L’Eglise à vau-l’eau

Léon XIV a une nouvelle férule. Dont le concept vient tout droit des délires de l’après-Concile : « le Christ non plus lié par les clous de la Passion, mais avec son corps glorifié dans l’acte d’ascension vers le Père ». Ce mélange est à la limite hérétique, puisqu’on peut en déduire que le Christ n’a pas été vraiment crucifié. Et il ne correspond pas à l’historicité évangélique, puisque le Christ est ressuscité du tombeau, pas de la croix. Naturellement, cette croix est contraire à toute la tradition iconographique tant d’Orient que d’Occident.

(Parmi la vingtaine d’extravagantes férules de François il y en avait déjà une qui montrait ainsi le Christ s’élevant de la croix « mains libres »…)

*

Contrairement à ce que rêvaient certains tradis papolâtres, le consistoire convoqué par Léon XIV ne s’est pas du tout penché sur la question de la liturgie traditionnelle, il a recommencé le bavardage sur la « synodalité »…

Excellente analyse d’Info Vaticana, traduite par Benoît et moi, pour ceux qui ne sont pas encore lassés par le radotage vaticanesque.

Petit extrait :

Elle nous est présentée comme un processus d’écoute, mais ce n’est pas le cas. C’est un monologue institutionnel. Les mêmes structures qui ont conduit l’Église occidentale à une crise sans précédent – conférences épiscopales, commissions, secrétariats, bureaux diocésains – se posent des questions, s’y répondent elles-mêmes, puis présentent le résultat comme « la voix du peuple de Dieu ».
Ce n’est pas du discernement. C’est de l’autojustification.


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2 réflexions sur “L’Eglise à vau-l’eau

  1. Pour ma part, je pencherais volontiers vers ce Temps décrit déjà en Za 13, 7 (repris par Mt 26, 31) : ‘Frappe le pasteur, et que le troupeau soit dispersé. Et je ramènerai ma main sur les petit.’

    La Salette, 1846 – Léon XIII, 1884, Fatima, 1917-1921 (? peut-être le troisième secret, qui le connaît vraiment ? Les différentsévêques de Rome doivent en avoir pris connaissance, mais….). Depuis 1958, nous avons toujours eu des évêques à Rome, la plupart probablement de saints évêques, mais un pape ?

    En refusant récemment de reconnaître les titres (qui devront être proclamé 5ème et dernier dogme marial -Amsterdam 1951) de Marie Co-Rédemptrice, Médiatrice de toutes les grâces (ils nont pas mentionné notre Avocate), l’Église me montre clairement qu’Elle est toujours en attente d’un vrai pape. Ensuite, il y en aurait encore 5 qui suivraient avant le retour du Christ en Gloire (?). Notre Temps est trouble, difficile, ô combien !

    Le Magistère, tôt ou tard, se prononcera.

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