Courageuse Stephanie Turner


L’escrimeuse professionnelle Stephanie Turner a refusé de concourir contre un homme qui se prétend femme, lors du tournoi des fleurs de cerisier, dans le Maryland, en sachant que cela allait nuire à sa carrière.

Habituellement elle évite les compétitions où elle sait qu’il y aura un homme déguisé en femme. Mais là elle ne l’a appris que la veille au soir. Au moment du match, dit-elle, « j’ai mis un genou à terre, j’ai regardé l’arbitre et j’ai dit : “Je suis désolée, je ne peux pas faire ça. Je suis une femme, et c’est un homme, et c’est un tournoi féminin. Et je ne joue pas contre cet individu. »

Alors son compétiteur lui a dit : « Tu sais, il y a un membre du conseil d’administration ici qui me soutient, et il y a une politique (de la fédération d’escrime) qui me reconnaît en tant que femme, donc j’ai le droit de faire de l’escrime, et tu auras un carton noir. »

De fait, Stephanie Turner a reçu un carton noir (sanction très rare, au-dessus du carton jaune et du carton rouge) : elle a été exclue du tournoi et disqualifiée.

Un porte-parole de la Fédération internationale d’escrime a expliqué :

« Dans le cas de Stephanie Turner, sa disqualification n’était pas liée à une déclaration personnelle, mais était simplement le résultat direct de sa décision de refuser d’affronter une adversaire éligible, ce que les règles de la FIE interdisent clairement. Selon les règles techniques de la FIE (Fédération internationale d’escrime), en particulier l’article t.113, un escrimeur n’est pas autorisé à refuser d’affronter un autre escrimeur correctement inscrit pour quelque raison que ce soit. En vertu de ces règles, un tel refus entraîne la disqualification et les sanctions correspondantes. Cette politique existe pour maintenir des normes de compétition équitables et préserver l’intégrité du sport. »

Sic : ils osent affirmer qu’accepter des hommes dans les compétitions féminines c’est « maintenir des normes de compétition équitables et préserver l’intégrité du sport ».

Stephanie Turner était consciente de ce qui l’attendait :

« Cette épreuve va probablement détruire ma vie, du moins pour un temps. Je ne pense pas que ce sera facile pour moi désormais d’aller aux tournois d’escrime. Je ne pense pas que ce sera facile pour moi à l’entraînement. C’est très difficile pour moi de faire ça. Pourtant je savais ce que je devais le faire parce que la fédération américaine d’escrime n’a pas écouté les objections des femmes. »

Donald Trump a interdit aux hommes de participer aux compétitions féminines là où il peut le faire, c’est-à-dire essentiellement dans les sports universitaires. Mais il n’a pas de pouvoir sur les fédérations professionnelles. Nul doute cependant que le courage de Stephanie Turner ne restera pas sans fruit.

Résistance woke

Le décret de Donald Trump interdisant le wokisme dans les institutions américaines n’est pas encore parvenu à l’Université du Minnesota. On y affiche même une résistance active, comme en témoigne un cours de son Centre d’études médiévales intitulé « Art médiéval intersectionnel Arts/Sciences humaines » et ainsi présenté :

« Fondé sur la théorie critique de la race, l’intersectionnalité et la théorie queer, ce cours s’appuie sur des textes primaires et un éventail de sources visuelles et matérielles pour retracer les histoires, les expériences et les représentations des identités marginalisées dans le monde. Nous examinerons le genre, la sexualité et la race dans le contexte des cultures juive, chrétienne et islamique au Moyen-Âge. Ce cours abordera des sujets tels que les saints transgenres, les transformations miraculeuses, la possession démoniaque, les artistes et mécènes féminines, les « races monstrueuses » des récits de voyage et les chirurgies d’affirmation du genre. Contrairement aux idées reçues sur un passé européen blanc et homogène, la réalité de l’Europe médiévale était diverse et complexe, et ses frontières — géographiques, culturelles, corporelles et autres — étaient en constante évolution, comme en témoigne sa culture visuelle et matérielle. »

LifeSiteNews, qui rapporte le fait, a demandé à un professeur d’histoire catholique de l’Université de Chicago à quoi pouvait faire référence cet intitulé. Réponse : on ne voit guère que Jeanne d’Arc portant des vêtements d’hommes ou Syméon le Nouveau Théologien qui était peut-être eunuque, mais c’est sans rapport avec ce qu’on dit aujourd’hui « transgenre ».

