Le deuxième répons des matines est le deuxième répons des matines de la fête de l’Epiphanie.
℟. In colúmbæ spécie Spíritus Sanctus visus est, Patérna vox audíta est : * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.
℣. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit.
℟. Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.
℟. Sous l’apparence d’une colombe, l’Esprit-Saint est apparu, et la voix du Père a été entendue : * Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.
℣. Les cieux se sont ouverts au-dessus de lui, et la voix du Père a retenti.
℟. Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances.
On peut remarquer que ce répons ne reprend aucun évangile à la lettre. Le mot « specie » ne se trouve que chez saint Luc, mais il dit : « Le Saint-Esprit descendit sous forme corporelle comme une colombe », et non « sous forme de colombe ». Le mot « paternelle » ne se trouve dans aucun évangile. La citation de la voix du Père est celle de l’évangile de saint Matthieu, mais avec l’ajout de « bene », qui existe dans d’anciennes versions latines.
Ce répons se trouve dans les plus anciens livres liturgiques que nous ayons. (Comme toujours, ce n’est pas de la « liturgie tridentine ».)
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Cette colombe dont se sont emparés les peintres, les mêmes qui après le Moyen Age firent un cheval à saint Paul et une barbe à Dieu le père, est décidément inévitable !
Alors que l’Evangile parle d’un léger bruit, « comme celui des ailes d’une colombe », nullement de l’animal lui-même…
Les Pères du Saint-Esprit avaient su l’éviter en préférant la belle image de la langue de feu, mais les Soeurs du Saint-Esprit se prirent pour des colombes, évidemment…
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