La plupart des gens continuent de penser que l’antispécisme est une stupidité. Pourtant cette idéologie ne cesse de progresser, de façon insidieuse, notamment à la faveur des campagnes sur le « bien-être animal » qui profitent des plus abjectes conditions d’élevage comme des plus absurdes lubies (les orques d’Antibes).
Un exemple parmi tant d’autres, ce titre relevé dans un média local de Besançon a priori sans idéologie :

Le lynx est décédé. Comme si c’était une personne. Car les mots décès, décéder, ne s’appliquent qu’aux hommes. C’était dans la définition de la 4e édition du Dictionnaire de l’Académie française (1762) :

C’était mentionné dans la 8e édition (1935), avec cette précision que c’est surtout en style administratif :

Et ce l’est toujours dans la 9e édition :

En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
En Suisse également ! (paru dans les Cahiers Saint Raphaël)
Nous avions déjà évoqué cela en 2021 dans le numéro 143 des Cahiers. Une proposition de loi avait été déposée en Espagne pour modifier le Code civil afin que les animaux ne soient plus considérés comme des biens mais comme des êtres sensibles. La conséquence était ridicule, aboutissant en cas de divorce, comme pour les enfants, à une garde alternée de l’animal de compagnie et à une répartition des frais correspondants. En Suisse, d’après un reportage de la Radio-Télévision Suisse, on observe la même évolution qu’en Espagne. Le taux de natalité (des enfants humains, je précise !) diminue régulièrement mais celui des chiens atteint des records. En 2023 le taux de natalité était en Suisse de 1,33 enfants par femme (1,12 en Espagne) et sur les cinq années précédentes les statistiques montrent un déficit de 7658 naissances contre une augmentation du nombre de chiens supérieure à 36 000 ! Des experts, en chiens ou en enfants, je ne sais, ont décrété avec justesse qu’il s’agissait des conséquences directes de l’importance de plus en plus grande de « l’épanouissement personnel ». Les gens ont besoin de s’occuper de quelqu’un mais pas trop quand même. Le chien est vraiment l’idéal car il est moins exigeant qu’un enfant tout en manifestant quand même son affection. Si on en a marre, la justice est plus clémente pour le moment si on l’abandonne dans la forêt en l’attachant à un arbre que si l’on fait la même chose avec son enfant ! Les toutous sont également moins handicapants pour l’évolution de la carrière professionnelle des femmes. L’article source décrit aussi toutes les dépenses de coiffure, cosmétiques, physiothérapie et autre gastronomie animale auxquelles les « nouveaux parents » sont prêts à consentir. Ces animaux sont vraiment traités comme des membres de la famille à part entière (et probablement aussi mal éduqués que les enfants victimes de l’éducation dite «bienveillante») avec une sorte d’humanisation ridicule (poussette, vêtements…) et, cerise sur le gâteau capitaliste et anti spéciste, tout cela représente un budget d’environ 3 milliards d’euro par an en Espagne. La raison de tous ces délires est assez simple, en Suisse comme en Espagne, il s’agit de la déchristianisation. Cela illustre parfaitement la phrase du curé d’Ars qui disait : « Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes. » Cela fonctionne également au niveau d’un pays.
Sources : « En Suisse aussi, un chien plutôt qu’un enfant », FSSPX Actualités, 1er septembre 2025.
« Espagne : les enfants sont remplacés par les chiens », FSSPX Actualités, 11 août 2025.
J’aimeJ’aime
Et depuis plusieurs années les supermarchés vendent des « calendriers de l’Avent » pour chiens et pour chats…
J’aimeJ’aime
Pareillement « périr » concernant le sort des chevaux pendant la Première Guerre mondiale ( source: Fb sur ce sujet )
J’aimeJ’aime