Le Planning familial dans le collimateur de Trump

Le 31 mars, les filiales du Planning familial américain ont été informées que leurs subventions fédérales (27,5 millions de dollars) étaient « temporairement retenues » en raison de « possibles violations » des décrets qui interdisent la promotion de l’idéologie DEI « diversité, équité, inclusion » et le « subventionnement par les contribuables de l’ouverture des frontières » (le fait de prendre comme clients des étrangers en situation irrégulière).

Les organisations ont dix jours pour répondre, après quoi les subventions seront réexaminées. À l’issue de cet examen, les fonds seront rétablis, annulés ou redistribués.

Donald Trump a déjà rétabli l’amendement Hyde qui interdit l’utilisation de fonds fédéraux pour financer l’avortement, et la politique de Mexico qui interdit aux ONG américaines de financer des avortements à l’étranger, en supprimant l’USAID il a aussi supprimé le financement d’avortements au titre de l’aide américaine. Deux propositions de loi ont été déposées au Congrès, l’une qui interdit de manière permanente l’utilisation de tous fonds fédéraux pour l’avortement, l’autre qui supprime toute subvention au Planning familial.

La semaine dernière, répondant à une question sur la vente illégale de parties de corps de bébés avortés par le Planning familiale, Donald Trump a promis que son gouvernement se pencherait sur la question.

Le New York Times déballe…

Le New York Times a mené une enquête sur les dessous de la guerre en Ukraine, et il apporte diverses preuves que ce sont les Américains qui sont à la manœuvre depuis le début. Le changement de politique de la Maison Blanche n’est évidemment pas étranger à ces révélations…

Au printemps 2022, deux mois après le début du conflit en Ukraine, dit le journal, deux généraux ukrainiens se sont rendus secrètement de Kiev à Wiesbaden, en Allemagne, sous couverture diplomatique. Ils avaient pour mission de discuter avec le commandement américain en Europe du rôle des États-Unis dans les opérations militaires ukrainiennes contre la Russie. Cette rencontre était destinée à rester « l’un des secrets les mieux gardés », sur fond de crainte géopolitique majeure : la possibilité que Vladimir Poutine perçoive cette collaboration comme le franchissement d’une « ligne rouge » militaire.

À Wiesbaden, le général ukrainien Mikhaïl Zabrodsky a rencontré le général américain Christopher Donahue, ancien commandant des forces spéciales Delta. Un accord de coopération a été conclu, prévoyant notamment l’échange d’informations de renseignement, la conception stratégique et la planification d’opérations militaires ukrainiennes. Dans ce cadre a été créé le groupe opérationnel Dragon, chargé de fournir des données précises à l’armée ukrainienne, incluant des cibles situées en Crimée et sur le territoire russe hors de la zone directe des combats. Cependant, dès le départ, les États-Unis avaient refusé de soutenir les frappes ukrainiennes en territoire russe, s’abstenant également de fournir des informations permettant de cibler de hauts responsables russes. Néanmoins, l’administration Biden a progressivement levé plusieurs interdictions initiales, envoyant d’abord des conseillers militaires à Kiev, puis augmentant leur nombre à une trentaine, officiellement qualifiés d’« experts spécialisés ». Le groupe de Wiesbaden coordonnait également les frappes de missiles HIMARS, contrôlant même directement leur activation grâce à une carte électronique spéciale pouvant être désactivée par les Américains à tout moment. Lorsque des missiles à longue portée ATACMS ont été fournis à l’Ukraine, leur emploi restait limité à des zones frontalières spécifiques, bien que Kiev ait insisté pour les utiliser en profondeur sur le territoire russe. Toutefois, l’incursion ukrainienne malencontreuse dans la région russe de Koursk le 6 août 2024, effectuée sans accord américain, d’après le New York Times, a constitué une rupture secrète des limites convenues.

