Les deux pôles de la liturgie de ce jour sont l’histoire de Jacob et la Transfiguration.
Aux matines, la lecture de la Genèse, après Adam (septuagésime), Noé (sexagésime), Abraham (quinquagésime), Abraham et Isaac (première semaine de carême), en arrive à Jacob. Les trois répons des matines romaines d’après 1960 lui sont consacrés. Avant 1960, les neuf répons évoquaient Jacob, et dans le bréviaire monastique ce sont les 12 répons. Les leçons racontent comment Jacob ravit par ruse le droit d’aînesse d’Esaü, et c’est une double prophétie christique. D’une part, Rebecca colle sur la peau du cou et des mains de Jacob des peaux de bouc pour faire croire au vieil Isaac aveugle que c’est son autre fils très poilu Esaü : les poils de bouc sont les péchés des hommes dont se revêt le Christ sans péché. Le fils cadet supplante le fils aîné, comme on le voit à plusieurs reprises dans la Bible : les peuples païens deviennent chrétiens quand le peuple élu refuse de reconnaître le Messie.
L’évangile est celui de la Transfiguration, d’où sont prises les antiennes du Benedictus et du Magnificat, et des quatre petites heures. Ce dimanche ne célèbre pas le mystère de la Transfiguration (c’est l’objet de la fête du 6 août), il montre Jésus en gloire dans la chronologie de la vie du Christ allant vers sa Passion à Jérusalem, et donc aussi dans la chronologie de notre montée vers Pâques. Jésus veut rassurer ses apôtres : sa mort sur la Croix sera suivie d’une glorieuse résurrection. De même il nous fait savoir que la pénitence du carême se terminera dans la joie de Pâques. (Voir ma note de l’an dernier.)
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• L’introït.
• Le graduel.
• Le trait.
• L’offertoire.
• La communion.