
Des « collectifs féministes » ont revendiqué les collages et dégradations effectués dans la nuit du 11 au 12 juin sur la façade de la maison médicale La Présence, dans le 3e arrondissement de Lyon, parce que les médecins qui exercent dans cette maison créée par une association catholique font jouer la clause de conscience et refusent de délivrer des contraceptifs.
Ainsi agissent des adeptes de la tolérance et du vivre ensemble contre des médecins qui sont dans leur droit.
Il s’agit d’actions d’intimidation, puisqu’on peut se faire prescrire des contraceptifs partout ailleurs, et clairement revendiquées comme telles, avec en prime l’exigence de la suppression de la clause de conscience :
En réaction aux diverses enquêtes (Médiapart et Rue89) , lettre ouverte et face à l’inaction de l’État, nous, les Collages féministes Lyon, les Lesbiennes contre le patriarcat et Nous Toutes Rhône, nous sommes unies pour dénoncer à nouveau et tant qu’il le faudra les agissements de la maison médicale La Présence, qui ne respecte pas certains droits fondamentaux pourtant inscrits dans la loi, et qui institutionnalise le recours à une clause de conscience dont nous voulons souligner la dangerosité pour nos corps et nos libertés.
On note l’ignoble mensonge sur la « dangerosité » de la clause de conscience, mais on se demande aussi pourquoi les lesbiennes ont un besoin vital de contraceptifs.
