Echange d’icônes…

A l’initiative de Donald Trump, les Etats-Unis ont offert une copie de l’icône de la Mère de Dieu de Sitka au monastère côtier Saint-Serge de Saint-Pétersbourg. Elle a été remise hier par Rodney Mims Cook Jr, président de la Commission américaine des beaux-arts, chef de la délégation américaine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

C’est la réponse au cadeau de Vladimir Poutine, une icône de saint Herman d’Alaska, qu’il avait offerte à l’archevêque Alexei de Sitka lors de sa visite à Anchorage quand il avait rencontré Donald Trump.

L’icône de la Mère de Dieu de Sitka a été peinte à la fin du XVIIIe siècle par Vladimir Boroviskoski pour la cathédrale orthodoxe russe de Sitka.

(On apprend qu’une trentaine d’entreprises américaines sont présentes au Forum.)

Sainte Clotilde

Introït (psaume 17)

Vivit Dóminus, et benedíctus Deus meus, magníficans salútes regis eius, et fáciens misericórdiam christo suo, et sémini eius usque in sǽculum.
. Díligam te, Dómine, fortitúdo mea : Dóminus firmaméntum meum, et refúgium meum, et liberátor meus.

Vive le Seigneur, et béni soit mon Dieu ! Il multiplie les triomphes de son roi, il montre son amour à celui qu’il a consacré et à sa descendance pour toujours.
. Je vous aime, Seigneur, vous êtes ma force ; le Seigneur est mon rocher, ma forteresse et mon libérateur.

*

Graduel (Esther 14)

Regína confúgit ad Dóminum, et deprecabátur, dicens : Tríbue, Dómine, sermónem composítum in conspéctu leónis, et transfer cor illíus. ℣. Tu scis quod numquam lætáta sit ancílla tua, nisi in te, Deus Abraham.

La reine eut recours au Seigneur, elle le suppliait en disant : Donnez-moi, Seigneur, le langage qui convient en présence de ce lion, et changez son cœur. ℣. Vous le savez, jamais votre servante n’a eu de joie ailleurs qu’en Vous, Dieu d’Abraham.

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Alléluia (Esther 15)

Allelúia, allelúia. Cum invocásset ómnium rectórem et salvatórem Deum, convértit Deus spíritum regis. Allelúia.

Allelúia, allélluia. Lorsqu’elle eut invoqué le Dieu qui conduit et sauve tous les hommes, Dieu changea le cœur du roi. Alléluia.

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Offertoire (psaume 101)

Respéxit Dóminus in oratiónem humílium : scribántur haec in generatióne áltera, et pópulus qui creábitur laudábit Dóminum.

Le Seigneur fut attentif à la prière des humbles. Que cela soit écrit pour les âges futurs, et le peuple qui naîtra louera le Seigneur.

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Communion (psaume 21)

Anima mea Dómino vivet, et semen meum sérviet ipsi.

Mon âme vivra pour le Seigneur, et ma descendance le servira.

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On trouvera les partitions ici.

*

Laïcité finlandaise

La Commission finlandaise pour la non-discrimination et l’égalité a condamné la ville d’Espoo, dans la banlieue d’Helsinki, à une amende de 10.000 euros pour avoir « discriminé » un élève en l’exposant à des « contenus chrétiens » lors des fêtes de Noël et de printemps. Et la Commission « recommande » à la ville de verser 2.500 euros de dédommagement au « discriminé ».

L’élève en question voulait faire condamner l’école pour discrimination pendant toute sa scolarité en primaire : de 2018 à 2024. Mais la Commission n’a retenu que l’année 2024.

L’école est coupable d’avoir fait chanter « La saison des fleurs est venue », hymne traditionnellement chanté à la fin de l’année scolaire en Suède et en Finlande, tant dans le primaire que dans le secondaire. En Suède on ne chante plus guère que le premier couplet, car dès le deuxième il est question de la « bonté de Dieu ». En Finlande on chante le plus souvent les trois premiers couplets, en évitant donc le quatrième, qui évoque « Jésus-Christ ». L’aurait-on chanté à Espoo ? Quel scandale…

Mais ce n’est pas tout. L’école est également coupable d’avoir fait chanter à Noël un… chant de Noël. Où le seul mot « litigieux » est… Noël…

Le laïcisme totalitaire n’est donc plus une spécialité française.

