La liturgie byzantine chante solennellement le psaume 136 aux matines des deuxième, troisième et quatrième dimanches d’avant-carême. Donc pour la première fois ce soir ou demain matin (dimanche du fils prodigue). Voici la version du monastère des Grottes de Kiev, qui vient de la mettre en ligne. On remarque que la déploration s’accompagne d’alléluias à la fin de chaque verset, ce qui est requis par les rubriques.
Au bord des fleuves de Babylone, nous nous sommes assis et avons pleuré, quand nous nous sommes souvenus de Sion. Sur les saules au milieu nous avons suspendu nos instruments, car là, ceux qui nous avaient capturés nous ont interrogés sur les paroles des chants et ceux qui nous avaient emmenés nous ont demandé de chanter : « Chantez-nous les chants de Sion ». Comment chanterions-nous les chants du Seigneur sur une terre étrangère ? Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie ! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens pas de toi, si je ne place pas Jérusalem au principe de ma joie. Souviens-toi, Seigneur, des fils d’Édom au jour de Jérusalem, qui disaient : « Rasez, rasez jusqu’à ses fondations ». Fille de Babylone, malheureuse ! Heureux celui qui te rendra la pareille, comme tu nous as rendu la pareille ; heureux celui qui saisira et brisera tes enfants contre le roc.
(La peinture est du Français James Tissot. C’est celle qui a été choisie aussi par le site Miloserdie.ru – miséricorde – sur la page qui explique l’emploi de ce psaume.)
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