De la férie

L’octave de l’Epiphanie a été supprimée en 1955, mais les féries qui suivent conservent partiellement la liturgie de l’Epiphanie. L’hymne des vêpres et des matines est donc toujours celle qui évoque les trois mystères : les Mages, le Baptême, les Noces de Cana.

Crudélis Heródes, Deum
Regem veníre quid times ?
Non éripit mortália,
Qui regna dat cæléstia.

Hérode, roi cruel, pourquoi crains-tu
L’arrivée d’un Dieu qui vient régner ?
Il ne ravit pas les sceptres mortels,
Lui qui donne les royaumes célestes.

Ibant Magi, quam víderant,
Stellam sequéntes prǽviam :
Lumen requírunt lúmine :
Deum faténtur múnere.

Les Mages s’avançaient, suivant l’étoile
Qu’ils avaient vue et qui marchait, devant eux :
La lumière les conduit à la Lumière ;
Leurs présents proclament un Dieu.

Lavácra puri gúrgitis
Cæléstis Agnus áttigit :
Peccáta, quæ non détulit,
Nos abluéndo sústulit.

Le céleste Agneau a touché l’onde
Du lavoir de pureté ;
Dans un bain mystique, il lave en nous
Des péchés qu’il n’a point commis.

Novum genus poténtiæ :
Aquæ rubéscunt hýdriæ,
Vinúmque jussa fúndere,
Mutávit unda oríginem.

Nouveau prodige de puissance !
L’eau rougit dans les urnes de pierre.
Jésus ordonne de verser ;
L’eau coule et c’est du vin.

Jesu tibi sit glória,
Qui apparuísti Géntibus,
Cum Patre, et almo Spíritu,
In sempitérna sǽcula. Amen.

O Jésus, à vous soit la gloire,
Vous qui vous fîtes voir aux Gentils,
Avec le Père et le Saint Esprit,
Dans les siècles sempiternels.
Ainsi soit-il.


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