Au ministère du Travail (américain)

Lu sur Rorate Caeli :

Wolfe : Au revoir, pour le moment

Ce fut un honneur d’écrire occasionnellement pour Rorate, en particulier sur la liturgie, les sacrements et la musique sacrée. Il en va de même pour les éditoriaux que j’ai eu la chance de publier dans les journaux au cours des dernières années sur la messe traditionnelle.

Cette semaine, j’ai pris mes fonctions au sein du gouvernement Trump, à la tête du bureau chargé des questions religieuses au ministère américain du Travail. De la lutte contre les préjugés antichrétiens à la promotion de la liberté religieuse, cette nomination est une opportunité unique que j’ai le privilège d’avoir, à la tête d’une équipe de personnes nommées pour mener à bien cette mission.

À cette fin, je ne m’exprimerai pas à titre personnel pendant que je serai au service du gouvernement. Mais j’espère que vous apprécierez le travail qui sera accompli, de la Maison Blanche aux agences fédérales telles que le ministère du Travail, à une époque où les préjugés et la discrimination à l’égard de ceux qui croient en Dieu, l’adorent et le servent ne manquent pas. Je vous demande de me garder dans vos prières.

Ken

Libertés américaines

Le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé samedi dernier une loi de liberté scolaire qui était en préparation depuis dix ans et qui a fini par vaincre les oppositions. « Le jour est venu où les parents peuvent choisir l’école qui convient le mieux à leur enfant », a-t-il déclaré.

Cette loi va permettre à plus de cinq millions d’élèves inscrits dans le système scolaire public du Texas de fréquenter des écoles privées, avec une aide pouvant atteindre 10.000 dollars par élève. Elle permet également aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile de recevoir 2.000 dollars par élève pour couvrir les frais de scolarité.

Les démocrates et les syndicats d’enseignants craignent que cette mesure n’entraîne la fermeture d’écoles publiques. Mais Greg Abbott insiste sur le fait que les familles doivent disposer de plus d’options en matière d’éducation de leurs enfants, surtout compte tenu de l’intrusion de l’idéologie woke dans les programmes scolaires ces dernières années.

Et il est évidemment en phase avec le gouvernement Trump qui démantèle les politiques LGBT et DEI et le ministère de l’Education lui-même.

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Le parquet de Washington a ouvert une enquête fédérale à propos de la loi de cet Etat qui oblige les prêtres à rompre le secret de la confession sous peine de prison.

« La loi SB 5375 exige que les prêtres catholiques violent leur foi profonde afin d’obéir à la loi, ce qui constitue une violation de la Constitution et une atteinte à la liberté de religion qui ne peut être tolérée dans notre système constitutionnel », a écrit le procureur général adjoint Harmeet Dhillon dans un communiqué de presse.

Le secret de la confession supprimé

C’est dans l’Etat de Washington. La loi supprimant le secret de la confession, sous peine de prison, a été signée hier par le gouverneur Bob Ferguson, qui a osé mettre en avant sa « foi catholique » et l’avis de son oncle prêtre jésuite. Le « catholique » Ferguson est un militant pro-avortement et pro-LGBT.

Le projet de loi a été adopté par les sénateurs le 28 février par 28 voix contre 20, et par les députés le 11 avril par 64 voix contre 31.

J’avoue que je n’y croyais pas. Mais c’est arrivé. Le lendemain du jour où Trump met en place une commission pour la liberté religieuse.

Il s’agit évidemment de la lutte contre les « abus » sexuels. Il a été abondamment démontré que lever le secret de la confession ne changerait rien, mais l’occasion est trop bonne pour s’en prendre à un sacrement.

Tracey Yackley, « directrice des opérations » (sic) de la conférence des évêques de l’Etat de Washington, a répondu à LifeSiteNews qu’il n’y avait aucun commentaire à faire… Il est vrai que l’an dernier les évêques avaient approuvé un projet de loi similaire qui avait avorté.

Le code de droit canonique dit toujours (canon 1386) que le prêtre qui viole le secret de la confession est excommunié. Mais le code de droit canonique est sans doute obsolète dans l’Eglise d’aujourd’hui. Puisqu’on ne sait plus ce qu’est un sacrement.

Un coup contre la censure

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé hier la fermeture de l’agence fédérale chargée de lutter contre la « désinformation » étrangère (Counter Foreign Information Manipulation and InterferenceR/FIMI).

Cette agence, a-t-il <a href="http://&lt;!– wp:embed {"url":"https://www.state.gov/secretary-of-state-marco-rubio-with-mike-benz/?utm_source=homepage\u0026utm_medium=hero\u0026utm_id=s_benz","type":"rich","providerNameSlug":"embed"} –> <figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-embed wp-block-embed-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper"> https://www.state.gov/secretary-of-state-marco-rubio-with-mike-benz/?utm_source=homepage&utm_medium=hero&utm_id=s_benz </div></figure> dit, coûtait plus de 50 milliards de dollars par an et dépensait des millions « pour faire taire les voix d’Américains qu’elle était censé défendre ».

Les fonds économisés permettront de « défendre la liberté d’expression, qui est menacée dans le monde entier, y compris dans des pays alliés ». Et Rubio d’évoquer ces « cas », en Europe occidentale, « où des gens postent quelque chose en ligne et puis la police frappe à la porte et vous allez en prison 60 jours ».

Les Républicains n’ont toujours pas digéré les menaces à répétition de la Commission européenne contre les réseaux sociaux et nommément contre Elon Musk.

« Si un pays, ou un groupe de pays dans le cas de l’UE (…), s’en prend à des Américains pour leurs propos, ça devient une source d’irritation pour les États-Unis et c’est même plus qu’irritant. Cela empêche de coopérer, s’ils s’en prennent non seulement à quelqu’un de connu comme Elon, mais à n’importe qui. »

Marco Rubio souligne que le gouvernement Trump soulève la question de la liberté d’expression dans ses entretiens avec des dirigeants européens : « Vous allez voir que nous continuons à mettre l’accent là-dessus dans notre diplomatie ».

Marco Rubio est aujourd’hui à Paris…

Etats-Unis – Russie

La rencontre hier entre responsables russes et américains à Istanbul avait pour but principal de normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays.

Aujourd’hui, Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président des Etats-Unis, est de nouveau en Russie. En fin de matinée il a rencontré Kirill Dmitriev à Saint-Pétersbourg. Il rencontre une nouvelle fois Vladimir Poutine cet après-midi. (Dmitriev était l’envoyé de Poutine à Washington le 3 avril.)

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L’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Bridget Brink, démissionne. C’est une amie de Victoria Nuland et elle n’est plus en phase avec la nouvelle politique américaine… et elle ne peut plus distribuer l’argent de l’USAID à ses clients…