March for life

Il y avait beaucoup de monde comme d’habitude à la Marche nationale pour la vie, à Washington, hier. Dès 2018 Donald Trump avait fait de cet anniversaire de l’arrêt Roe contre Wade la « Journée nationale du caractère sacré de la vie ». Voici son message de cette année.

Le 4 juillet 1776, notre Déclaration d’indépendance affirmait à juste titre que chaque être humain est doté par Dieu Tout-Puissant du droit inaliénable à la vie.  Au cours des 250 années qui ont suivi, notre engagement envers cette vérité a été la source de notre force et le fondement de notre grandeur — et il a aidé l’Amérique à rester la plus grande force au service de la justice et de l’épanouissement humain dans l’histoire du monde. En cette Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine, nous renouvelons notre engagement indéfectible à promouvoir une culture qui respecte, défend et chérit la dignité inhérente et la valeur infinie de chaque âme humaine précieuse.

Aujourd’hui marque le 53e anniversaire de l’affaire Roe v. Wade, une atrocité morale et constitutionnelle qui a réduit au silence le peuple américain et privé les États de leur droit de protéger les enfants à naître. Heureusement, en juin 2022, la Cour suprême des États-Unis a corrigé cette décision désastreuse et des décennies d’abus judiciaires de la gauche en rendant la politique en matière d’avortement au peuple américain dans les États. Au cours de mon premier mandat, j’ai été fier d’avoir nommé trois des juges associés qui ont remporté cette victoire triomphale pour la vie, la liberté et la démocratie américaine.

Dès mon retour à la présidence des États-Unis, en tant que 47e président, j’ai pris des mesures décisives pour protéger les enfants à naître et rétablir une culture qui défend sans complexe le caractère sacré de la vie.  J’ai été fier d’appliquer l’amendement Hyde et de rétablir la politique de Mexico, mettant ainsi fin au financement de l’avortement par les contribuables, tant au niveau national qu’international. J’ai également gracié 23 militants pro-vie qui avaient été injustement pris pour cible et poursuivis par un ministère de la Justice (DOJ) utilisé comme une arme pour avoir pratiqué leur foi et vécu selon leur conscience. Sous ma direction, le DOJ enquête actuellement sur l’utilisation du gouvernement comme arme contre les chrétiens et les Américains croyants.

L’été dernier, j’ai également signé avec fierté la loi One Big Beautiful, une victoire monumentale pour la vie et la famille américaine qui étend le crédit d’impôt pour enfants, améliore l’accès aux services de garde d’enfants, rend permanent le crédit d’impôt pour congés payés, protège Medicaid contre le financement des grands prestataires d’avortement et crée des comptes Trump pour les nouveau-nés pour l’avenir de notre nation.  Mon administration s’engage également à soutenir les politiques qui encouragent l’adoption, favorisent le placement en famille d’accueil et protègent les femmes enceintes et les mères. À tous les niveaux du gouvernement fédéral, mon administration fait avancer avec audace des politiques qui protègent les plus vulnérables d’entre nous et favorisent la croissance et la réussite des familles américaines.

Aujourd’hui, nous défendons la vérité éternelle selon laquelle chaque être humain est créé à l’image et à la ressemblance sacrées de Dieu, doté d’une valeur infinie et d’un potentiel illimité. Nous rendons hommage aux leaders, parents, étudiants et citoyens ordinaires héroïques — y compris ceux qui se rassemblent ce week-end pour la Marche pour la vie à Washington, D.C. — qui ont courageusement défendu les plus vulnérables et pris la parole pour ceux qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes.  En tant que président, je m’engage à toujours être la voix des sans-voix et à ne jamais me lasser de lutter pour protéger la dignité intrinsèque de chaque enfant, né ou à naître.

Aujourd’hui, j’appelle le peuple américain à se joindre à moi pour honorer la dignité de chaque vie humaine, y compris celles qui ne sont pas encore nées, pour continuer à prendre soin des femmes confrontées à une grossesse inattendue et pour soutenir l’adoption et le placement en famille d’accueil de manière plus significative afin que chaque enfant puisse avoir un foyer aimant.  Enfin, je demande à chaque citoyen de cette grande nation d’écouter le silence causé par une génération qui nous a été enlevée, puis d’élever la voix pour toutes les personnes touchées par l’avortement, visibles ou invisibles.

