Pan sur le bec des corbeaux

Christian Espeso, directeur de l’ensemble scolaire catholique de l’Immaculée Conception à Pau, avait été dénoncé par Libération comme enfreignant gravement la laïcité. Le journal de ragots antichrétiens faisait caisse de résonance aux syndicats qui pointaient des confessions organisées durant le temps scolaire, des cours d’instruction religieuse tenant du catéchisme avec des questions liées à l’existence de Dieu (sic), et une conférence de Reynald Secher sur un soi-disant « génocide vendéen ».

En septembre 2024 Christian Espeso avait été convoqué par le Conseil académique ; Il avait été cuisiné pendant près de dix heures sans interruption… Au vu des preuves accablantes (un lycée catholique qui enseigne la doctrine catholique et qui fait venir un conférencier qui a « une approche révisionniste de l’Histoire »), le rectorat l’avait suspendu pour trois ans.

Mais le tribunal administratif de Pau vient de le blanchir. Il annule la sanction, et condamne l’Etat à lui verser 2.000 €.

Christian Espeso n’avait bénéficié d’aucune soutien de ce qui s’appelle encore par antiphrase « l’Enseignement catholique ».

Libertés américaines

Le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé samedi dernier une loi de liberté scolaire qui était en préparation depuis dix ans et qui a fini par vaincre les oppositions. « Le jour est venu où les parents peuvent choisir l’école qui convient le mieux à leur enfant », a-t-il déclaré.

Cette loi va permettre à plus de cinq millions d’élèves inscrits dans le système scolaire public du Texas de fréquenter des écoles privées, avec une aide pouvant atteindre 10.000 dollars par élève. Elle permet également aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile de recevoir 2.000 dollars par élève pour couvrir les frais de scolarité.

Les démocrates et les syndicats d’enseignants craignent que cette mesure n’entraîne la fermeture d’écoles publiques. Mais Greg Abbott insiste sur le fait que les familles doivent disposer de plus d’options en matière d’éducation de leurs enfants, surtout compte tenu de l’intrusion de l’idéologie woke dans les programmes scolaires ces dernières années.

Et il est évidemment en phase avec le gouvernement Trump qui démantèle les politiques LGBT et DEI et le ministère de l’Education lui-même.

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Le parquet de Washington a ouvert une enquête fédérale à propos de la loi de cet Etat qui oblige les prêtres à rompre le secret de la confession sous peine de prison.

« La loi SB 5375 exige que les prêtres catholiques violent leur foi profonde afin d’obéir à la loi, ce qui constitue une violation de la Constitution et une atteinte à la liberté de religion qui ne peut être tolérée dans notre système constitutionnel », a écrit le procureur général adjoint Harmeet Dhillon dans un communiqué de presse.

Trump supprime le ministère de l’Education

Donald Trump : « Aujourd’hui, nous prenons une mesure historique qui est en devenir depuis 45 ans. Dans quelques instants, je signerai un décret pour commencer à éliminer le ministère de l’Éducation une fois pour toutes. Après 45 ans, les États-Unis dépensent de loin plus d’argent pour l’éducation que tout autre pays et dépensent de loin plus par élève… pourtant, nous nous classons près du bas de la liste en termes de réussite. »

Dans le texte du décret, Donald Trump souligne que « depuis 1979, le ministère de l’Éducation a dépensé plus de 3.000 milliards de dollars sans pratiquement rien à afficher à son actif ».

Toutes les compétences sont donc rendues aux Etats, il ne restera au niveau fédéral que la gestion de certaines bourses. « Nous allons prendre soin de nos enseignants, et je crois que les États en prendront mieux soin que ce n’est le cas actuellement. Nous allons aimer et chérir nos enseignants ainsi que les enfants. »

Le président de la chambre des représentants, Mike Johnson, a exprimé sa satisfaction : « Pendant de nombreuses décennies, le ministère fédéral de l’Éducation a laissé tomber nos élèves, nos familles et nos enseignants. L’éducation est mieux gérée par les parents, les enseignants et les personnes les plus proches des élèves, et non par les bureaucrates de Washington. Le président Trump tient sa promesse et rend l’éducation aux États. »

Cela dit, il y faut un vote du Sénat, avec une majorité de 60. Et les républicains sont 53.

La déséducation nationale : 60 contre zéro

Le « Conseil supérieur de l’éducation » a validé à l’unanimité de ses 60 membres le projet de programme de soi-disant « éducation affective, relationnelle et à la sexualité » (EVARS).

Le Syndicat de la Famille rappelle que dans ce projet la lutte contre les stéréotypes de genre est omniprésente dès maternelle et que dès la 5e est enseignée l’idéologie du genre (le sexe et le « genre » sont déconnectés).

En outre, le programme comporte des lacunes importantes : rien sur le couple, rien de positif sur la maternité, rien sur la paternité, rien sur les valeurs personnelles, les choix en conscience, l’éthique, même à propos du consentement. « Pour aller plus loin que le “j’ai envie/ j’ai pas envie” et mieux étayer le consentement ou non consentement, quelques clés de réflexion seraient très précieuses pour les jeunes (est-ce bon pour moi, pour l’autre ? pour mon avenir ? suis-je réellement prêt/en accord aussi avec ma raison, mon cœur, mes émotions ? Etc.)

Ce n’est évidemment pas une surprise que ce programme de pourriture soit validé par l’instance supérieure de la déséducation nationale. Mais le fait qu’il soit validé par les 60 membres unanimes, qu’il n’y ait pas une seule voix critique, pas même une seule abstention, souligne que nous sommes désormais vraiment soumis à la dictature idéologique du « genre », de la déconstruction de la personne humaine.

Ubu laïcard

L’une des écoles primaires de Camaret-sur-Aygues, dans le Vaucluse, a refusé que les élèves assistent à la projection du dessin animé « Les 3 rois mages », au nom du respect de la laïcité. Or, malgré son titre, ce film n’a rien de religieux, et ne fait même pas mention de Jésus ou de sa Mère. Pour cette raison pourrait même le voir comme un manifeste laïque, mais les vigilants gardiens du laïcisme républicain ont sans doute réagi en voyant seulement le titre…