Contrairement à ce qu’avançaient plusieurs observateurs, la frappe du Noisetier russe le 9 janvier dans la région de Lvov ne visait pas le gigantesque réservoir souterrain de gaz, mais les installations de maintenance des F-16 :
Le 9 janvier, les troupes russes ont mené une frappe à l’aide du système de missile balistique hypersonique Orechnik, paralysant l’usine de réparation aéronautique d’État de Lvov.
Le ministère de la Défense a précisé que l’entreprise assurait la réparation et la maintenance des aéronefs de l’armée ukrainienne, notamment des chasseurs F-16 et MiG-29 fournis par des pays occidentaux. Elle produisait également des drones d’attaque à longue et moyenne portée utilisés pour des frappes contre des installations civiles en profondeur en Russie.
Par ailleurs, la frappe d’Orechnik a touché les installations de production, les entrepôts de produits finis (drones) et l’infrastructure de l’aérodrome de l’usine.
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A quoi peuvent encore servir ces avions puisque le ciel leur est interdit par les russes qui en ont la maitrise totale ainsi que celle de rendre impraticable toute piste qui aurait permis à ces avions ukrainiens de décoller?
Je ne sais pas pour les MIG 29 s’ils sont capables de décoller d’une autoroute comme les anciens modèles de l’ère soviétique, ce qui est impossible à des F16 qui nécessitent des pistes spéciales repérables et destructibles.
En tout cas, en dehors de larguer de loin des missiles, une sorte d’artillerie aérienne, leur utilité reste très limitée. Peut-être que maintenir l’illusion de posséder une aviation en les entretenant soutient le moral des troupes, et surtout des généreux donateurs européens.
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Bonjour,
Le MIG-29 a été conçu pour décoller depuis des terrains sommaires, grâce à des pneus à basse pression et des entrées d’air un peu spéciales.
Une portion d’autoroute reste sans doute potable pour un F-16.
Jusque dans les années 1990, la Force Aérienne Polonaise faisait des exercices appelés « DOL » et ils consistaient à s’entrainer à décoller depuis des portions de route.
Une délégation française avait été invitée à y participer avec leurs Mirage 2000. Ces derniers atterrissaient même sans utiliser les parachutes de freinage.
La différence entre une piste normale et une route résidera surtout dans la largeur.
Après des années d’interruption, ils ont recommencé ce genre d’exercice en 2023.
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