Le vice-président JD Vance était présent. Il a déclaré notamment :

Nous devons être clairs, nous ne pouvons pas rester neutres, notre pays ne peut pas rester indifférent au sort des générations futures. Réfléchissez-y : qu’est-ce qui donne finalement un sens et une raison d’être aux États-Unis d’Amérique ? Toutes les civilisations ont été contraintes de répondre à cette question. Nous marchons aujourd’hui parce que vous avez une réponse à cette question, sur le type de civilisation que nous sommes, sur le type de civilisation que nous allons devenir à l’avenir.

Dans le monde païen antique, abandonner les enfants était monnaie courante, il y avait les sacrifices d’enfants chez les Mayas. La barbarie se caractérise par le fait que nous traitons les bébés comme des nuisances à éliminer plutôt que comme des bénédictions à chérir. Mais l’héritage de notre civilisation est tout autre, car comme nous le dit l’Écriture, chaque vie est merveilleusement et admirablement faite par notre Créateur.

La Marche pour la vie […] n’est pas seulement une question politique […]. Il s’agit de savoir si nous resterons une civilisation sous l’autorité de Dieu ou si nous reviendrons finalement au paganisme qui dominait le passé. Aujourd’hui, l’extrême gauche de ce pays dit à nos jeunes que le mariage et les enfants sont des obstacles, qu’il est irresponsable, voire immoral, en raison du « changement climatique » ou pour d’autres raisons, d’encourager nos jeunes à fonder une famille. Ils nous disent que la vie elle-même est un fardeau, mais nous qui participons à cette marche… nous savons que c’est un mensonge. Nous savons que la vie est un cadeau, nous savons que les bébés sont précieux parce que nous les connaissons, nous les aimons et nous voyons comment ils peuvent transformer nos familles.

Nous savons que la famille n’est pas seulement une source de grande joie, mais qu’elle fait partie du dessein de Dieu pour les hommes et les femmes, un dessein qui s’étend à notre famille, à notre quartier, à notre communauté et aux États-Unis d’Amérique eux-mêmes. Et nous savons ici que traiter tout le monde avec dignité n’est pas toujours facile, ce n’est pas toujours pratique, mais c’est la bonne chose à faire.

Certains d’entre vous se souviennent peut-être que dans mon discours de l’année dernière, je vous avais dit que l’une des choses que je souhaitais le plus aux États-Unis d’Amérique était d’avoir plus de familles et plus de bébés. Que cela soit donc consigné dans les archives : vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu’il prêche.

Il avait commencé son discours en soulignant que sa femme était enceinte de leur quatrième enfant.

L’avortement en Angleterre

Le nombre d’avortements a augmenté de 11 % en 2023 (sic, heureusement qu’il y a l’informatique) en Angleterre et au Pays de Galles. Le taux s’est établi à 23 avortements pour 1.000 habitants, ce qui est le taux le plus élevé depuis la légalisation du meurtre de l’enfant à naître.

Le taux d’avortement chez les femmes âgées de 35 ans et plus est passé de 7,1 pour 1.000 femmes en 2013, à 12,3 pour 1.000 femmes en 2023. Le taux chez les femmes de 20 à 24 ans reste constant à 39,4 pour 1.000.

Selon les experts interrogés par le Guardian, la raison principale est le « coût de la vie ». La raison secondaire le « manque de contraception »…

On note que l’article du Guardian est signé Hannah Al-Othman. On tue les bébés britanniques. Mais on importe les journalistes qui relatent le génocide…

La région de Moscou agit pour la vie

A l’initiative du patriarche Cyrille, le parlement régional de Moscou a adopté le 4 décembre une loi qui prévoit « des mesures sociales et médicales visant à créer dans la région un environnement propice à la préservation de la grossesse et à l’affirmation des valeurs familiales traditionnelles. »

