Poutine sur Trump et l’Alaska

La réponse de Vladimir Poutine, hier, à une question sur le Groenland que convoite Donald Trump et que certains dirigeants européens (comme Merz hier encore à Davos) disent vouloir protéger de… la Russie :

« Ce qui se passe avec le Groenland ne nous concerne absolument pas. Cependant, nous avons de l’expérience pour résoudre des problèmes similaires avec les États-Unis. En 1867, la Russie a vendu l’Alaska aux États-Unis. Si ma mémoire est bonne, la superficie de l’Alaska est d’environ 1,717 million de kilomètres carrés, un peu plus. Les États-Unis nous ont acheté l’Alaska pour 7,2 millions de dollars américains. La superficie du Groenland est légèrement supérieure, je crois, à 2,166 millions de kilomètres carrés. Cela fait une différence d’environ 449 à 450.000 kilomètres carrés. Si on compare avec le coût de l’acquisition de l’Alaska par les États-Unis, le prix pour le Groenland se situerait quelque part autour de 200 à 250 millions de dollars américains. Si on compare avec les prix de l’or de l’époque, le chiffre serait probablement plus proche d’un milliard. Mais je pense que les États-Unis pourraient aussi assumer cette somme. Le plus important, c’est que le Danemark et les États-Unis ont également leur propre expérience en la matière. Si je ne me trompe pas, en 1917, le Danemark a vendu, et les États-Unis ont acheté, les îles Vierges. Donc une telle expérience existe aussi. À propos, le Danemark a toujours traité le Groenland comme une colonie et l’a traité plutôt durement, pour ne pas dire brutalement. Cependant, c’est une question à part et elle n’a guère de rapport avec la discussion actuelle. En tout cas, cela ne nous concerne définitivement pas. Je pense qu’ils s’arrangeront entre eux. »

Santé britannique

Cette vidéo de la BBC a un grand succès sur internet. On y voit une sémillante jeune fille, Athika Ahmed, expliquer son rôle en tant que membre du comité de santé de la jeunesse de l’université de Cardiff. Elle est une sorte d’ambassadrice de la santé auprès des jeunes du pays de Galles, leur expliquant comment avoir une vie saine.

En fait cela fait au moins trois ans qu’elle fait partie de ce comité, puisqu’elle était la vedette du « mois de l’héritage sud-asiatique » célébré par ledit comité en août 2022.

Dans la vidéo elle dit notamment ceci :

« J’aurais aimé que lorsque j’étais à l’école on nous apprenne comment je fais pour avoir un examen des seins, comment je reconnais les signes d’un cancer du col de l’utérus, faire des dépistages radiologiques, ces choses qui vont prolonger ma vie. Donc pourquoi ne nous a-t-on pas enseigné ces choses avant ? »

Ici elle est fière de recevoir son « mastering diversity award », ce qui doit se traduire par « prix de l’expertise en diversité », ou « prix du spécialiste en diversité » :

Saint Vincent

Saint Vincent, diacre de Saragosse martyr de Dioclétien en 304 à Valence, est le patron des vignerons. Cela vient de l’étymologie populaire (ou plutôt du jeu de mots) Vincent = vin-sang : le vin qui devient le sang du Christ.

Dom Guéranger :

Une ancienne tradition, dans la chrétienté, assigne à saint Vincent le patronage sur les travaux de la vigne et sur ceux qui les exercent. Cette idée est heureuse, et nous rappelle mystérieusement la part que le Diacre prend au divin Sacrifice. C’est lui qui verse dans le calice ce vin qui bientôt va devenir le sang du Christ. Il y a peu de jours, nous assistions au festin de Cana : le Christ nous y offrait son divin breuvage, le vin de son amour ; aujourd’hui, il nous le présente de nouveau, par la main de Vincent. Pour se rendre digne d’un si haut ministère, le saint Diacre a fait ses preuves, en mêlant son propre sang, comme un vin généreux, dans la coupe qui contient le prix du salut du monde. Ainsi se vérifie la parole de l’Apôtre, qui nous dit que les Saints accomplissent dans leur chair, par le mérite de leurs souffrances, quelque chose qui manquait, non à l’efficacité, mais à la plénitude du Sacrifice du Christ dont ils sont les membres.

Chaque année a lieu la Saint Vincent Tournante dans les vignobles de Bourgogne. Cette année ce sera dans les Maranges, au sud de la Côte de Beaune, les 24 et 25 janvier.

L’Ukraine travaille sur les valeurs de l’Europe

En Ukraine, le ministère « de la Culture et de la Politique d’information » publie une note intitulée « Socialisation de genre », dans laquelle elle condamne les représentations traditionnelles de l’homme et de la femme comme des stéréotypes nuisibles qui doivent être éradiqués.

Car les rôles sociaux liés au genre ne sont qu’un « ensemble de normes, de modèles de comportement attendus » qui sont « attribués » aux hommes et aux femmes.

Ces préjugés se forment dès la petite enfance par le choix des couleurs (rose pour les filles, bleu pour les garçons) et des jouets (poupées pour les filles, petits soldats pour les garçons), ce qui crée une discrimination.

La déconstruction des stéréotypes de genre est évidemment une priorité pour les Ukrainiens ces jours-ci…