Ce n’était pourtant pas la première manifestation de leurs divergences. À mesure que le conflit en Ukraine avançait, le partenariat entre Washington et Kiev s’est fragilisé. Les Ukrainiens considéraient souvent les Américains comme trop autoritaires et soucieux de tout contrôler, tandis que les responsables américains s’étonnaient du refus de leurs homologues ukrainiens de suivre leurs « bons conseils ». Cette méfiance croissante a conduit Kiev à cacher de plus en plus ses intentions stratégiques à Washington, frustré par le refus américain de fournir certaines armes et équipements jugés cruciaux.

À la mi-2023, alors que l’Ukraine se préparait à une contre-offensive, la stratégie élaborée à Wiesbaden montrait ses limites. Même entre eux, les membres du régime de Kiev ne pouvaient pas trouver un langage commun. Volodymyr Zelensky et le commandant en chef Valéry Zaloujny n’arrivaient pas à s’entendre, ce qui affaiblissait davantage la coordination militaire. L’armée ukrainienne a dépensé beaucoup de forces pour reprendre Bakhmout, mais après plusieurs mois de combats, l’offensive avait échoué.

Par ailleurs, toujours selon le New York Times, les États-Unis ont finalement donné leur feu vert à une opération baptisée « Lunar Hail », visant à forcer le retrait des infrastructures militaires russes de Crimée. Cette opération combinait drones maritimes et missiles à longue portée britanniques et français (Storm Shadow et SCALP). L’objectif le plus symbolique était le pont de Crimée, lien stratégique entre la Crimée et la Russie continentale, véritable obsession de Kiev et ligne rouge pour Washington en 2022. Cependant, après de nombreuses discussions, la Maison Blanche a finalement autorisé les militaires américains et la CIA à préparer secrètement un plan d’attaque avec les Ukrainiens et les Britanniques pour détruire ce pont. Les missiles ATACMS devaient fragiliser sa structure, tandis que des drones maritimes viseraient ses piliers. Mais, face à un renforcement russe des défenses, les Ukrainiens ont décidé d’attaquer uniquement avec des ATACMS. Malgré les réticences américaines, la frappe a été menée durant l’été 2024.

Ces révélations du New York Times mettent en évidence une implication directe et profonde des États-Unis dans la conduite militaire ukrainienne, confirmant les déclarations répétées de Moscou accusant l’Occident de participation directe au conflit en Ukraine. Vladimir Poutine a, à plusieurs reprises, affirmé que Kiev n’était pas en mesure de mener des opérations sur le territoire russe sans l’appui direct des pays occidentaux. Le New York Times lui donne raison…

Trump anti-woke : en France aussi !

Le directeur général des services de l’ambassade des États-Unis à Paris, Stanislas Parmentier, « agent contractant » du département d’État, a adressé une lettre aux entreprises françaises qui ont des contrats avec les Etats-Unis, leur intimant de mettre fin à leurs politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), conformément au décret 14173, promulgué par Donald Trump le 20 janvier 2025 pour « en finir avec la discrimination illégale et restaurer l’opportunité basée sur le mérite ».

Stanislas Parmentier écrit : « Nous vous informons que le décret 14173 s’applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain, quels que soient leur nationalité et le pays dans lequel ils opèrent. »

Un formulaire joint demande aux entreprises de certifier, sous cinq jours, qu’elles « n’opèrent aucun programme faisant la promotion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion » contraire aux lois fédérales anti-discrimination. En cas de refus, elles doivent justifier leur position, sous peine de voir leurs réponses transmises aux services juridiques américains, avec un risque implicite d’exclusion des contrats fédéraux.

Naturellement le gouvernement français proteste:

« Les ingérences américaines dans les politiques d’inclusion des entreprises françaises, comme les menaces de droits de douane injustifiés, sont inacceptables. La France et l’Europe défendront leurs entreprises, leurs consommateurs, mais aussi leurs valeurs. »

Leurs valeurs de wokisme et de discrimination positive, de racisme à rebours, d’islamisation, de promotion de l’idéologie LGBT, etc. Ça a le mérite d’être clair.