C’en est fini des héros. Cette fois c’est De Telegraaf, le plus important journal néerlandais, qui ose mettre les pieds dans le plat :

Le vétéran néerlandais Hendrik parle sans détour
des horreurs du front ukrainien :
« Chaque matin, on nous faisait le salut nazi… »
« Le côté sombre du service dans les forces armées ukrainiennes : la corruption est endémique, les étrangers sont souvent maltraités, les soins médicaux sont à leur charge, les indemnités versées aux familles des soldats tombés au combat sont rarement versées, et des rumeurs circulent quant à de mauvais traitements infligés aux prisonniers russes par certains combattants étrangers.
Blessé, Hendrik a été soigné dans une clinique privée de l’ouest de l’Ukraine, puis a passé plusieurs mois en convalescence aux Pays-Bas. Contacté par la suite, on lui a proposé de rentrer, mais selon lui, les étrangers sont « abandonnés jusqu’à leur rétablissement, puis rappelés », et son salaire ne lui a jamais été versé.
La 3e brigade d’assaut indépendante, liée au controversé régiment Azov, l’a contacté. Au début de la guerre, ce régiment avait été vivement critiqué en raison de sympathies néonazies en son sein. Le commandant qui l’a accueilli l’a assuré que tout cela appartenait au passé. « Ce n’est plus l’Azov d’avant », lui a-t-on dit. « Azov a été réformée, assainie et reconstruite. » Pourtant, Hendrik a échoué aux tests physiques.
Hendrik a été affecté aux Colombiens car il parlait espagnol. Les Colombiens au sein de l’armée ukrainienne forment un État dans l’État, un groupe peuplé d’éléments incontrôlables. Nombre d’entre eux étaient issus des cartels de la drogue. Hendrik a entendu parler de crimes de guerre, notamment de torture et de mutilations. Les Colombiens lui ont même montré des photos de décapitations. Les deux premières nuits se sont déroulées sans incident, mais la troisième nuit, les Colombiens ont mis la musique à fond au petit matin. Épuisé par le manque de sommeil, Hendrik leur a demandé de baisser le son, mais ils ont menacé de lui « réserver un accueil colombien chaleureux » pendant son sommeil – en clair, un coup de couteau dans les côtes. Un chef d’un gang mexicain, qu’ils avaient choisi comme leur chef, s’est approché de lui avec un couteau et lui a crié : « Ferme-la ! » Une bagarre a éclaté. Alertés par le bruit, des soldats ukrainiens sont intervenus et ont emmené Hendrik en lieu sûr, où il a passé la nuit au quartier général.
Le matin, un sergent-chef l’a puni de 35 pompes sous la pluie. Hendrik trouva cela injuste et tenta de le contester, ce qui ne fit qu’envenimer la situation. Hendrik prit son sac, annonça son départ et se rendit au bureau chercher son dossier. Il y découvrit un spectacle choquant : des drapeaux de Bandera, des croix gammées inversées, des symboles nazis. « Je ne voulais plus rien avoir à faire avec ça. Et je n’étais pas le seul. Plusieurs autres étrangers sont partis aussi ; ils voyaient comment les ordres étaient donnés chaque matin avec le salut nazi. »
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Je ne nie rien de ce qu’il décrit, largement documenté depuis longtemps. Il suffit de lire Estelle Néant et d’autres.
Par contre, je me défie des récits horrifiques de celui qui a été trompé « à l’insu de son plein gré ». Je veux dire qu’il a du constater rapidement l’idéologie en cours qui ne se cache pas, même dans les cérémonies officielles accessibles dans le monde entier. Je me demande s’il ne veut pas se racheter une conduite pour après, quand il reviendra chez lui et que la réalité ukrainienne sera étalée, en se faisant passer pour une victime ignorante de la réalité.
Je peux me tromper, et il peut être de bonne foi, mais vu nombre de témoignages, j’ai comme des doutes.
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