Voici une traduction des deux chants. On verra à quel point ils sont « discriminants »…

La saison des fleurs est venue
Avec beauté et grande joie
Le délicieux été est proche
Quand l’herbe et les plantes s’épanouissent.
La douce chaleur du soleil suscite
Une nouvelle croissance dans ce qui était mort ;
Dès qu’elle approche
Une vie renaissante apparaît.

Les belles fleurs des prairies
Et les champs de graines qui germent
Les plantes en bourgeons dans les tonnelles
Et tous les arbres aux feuilles vertes
Doivent nous inciter à nous émerveiller
Devant la grande bonté de Dieu :
A méditer alors sur la grâce de Dieu
Qui dure tout au long de l’année.

Nous entendons les oiseaux élever joyeusement
Leur chant à plusieurs voix ;
Ne devons-nous pas alors louer
Notre Seigneur Dieu lui aussi sans tarder ?
Mon âme, exalte la splendeur de Dieu
Et que s’épanouissent des chants joyeux
Qui apportent la joie et la tendresse
De tels bienfaits inestimables.

Jésus-Christ, soleil levant,
Notre source de joie et de lumière
Reste avec nous jusqu’à la fin de la vie ;
Réchauffe nos esprits refroidis :
Renouvelle notre âme et notre esprit :
Marque nos cœurs du feu de l’amour :
Éloigne toute douleur et tout chagrin
De ta main la plus douce.

Vous, fleurs séduisantes de Sharon
Toi, lys dans la vallée verdoyante
Ah ! couronne l’âme en veillant
À ce que les bonnes actions y prévalent :
Répands ta miséricorde discrètement
Comme la rosée des neiges de Sion ;
Afin qu’elle embaume aussi agréablement
Que la belle rose du Liban.

Bénis la récolte de cette année qui croît,
Et arrose toute notre terre :
Sois notre pain quotidien ;
Bénis également la mer et le rivage.
Tes pas distillent la richesse.
Nourris-nous de ta parole
Et de sa douceur merveilleuse
Tant que nous vivons sur terre.

*

La neige blanche est tombée sur les bouleaux de la forêt, le lac est gelé tout au long, il attend les vents du printemps. Petit moineau, pauvre moineau, il a mangé toutes ses réserves de l’été. Le lac est gelé tout au long, il attend les vents du printemps.

Devant la porte d’une petite maison verte se tenait maintenant une jeune fille : – Petit moineau, viens comme avant, viens picorer les graines que je te donne ! C’est Noël chez nous, et toi, petit oiseau si gris, tu es tout seul. Petit moineau, viens comme avant, viens picorer les graines que je te donne !

L’oiseau vint aux pieds de la jeune fille, de ses ailes si joyeuses : – Je prendrai avec joie les graines que tu m’apportes. Dieu te récompensera, toi qui as été fidèle à un pauvre ami. Je prendrai avec joie les graines que tu m’apportes.

Je ne suis pas celui que tu crois, alors que tes yeux sont remplis de larmes. Je suis ton jeune frère, que tu as perdu au printemps l’année dernière. Quand tu as donné des miettes de pain au pauvre et que tu l’as bien nourri, tu les as données à ton frère, que tu as perdu au printemps l’année dernière.

Toujours le Filioque

Un lecteur m’a envoyé dimanche un lien vers un article d’un prêtre de la curie, Romano Tommasi, sur le Filioque.

Cela commence par un très long développement censé réfuter l’argument des orthodoxes disant que le concile d’Ephèse a interdit d’ajouter quoi que ce soit au Credo de Nicée-Constantinople. Cet argument est faible, car toute l’histoire de l’Eglise, comme toute l’histoire profane, est pleine d’interdits de ce genre qui ne sont jamais respectés. Mais l’interminable et inutile démonstration du P. Tommasi se retourne contre lui. Il souligne que le Credo arménien a fait des ajouts. En effet. Mais ils ne modifient en rien la foi exprimée par le Credo, contrairement au Filioque. Et quand il déclare : « Aujourd’hui les orientaux orthodoxes (les Eglises miaphysites ou non chalcédoniennes) ont toutes des Credo qui vont au-delà de la stricte règle du concile d’Ephèse », il fait frauduleusement des « Eglises miaphysites ou non chalcédoniennes » des Eglises orthodoxes alors que les orthodoxes ne les reconnaissent pas comme telles, et la vraie conclusion est que toutes les Eglises catholiques (Rome, Constantinople, Antioche, Jérusalem, Alexandrie) avaient le même Credo de Nicée-Constantinople, inchangé, jusqu’à ce que Rome le change.

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