La Commission finlandaise pour la non-discrimination et l’égalité a condamné la ville d’Espoo, dans la banlieue d’Helsinki, à une amende de 10.000 euros pour avoir « discriminé » un élève en l’exposant à des « contenus chrétiens » lors des fêtes de Noël et de printemps. Et la Commission « recommande » à la ville de verser 2.500 euros de dédommagement au « discriminé ».
L’élève en question voulait faire condamner l’école pour discrimination pendant toute sa scolarité en primaire : de 2018 à 2024. Mais la Commission n’a retenu que l’année 2024.
L’école est coupable d’avoir fait chanter « La saison des fleurs est venue », hymne traditionnellement chanté à la fin de l’année scolaire en Suède et en Finlande, tant dans le primaire que dans le secondaire. En Suède on ne chante plus guère que le premier couplet, car dès le deuxième il est question de la « bonté de Dieu ». En Finlande on chante le plus souvent les trois premiers couplets, en évitant donc le quatrième, qui évoque « Jésus-Christ ». L’aurait-on chanté à Espoo ? Quel scandale…
Mais ce n’est pas tout. L’école est également coupable d’avoir fait chanter à Noël un… chant de Noël. Où le seul mot « litigieux » est… Noël…
Le laïcisme totalitaire n’est donc plus une spécialité française.
Voici une traduction des deux chants. On verra à quel point ils sont « discriminants »…
La saison des fleurs est venue
Avec beauté et grande joie
Le délicieux été est proche
Quand l’herbe et les plantes s’épanouissent.
La douce chaleur du soleil suscite
Une nouvelle croissance dans ce qui était mort ;
Dès qu’elle approche
Une vie renaissante apparaît.
Les belles fleurs des prairies
Et les champs de graines qui germent
Les plantes en bourgeons dans les tonnelles
Et tous les arbres aux feuilles vertes
Doivent nous inciter à nous émerveiller
Devant la grande bonté de Dieu :
A méditer alors sur la grâce de Dieu
Qui dure tout au long de l’année.
Nous entendons les oiseaux élever joyeusement
Leur chant à plusieurs voix ;
Ne devons-nous pas alors louer
Notre Seigneur Dieu lui aussi sans tarder ?
Mon âme, exalte la splendeur de Dieu
Et que s’épanouissent des chants joyeux
Qui apportent la joie et la tendresse
De tels bienfaits inestimables.
Jésus-Christ, soleil levant,
Notre source de joie et de lumière
Reste avec nous jusqu’à la fin de la vie ;
Réchauffe nos esprits refroidis :
Renouvelle notre âme et notre esprit :
Marque nos cœurs du feu de l’amour :
Éloigne toute douleur et tout chagrin
De ta main la plus douce.
Vous, fleurs séduisantes de Sharon
Toi, lys dans la vallée verdoyante
Ah ! couronne l’âme en veillant
À ce que les bonnes actions y prévalent :
Répands ta miséricorde discrètement
Comme la rosée des neiges de Sion ;
Afin qu’elle embaume aussi agréablement
Que la belle rose du Liban.
Bénis la récolte de cette année qui croît,
Et arrose toute notre terre :
Sois notre pain quotidien ;
Bénis également la mer et le rivage.
Tes pas distillent la richesse.
Nourris-nous de ta parole
Et de sa douceur merveilleuse
Tant que nous vivons sur terre.
*
La neige blanche est tombée sur les bouleaux de la forêt, le lac est gelé tout au long, il attend les vents du printemps. Petit moineau, pauvre moineau, il a mangé toutes ses réserves de l’été. Le lac est gelé tout au long, il attend les vents du printemps.
Devant la porte d’une petite maison verte se tenait maintenant une jeune fille : – Petit moineau, viens comme avant, viens picorer les graines que je te donne ! C’est Noël chez nous, et toi, petit oiseau si gris, tu es tout seul. Petit moineau, viens comme avant, viens picorer les graines que je te donne !
L’oiseau vint aux pieds de la jeune fille, de ses ailes si joyeuses : – Je prendrai avec joie les graines que tu m’apportes. Dieu te récompensera, toi qui as été fidèle à un pauvre ami. Je prendrai avec joie les graines que tu m’apportes.
Je ne suis pas celui que tu crois, alors que tes yeux sont remplis de larmes. Je suis ton jeune frère, que tu as perdu au printemps l’année dernière. Quand tu as donné des miettes de pain au pauvre et que tu l’as bien nourri, tu les as données à ton frère, que tu as perdu au printemps l’année dernière.
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