✝︎ Anna Záborská ✝︎

Anna Záborská est morte à Bratislava, elle avait 77 ans.

Entre 2004 et 2019, elle a été membre de la commission des droits des femmes au Parlement européen, et même présidente de cette commission entre 2007 et 2009. Puis elle fut député au Parlement slovaque.

Elle fut une militante infatigable du combat pour la vie et la famille, avec d’autant plus de courage qu’elle se battait au Parlement européen, temple de la culture de mort.

J’avais évoqué son action à plusieurs reprises. On retrouvera mes notes en tapant Záborská ici, et celle-ci qui ne veut pas s’afficher.

Toujours la Cour suprême

La décision de la Cour suprême des Etats-Unis de jeudi dernier était quelque peu passée inaperçue, même de Gènéthique qui n’y fait écho que ce matin, elle est pourtant aussi importante, voire davantage, que les deux décisions du jour suivant qui ont eu les honneurs (ou plus souvent déshonneur) des gazettes.

La Cour suprême a jugé que les Etats peuvent empêcher le versement des fonds publics de Medicaid au Planning familial.

En 2018 le gouverneur de Caroline du Sud avait exclu le Planning familial du programme d’Etat Medicaid à cause des avortements qu’il pratique. Une femme avait intenté un recours, au motif que le diabète rendait sa grossesse dangereuse, et l’Etat de Caroline du Sud avait considéré comme nul et non avenu ce recours devant la justice administrative. La Cour s’est rendue à cet avis, par 6 voix contre 3 (comme d’habitude).

L’euthanasie au Royaume-Uni

Les députés britanniques ont adopté en deuxième lecture le projet de loi sur le « suicide assisté », par 314 voix contre 291, soit une majorité plus faible (23) que lors de la première lecture (55).

Le texte a été modifié par quelques amendements, dont celui qui exclut du « bénéfice » de la loi les anorexiques… Mais la loi concerne toujours les malades mentaux et même les personnes qui se sentent encombrantes »…

Mais l’essentiel demeure, notamment l’infaillibilité reconnue aux médecins-prophètes qui tueront les personnes qui n’ont que six mois à vivre.

Le texte devrait être adopté aussi par la chambre des Lords et reviendra aux Communes qui ont de toute façon le dernier mot. La seule incertitude concerne la lenteur du processus. Si tout n’est pas terminé avant la fin de la session parlementaire il faudra tout recommencer, comme chez nous avec la dissolution.

L’avortement sans limite

Les députés britanniques ont très largement adopté hier, par 379 voix contre 137, un amendement qui dépénalise l’avortement sans aucune limite.

La loi actuelle stipule que l’avortement est illégal mais qu’il est dépénalisé jusqu’à la 24e semaine de grossesse. Quand l’amendement sera définitivement voté, cette limitation n’existera plus.

Toutefois un autre amendement, visant à établir l’avortement comme un « droit », n’a pas été adopté.

La France extrémiste LGBT

La France a donc atteint le degré extrême de la pourriture LGBT, et de façon officielle. Ce qui n’est pas étonnant dans un pays qui inscrit dans sa Constitution le droit de tuer les bébés.

C’est la « Défenseure des droits », Claire Hédon, qui dénonce « l’ampleur des discriminations » visant partout, dans tous les domaines, les prétendues « personnes transgenres ». Et il faut que ça change. Elle « entend réaffirmer l’importance du respect de l’identité de genre et rappeler le droit applicable ».

Respecter la soi-disant identité de genre, cela veut dire concrètement :

— Dans les fichiers des entreprises et de l’administration, on doit utiliser le mot « Monsieur » ou « Madame » que veut la personne, indépendamment de son sexe, ou supprimer cette mention.

— Les procédures de changement de prénom et de « sexe » à l’état civil doivent être « déjudiciarisées, déclaratoires, accessibles et rapides ».

— Les mineurs doivent également pouvoir bénéficier de cette procédure.

— Il faut mettre fin aux « exigences déraisonnables » auxquelles sont confrontées les personnes prétendument transgenres dans leur parcours de soins. Un gynécologue ne pourra plus refuser d’examiner un homme qui se prétend femme.

— Les fédérations sportives ne doivent plus refuser de faire concourir des « personnes transgenres » : les hommes qui se disent femmes peuvent participer à toutes les compétitions féminines.

— Les « personnes transgenres » condamnées à des peines de prison doivent être incarcérées dans la prison correspondant à leur genre : les hommes qui se disent femmes doivent être mis dans une prison pour femmes. La « Défenseure des droits » ne précise pas si elle fournit les préservatifs aux femmes qui vont être violées.

La France est devenue véritablement immonde.