Continuité bergoglienne

Le pape a nommé Mgr Sithembele Anton Sipuka archevêque métropolitain du Cap en Afrique du Sud.

Mgr Sipuka était jusqu’ici évêque de Mthatha.

Il a été président de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe et il est le premier président « catholique » du « Conseil sud-africain des Églises » qui regroupe les innombrables sectes protestantes du pays et qui après avoir été essentiellement un instrument de la lutte contre l’apartheid est aujourd’hui impliqué dans la lutte contre le « patriarcat », les « violences de genre », etc. En juillet dernier Léon XIV l’a déjà nommé membre du dicastère pour le dialogue interreligieux.

Il est un militant fervent de l’« inculturation » et se désole que ce mouvement, qui « était fort dans les années 80, s’est arrêté ». Alors qu’on pourrait intégrer à la « liturgie catholique » l’ubungoma, rite de guérison ou de divination de type chamanique par une personne qui dit agir sous l’influence et au nom des ancêtres.

« Nous nous occupons actuellement de l’ubungoma, disait-il il y a trois ans. Nous espérons terminer nos recherches d’ici la fin de l’année et, avec un peu de chance, nous pourrons peut-être donner quelques orientations d’ici l’année prochaine. »

En fait l’archidiocèse de Durban (dont Mthatha est suffragant) a donné sa réponse en novembre dernier : c’est un NON clair et définitif :

« Nous avons discuté du problème : certains prêtres pratiquent l’ubungoma et croient aux ancêtres. Nous avons publié une déclaration demandant qu’ils cessent, car un prêtre agit in persona Christi. On ne peut pas représenter le Christ et, en même temps, représenter les ancêtres. »

Il semble que Mgr Sipuka se soit rangé à cet avis puisque dans son homélie à l’ouverture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe, en août dernier, il disait à propos de la désaffection de l’Eglise :

« Les gens abandonnent le navire, sentant que le bateau prend l’eau. D’autres autorités alternatives rivalisent pour leur allégeance — le matérialisme promet une satisfaction immédiate, les pratiques traditionnelles comme l’ubungoma offrent un pouvoir spirituel concurrent à notre loyauté et obéissance au Christ. »

On verra si, au Cap, Mgr Sipuka cherche ou non à intégrer la concurrence… Quoi qu’il en soit, « sa nomination marque la continuité de l’engagement de l’Église en faveur de la synodalité, du dialogue et du service aux marginalisés », affirme Vatican News.

Cela dit, il n’y a que 5,6% de « catholiques » sur le territoire de la province ecclésiastique.


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