France pourrie

Le CESE (l’ancien Conseil économique et social, devenu CESE par adjonction de l’écologie) se penche demain (le jour de l’Annonciation…) sur la question : « Comment défendre nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre ? » Sera présenté un projet de résolution intitulée « Consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre » :

« Depuis plus de vingt ans, les mouvements anti-genre se développent et gagnent en visibilité et en impact. Prônant une vision inégalitaire et restrictive de l’organisation sociale et des rapports entre les individus, ils déploient une conception conservatrice et hiérarchisée des rôles sociaux. Initialement perçus comme marginaux, ces discours ont progressivement trouvé des relais plus larges, médiatiquement et politiquement. »

Extraits de la suite du texte :

« En Europe, les mouvements anti-genre sont principalement financés par certains réseaux intégristes d’obédience chrétienne et partagent un principe : les règles religieuses priment sur les règles démocratiques. Si ces positions ne peuvent être assimilées aux convictions ou aux pratiques des fidèles dans leur ensemble, ces mouvements s’inscrivent dans un contexte plus large de montée des discours conservateurs portant sur les normes sociales, familiales et de genre. »

« Plus d’1 milliard de dollars (sic), c’est le montant mobilisé en 5 ans en Europe par les mouvements anti-genre pour renforcer leur présence, élargir et structurer des réseaux, développer des stratégies d’influence et accroître ainsi leur audience dans le débat public. »

« Loin d’être un simple courant d’opinion, les mouvements anti-genre sont devenus de véritables écosystèmes avec une stratégie d’action coordonnée au niveau international qui disposent d’une force de frappe financière sans précédent. »


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Une réflexion sur “France pourrie

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