperit: veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis.

O Clef de David, et sceptre de la maison d’Israël ; qui ouvrez, et nul ne peut fermer ; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez, et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

Bart De Wever mouche Politico

A la fin de sa conférence de presse après le Conseil européen, le Premier ministre belge a pris une dernière question de Politico. Il a répondu :

« Vous publiez de très bons articles, avec de très bons titres, prétendant que j’étais l’atout le plus précieux de la Russie. Maintenant, je dois retourner dans ma datcha à Saint-Pétersbourg, là où mon voisin c’est Depardieu, et de l’autre côté de la rue il y a el-Assad. Je pourrais devenir le maire de ce petit village. Peut-être que ça peut faire votre titre ? »

Encore une

Selon mon décompte c’est la 122e nouvelle église de Moscou, mais j’en ai peut-être raté… Le patriarche Cyrille a consacré ce matin l’église Saint-Nicolas du quartier Chtchoukino. Car c’est aujourd’hui la (grande) fête de saint Nicolas (la saint Nicolas d’hiver) en Russie selon le calendrier julien.

On remarquera les icônes très traditionnelles de l’iconostase. A 21’25 ; 40’50 ; 41’45 ; saint Nicolas à 42’18 ; 1h37; les 12 grandes fêtes de l’année à 43’ ; à 2h26′ on aperçoit les portes royales, avec l’Annonciation et les évangélistes…)

L’icône du Christ est celle du Mandylion (« non faite de main d’homme »), celle de Marie est l’icône de la Mère de Dieu dite du « doux baiser » (glycophilousa).

La persécution en Ukraine

Une fois de plus, une audience du procès concernant l’expulsion des moines de la laure des Grottes de Kiev a été repoussée. A cause de la « maladie soudaine » d’un juge.

Svetlana Kotlyarevska, directrice de la « réserve de la Laure », n’est pas contente du tout de ce nouveau report. L’affaire de l’expulsion des moines est d’une importance capitale, dit-elle, car la Laure est « ukrainienne et doit appartenir au peuple ukrainien ».

Elle n’a pas précisé pourquoi des moines ukrainiens de l’Eglise orthodoxe ukrainienne ne pourraient pas prier dans un monastère ukrainien.

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L’audience du procès contre le métropolite Théodose de Tcherkassy a été reportée, parce que l’évêque est toujours malade. Il avait été hospitalisé en urgence le 28 novembre, suite semble-t-il à un empoisonnement. Il suit toujours un traitement intensif. La prochaine audience est fixée au 26 décembre.

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Le 16 décembre, à Washington, Catherine Whiteford, coprésidente de la Fédération nationale des jeunes républicains, a organisé une manifestation de défense de l’Eglise orthodoxe ukrainienne devant le Congrès.

Elle a dit notamment :

La loi 3894 supprime le statut juridique de l’Église, prive les paroisses et les monastères de leurs droits de propriété et criminalise les activités religieuses. En 2025, le gouvernement a commencé à la mettre en œuvre. Les juristes préviennent que cela conduira à la liquidation rapide de l’Église.

Ce n’est pas une question de sécurité ni de réforme. Son effet et son objectif sont de pousser toute l’Église dans la clandestinité.

Des prêtres ont été arrêtés et envoyés de force au front. Le métropolite Arsène est en prison depuis plus de 18 mois et privé de soins médicaux vitaux. Le métropolite Onuphre, 80 ans, chef de l’Église et originaire d’Ukraine, a été déchu de sa nationalité sur ordre du président Zelensky.

Les églises et les monastères sont saisis, souvent de force, sous les yeux des fidèles et de leurs familles, tandis que la police reste inactive. Les fidèles prient désormais dans des caves, des appartements, et même là, ils sont persécutés par les services de sécurité et les médias hostiles.

La survie de l’Ukraine est importante, sa souveraineté est importante, mais une nation ne peut pas défendre la liberté tout en la supprimant. La liberté religieuse n’est pas un luxe que l’on peut supprimer en temps de guerre. Au contraire, c’est précisément en temps de guerre qu’elle est la plus nécessaire.

Si l’Ukraine souhaite un jour adhérer à l’Union européenne, si elle souhaite rester membre du monde démocratique, si elle aspire à conserver son autorité morale aux yeux de ses alliés, elle doit défendre le droit de millions de ses citoyens à professer leur foi dans l’Église orthodoxe ukrainienne.

Car la foi n’est pas un crime, la tradition n’est pas une trahison et la liberté religieuse n’est pas une option.

Cinq versions de l’hymne des chérubins

Le monastère Sainte-Elisabeth de Minsk vient de mettre en ligne une vidéo de cinq versions de l’hymne des chérubins, par trois des chœurs du monastère.

0.00 – Le chant znamenny, par le Chœur festif. (Du moins basé sur le chant znamenny monodique, mais d’une polyphonie très élaborée.)

05:25 – Musique d’Irina Denisova, par le Chœur festif.

09:07 – Le chant « Starosimonovsky », par le Chœur festif. (Musique du hiéromoine Victor Vysotsky de l’ancien monastère Simonov.)

13:41 – Pavel Tchesnokov (arrangé pour le chœur patriarcal Sofroniev), par le Chœur des frères et sœurs laïcs.

20:00 – Le chant byzantin (en slavon), par le chœur d’hommes. Superbe.

Nous qui, dans ce mystère, représentons les chérubins et chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité, déposons maintenant tous les soucis de cette vie…
Amen. Pour accueillir le Roi de toutes choses, invisiblement escorté par les ordres des anges. Alléluia, alléluia, alléluia.