Ubukraine

Il est urgent de supprimer toute référence à Dostoïevski et à Tolstoï dans l’espace public ukrainien. Les rues portant leurs noms doivent être renommées et les monuments démolis, comme on l’a déjà fait pour Pouchkine, Tourgueniev, Glinka, etc.

L’Institut ukrainien de la mémoire nationale déclare que l’œuvre des deux écrivains est « directement liée à la glorification de la politique impériale russe ». Le fait de donner les noms de Dostoïevski et Tolstoï à des rues, des places et d’autres lieux, ainsi que l’installation de monuments en leur honneur, sont « l’incarnation de la russification ».

Désormais, tous les lieux portant les noms de ces écrivains sont officiellement considérés comme des « symboles de la politique impériale russe », et leur maintien sera qualifié de « propagande de la politique impériale russe ».

L’avortement en Angleterre

Le nombre d’avortements a augmenté de 11 % en 2023 (sic, heureusement qu’il y a l’informatique) en Angleterre et au Pays de Galles. Le taux s’est établi à 23 avortements pour 1.000 habitants, ce qui est le taux le plus élevé depuis la légalisation du meurtre de l’enfant à naître.

Le taux d’avortement chez les femmes âgées de 35 ans et plus est passé de 7,1 pour 1.000 femmes en 2013, à 12,3 pour 1.000 femmes en 2023. Le taux chez les femmes de 20 à 24 ans reste constant à 39,4 pour 1.000.

Selon les experts interrogés par le Guardian, la raison principale est le « coût de la vie ». La raison secondaire le « manque de contraception »…

On note que l’article du Guardian est signé Hannah Al-Othman. On tue les bébés britanniques. Mais on importe les journalistes qui relatent le génocide…

Wokisme polonais

La Cour de Justice de l’UE ayant obligé la Pologne à reconnaître le « mariage » en Allemagne de deux hommes polonais, le ministre polonais de la Numérisation (et vice-Premier ministre) Krzysztof Gawkowski propose de modifier les actes de mariage en mettant « premier époux » et « second époux » au lieu de mari et femme.

L’ingérence des « sionistes chrétiens »

Il semble que l’ingérence des chrétiens sionistes s’aggrave en Israël, à en croire le communiqué commun des patriarches de Jérusalem. (La plupart des chrétiens « évangéliques » américains sont sionistes de façon militante, et ils ont l’argent, et le pouvoir.)

Les patriarches et les chefs des Églises de Terre Sainte affirment devant les fidèles et devant le monde entier que le troupeau du Christ sur cette terre est confié aux Églises apostoliques, qui ont exercé leur ministère sacré au fil des siècles avec une dévotion inébranlable. Les activités récentes menées par des individus locaux qui promeuvent des idéologies préjudiciables, telles que le sionisme chrétien, induisent le public en erreur, sèment la confusion et nuisent à l’unité de notre troupeau. Ces initiatives ont trouvé grâce auprès de certains acteurs politiques en Israël et au-delà qui cherchent à promouvoir un programme politique susceptible de nuire à la présence chrétienne en Terre Sainte et dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Les Saintes Écritures nous enseignent que « nous sommes nombreux, mais nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres » (Romains 12, 5). Revendiquer une autorité en dehors de la communion de l’Église, c’est porter atteinte à l’unité des fidèles et entraver la mission pastorale confiée aux Églises historiques sur la terre même où notre Seigneur a vécu, enseigné, souffert, et est ressuscité des morts.

Les patriarches et chefs des Églises notent en outre avec inquiétude que ces personnes sont accueillies à des niveaux officiels tant au niveau local qu’international. De telles actions constituent une ingérence dans la vie interne des Églises et méprisent la responsabilité pastorale confiée aux patriarches et chefs des Églises à Jérusalem.

Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem réaffirment qu’ils sont les seuls à représenter les Églises et leurs fidèles dans les questions relatives à la vie religieuse, communautaire et pastorale des chrétiens en Terre Sainte.

Que le Seigneur, qui est le Berger et le Gardien des âmes, accorde la sagesse nécessaire pour protéger son peuple et préserver son témoignage en cette terre sacrée.

—Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem

Saints Fabien et Sébastien

Ces deux saints n’ont rien en commun sinon d’avoir été martyrs à Rome. Fabien était pape, Sébastien centurion. Le premier a été victime de la persécution de Dèce en 250, le second de la persécution de Dioclétien en 288. Ils sont les deux premiers nommés du martyrologe, et dans les temps antiques le pape célébrait deux messes, aux lieux de leurs martyres. C’est la messe de saint Sébastien qui est restée. Voici l’hymne des vêpres du bréviaire ambrosien (car saint Sébastien était de Milan, comme l’a souligné saint Ambroise), avec la traduction de dom Guéranger. Il s’agit naturellement du bréviaire traditionnel, car dans le nouvel office ambrosien tout ce qui concerne les détails du martyre (strophes 4 à 7) a été supprimé puisque ce n’est pas confirmé par la « science historique »…

Sebastiani Martyris,
Concivis almi, supplices
Diem sacratam vocibus
Canamus omnes debitis.

En ce jour dédié à l’honneur de Sébastien Martyr, notre concitoyen illustre, rendons-lui gloire dans nos chants unanimes.

Athleta Christi nobilis,
Ardens amore prælii,
Linquit tepentem patriam,
Pugnamque Romae festinat.

Ce noble athlète du Christ, plein de l’ardeur du combat, abandonne sa patrie, qui pour lui a moins de dangers, et vient dans Rome affronter la lutte.

Hic cultor alti dogmatis,
Virtute plenus cœlica,
Idola damnans, inclyti
Trophæa sperat martyris.

C’est là que, sectateur d’une doctrine sublime, repoussant l’idolâtrie, il aspire aux trophées d’un glorieux martyre.

Loris revinctus plurimis ;
Qua stipes ingens tollitur,
Vibrata tela suscipit
Umbone nudo pectoris.

Des nœuds multipliés l’enchaînent au tronc d’un arbre ; c’est là que sa poitrine, comme un bouclier suspendu, sert de but aux traits des archers.

Fit silva corpus ferrea ;
Sed ære mens constantior
Ut molle ferrum despicit :
Ferrum precatur, sæviat.

Les flèches se réunissent sur son corps comme une forêt ; mais son âme, plus ferme que l’airain, insulte à la mollesse du fer, et demande à ce fer d’être plus meurtrier.

Manantis unda sanguinis
Exsangue corpus nunciat ;
Sed casta nocte Femina
Plagas tumentes recreat.

A voir le sang qui baigne le corps du Martyr, on croirait qu’il a expiré ; mais une chaste femme est venue panser ces plaies enflammées.

Cœleste robur militi
Adacta præbent vulnera ;
Rursum tyrannum provocans,
Exspirat inter vulnera.

Ces blessures profondes inspirent un courage céleste au soldat du Christ ; il va provoquer encore le tyran, et bientôt il expire sous les coups meurtriers.

Nunc cœli in arce considens,
Bellator o fortissime,
Luem fugando, civium
Tuere clemens corpora.

Maintenant, assis dans les hauteurs du ciel, vaillant guerrier ! éloignez la peste, et gardez même les corps de vos concitoyens.

Patri, simulque Filio,
Tibique, Sancte Spiritus,
Sicut fuit, sit jugiter
Sæclum per omne gloria. Amen.

Au Père, au Fils, et à vous, Esprit-Saint, comme toujours, soit à jamais gloire dans tous les siècles. Amen.

« Une chaste femme [Irène] est venue soigner ses plaies » : Georges de La Tour, entre 1634 et 1643.