Un répons des matines (de l’antiphonaire monastique de 1934), par les bénédictines de Petersham (Massachusetts).
℟. In columbæ specie Scholasticæ anima visa est, fraterna mens lætata est hymnis et immensis laudibus : * Benedictus sit talis exitus, multo magis talis introitus !
℣. Totus coelesti gaudio perfusus remansit pater Benedictus. * Benedictus sit talis exitus, multo magis talis introitus !
Gloria Patri…
Benedictus…
℟. Scholastique parut sous la forme d’une colombe ; l’âme de son frère témoigna son allégresse par des hymnes et d’immenses louanges : * Béni soit ce départ ! mais bien plus encore soit bénie cette entrée !
℣. Le vénérable Père Benoît demeura tout inondé d’une joie céleste. * Béni soit…

Ce répons fait écho à la fin de l’histoire de sainte Scholastique par saint Grégoire le Grand :
Cum ecce post triduum in cella consistens, elevatis in aëra oculis, vidit ejusdem sororis suae animam de corpore egressam, in columbae specie coeli secreta penetrare. Qui tantae ejus gloria congaudens, omnipotenti Deo in hymnis et laudibus gratias reddidit, ejusque obitum fratribus denuntiavit. Quos etiam protinus misit, ut ejus corpus ad monasterium deferrent, atque in sepulchro, quod sibi ipsi paraverat, ponerent. Quo facto, contigit ut quorum mens una semper in Deo fuerat, eorum quoque corpora nec sepultura separaret.
Trois jours après, étant dans sa cellule, et ayant élevé les yeux en l’air, il vit l’âme de sa sœur, sortie de son corps, et qui, sous la forme d’une colombe, pénétrait les hauteurs secrètes du ciel. Ravi de joie pour la gloire dont elle était entrée en possession, il rendit grâces au Dieu tout-puissant par des hymnes et des cantiques, et annonça aux frères le trépas de Scholastique. Il les envoya aussitôt au lieu qu’elle avait habité, afin qu’ils apportent le corps au monastère, et qu’il soit déposé dans le tombeau qu’il s’était préparé pour lui-même. Il arriva ainsi que ceux dont l’âme avait toujours été unie en Dieu ne furent pas séparés par la sépulture.
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Si l’on écrit «Scholasticæ» au lieu de «Scholastica», il est plus facile de traduire «anima»… Quant à «vénérable», à moins d’être intrinsèque à «Pater», je ne le vois pôs. Il manque la fin, une fois: «℣. Gloria Patri, etc.»!…
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C’est en effet Scholasticae, je corrige. J’ai laissé la traduction « Vénérable Père » parce qu’elle est de dom Guéranger et qu’elle concerne l’une des plus grandes fêtes bénédictines. Et « Père Benoît » peut paraître trop familier…
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