
La lecture biblique évoque la guerre des « quatre rois contre cinq », et la visite de Melschisédech à Abraham, qui s’appelle encore Abram. La scène est aussi brève qu’elle est mystérieuse et prophétique :
Et Melchisédech, roi de Salem, offrant du pain et du vin, parce qu’il était prêtre du Dieu très haut, bénit Abram, en disant : Qu’Abram soit béni du Dieu très haut, qui a créé le ciel et la terre ; et que le Dieu très haut soit béni, Lui qui par Sa protection a mis tes ennemis entre tes mains. Alors Abram lui donna la dîme de tout ce qu’il avait pris.
Il n’est plus jamais question de Melchisédech ni de sa bénédiction dans les livres historiques ultérieurs, ni d’ailleurs dans aucun autre livre de l’Ancien Testament, en dehors de la spectaculaire exception qu’est le psaume 109, psaume que les juifs considèrent comme messianique autant que les chrétiens :
Le Seigneur a juré et ne se repentira pas : tu es prêtre pour l’éternité selon d’ordre de Melchisédech.
C’est l’épitre aux Hébreux qui tirera toutes les conclusions de la mystérieuse prophétie, au long des chapitres 5 à 7, montrant longuement que le Christ Dieu est ce roi et prêtre, roi de justice, roi de paix, supérieur à Abraham qui avait pourtant les promesses divines, sans généalogie, sans commencement ni fin, prêtre d’un nouveau et éternel sacerdoce offrant le sacrifice eucharistique du pain et du vin.
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