« L’adoption de cette loi est une réponse concrète et opportune à l’instruction de Sa Sainteté le Patriarche. En créant des centres de soutien, l’État assume le rôle de défenseur de la vie et d’aide aux femmes qui se trouvent en situation de crise, a commenté le père Vasily Losev, chef du secrétariat du Conseil mondial du peuple russe. Au total, 28 régions de Russie ont adopté des lois interdisant la coercition à l’avortement. Parmi elles, la région de Moscou est devenue la première entité fédérale à prendre les mesures les plus étendues, en mettant en place un système complet de mesures visant à protéger la vie humaine et à soutenir la maternité, qui incarne les principes de protection de la maternité et de responsabilité envers les générations futures inscrits dans la Constitution russe. »

Le président du parlement régional, Igor Bryntsalov, a indiqué que parmi les principales dispositions de la nouvelle loi figurent :

  • la création de centres de soutien médical et social pour les femmes enceintes
  • l’introduction de modules de discours spéciaux pour les médecins afin de leur inculquer une attitude positive à l’égard de l’accouchement
  • l’obligation d’informer les femmes des risques et des conséquences de l’avortement sur la santé.

Selon lui, la loi accorde une attention particulière à la lutte contre la coercition à l’avortement, entendue comme la persuasion, la corruption ou la tromperie.

L’adoption de la loi est considérée comme une mesure concrète dans la mise en œuvre de la résolution du XXVIIe Conseil mondial du peuple russe (CMPR), qui s’est tenu les 18 et 19 novembre.

Le projet de loi a été préparé par la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, avec la participation de la branche régionale du CMPR dans la région de Moscou et du service juridique de la métropole de Moscou, avec le soutien du gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, et du vicaire patriarcal, le métropolite Pavel de Kroutitsi et Kolomna.

Image du Conseil mondial du peuple russe.

L’euthanasie au Canada

Le gouvernement du Canada a publié son sixième rapport annuel sur l’euthanasie légale, dite « aide médicale à mourir » (AMM), pour l’année 2024 : 16.499 personnes ont été tuées de cette façon l’année dernière. Un chiffre en augmentation de 6,9% par rapport à 2023.

Le texte rappelle et souligne que « l’AMM n’est pas classée comme cause de décès par l’Organisation mondiale de la santé ». Car c’est « un service de santé fourni dans le cadre de soins de fin de vie ou complexes auquel une personne peut accéder dans des circonstances très limitées ». Mais de moins en moins limitées. D’ailleurs on ne voit pas pourquoi il faudrait limiter un « service de santé »…

Au Canada, deux « voies » sont prévues pour demander l’« aide médicale à mourir ». Il y a la « voie 1 » si la mort est « raisonnablement prévisible » (sic) ou la « voie 2 » si elle ne l’est pas du tout : la « voie 2 » a été mise en place en 2021 pour pouvoir tuer des gens qui ne sont pas malades.

En 2024, 95,6% des cas d’AMM relevaient de la voie 1, et 4,4% de la voie 2. Mais le taux de croissance est nettement supérieur pour la seconde voie : 17,1% entre 2023 et 2024. Il s’agit en majorité des femmes et déclarant une situation de handicap à 61,5%, ont témoigné souffrir de solitude ou d’isolement pour 44,7% d’entre elles et craindre d’être perçues comme une « charge » pour leur famille, amis ou proches aidants, pour plus de la moitié.

« Santé Canada continuera de travailler avec les systèmes de santé provinciaux et territoriaux, les experts, les intervenants, les partenaires autochtones et les membres du public afin de s’assurer que l’AMM soit administrée de façon sécuritaire, appropriée, respectueuse, inclusive et fondée sur la dignité humaine », déclare Marjorie Michel, ministre de la Santé… Ce qui fait au moins cinq diaboliques et inhumains mensonges en une seule phrase.

Les pervers

Le gouvernement britannique a interdit l’usage des bloqueurs de puberté censés permettre aux enfants de « changer de genre ». Mais des « essais cliniques encadrés » sont possibles. Le King’s College de Londres va donc entreprendre un « essai clinique » sur une centaine d’enfants…

La responsable du projet reconnaît que les effets négatifs possibles « incluent des impacts sur la fertilité, le développement neurologique et la structure osseuse ». Mais c’est l’idéologie transgenre qui prime : les traitements sont censés réduire l’anxiété et la dépression, en « alignant mieux le corps sur l’identité ressentie ».