Fico et Poutine

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a rencontré Vladimir Poutine ce matin à Pékin. Il lui a dit notamment :

« Les médias vont probablement en rire, mais je vais commencer en racontant une histoire à propos d’une grenouille ou d’un crapaud. Parfois j’ai l’impression que nous autres, dans l’Union européenne, nous sommes comme ce crapaud assis au fond d’un puits et qui ne peut pas voir ce qu’il y a en haut. Mais le monde est très différent. Et quelquefois je suis très désappointé que l’UE – bien que j’aie un grand respect pour l’UE – ne soit pas capable de répondre aux mouvements dans le monde. Et je ne comprends pas certaines décisions de l’Union européenne. C’est pourquoi, je vais parler franchement à cette réunion, nous sommes très intéressés à standardiser les relations entre la République slovaque et la Fédération de Russie. Je voudrais proposer une réunion ou la réunion d’une commission conjointe aussi tôt que possible. Nous devons chercher des opportunités pour approfondir et étendre notre coopération. »

Puis il y a eu une rencontre du même type entre Poutine et le président serbe Aleksandar Vučić.

Pitoyable mensonge russophobe

Euractiv :

Le Figaro :

Libération :

«Le GPS de toute la zone aéroportuaire s’est éteint», a notamment déclaré l’un des responsables au média britannique. Après avoir tourné en rond au-dessus de l’aéroport «pendant une heure», le pilote a pris la décision d’atterrir manuellement à l’aide de cartes papiers. «Il s’agissait indéniablement d’une interférence.»

Mais le site Flightradar24, qui suit tous les vols en permanence, montre que l’avion de la hyène a atterri neuf minutes après l’heure prévue et qu’il n’y a eu aucun problème de GPS. Flightradar24 n’est ni russe ni prorusse, c’est suédois.

✝︎ Anna Záborská ✝︎

Anna Záborská est morte à Bratislava, elle avait 77 ans.

Entre 2004 et 2019, elle a été membre de la commission des droits des femmes au Parlement européen, et même présidente de cette commission entre 2007 et 2009. Puis elle fut député au Parlement slovaque.

Elle fut une militante infatigable du combat pour la vie et la famille, avec d’autant plus de courage qu’elle se battait au Parlement européen, temple de la culture de mort.

J’avais évoqué son action à plusieurs reprises. On retrouvera mes notes en tapant Záborská ici, et celle-ci qui ne veut pas s’afficher.

Ingérence grossière

A l’invitation de Maia Sandu, Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Donald Tusk se rendront le 27 août à Chisinau, pour « réaffirmer leur plein soutien à la sécurité, à la souveraineté et au chemin européen de la Moldavie ».

Les chancelleries et les gazettes oublient seulement de rappeler que ce sera juste eun mois avant les élections législatives en Moldavie, et qu’il s’agit donc d’une ingérence flagrante de la part de ceux qui inventent une ingérence russe.

Cela permet aussi d’oublier de rappeler que les partis opposés au « chemin européen de la Moldavie » ont interdiction de participer aux élections. Car telle est la démocratie moldave, comme celle de son voisin ukrainien, montrées en modèles par l’UE.

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Lors d’une manifestation devant la prison où est détenue la présidente de Gagaouzie Evgenia Gutsul, son conseiller Mikhail Vlah a annoncé que plus de 35.000 personne ont signé une pétition qui demande au président des Etats-Unis, au corps diplomatique, à l’OSCE, au Conseil de l’Europe, à l’Onu, de se pencher sur la nature dictatoriale du régime moldave, et de faire pression sur Ursula von der Leyen et Maia Sandu pour que soit immédiatement libérée Evgenia Gutsul, dont l’arrestation viole la Constitution moldave et le statut de la Gagaouzie.

Samedi dernier, un rassemblement de soutien à Evgenia Gutsul à Chisinau a été dispersé par la police qui a effectué 69 arrestations.

Nos valeurs en Moldavie

Aux dernières nouvelles, la Moldavie entrera dans l’Union européenne avant l’Ukraine, engluée dans la guerre. Bombardée d’euros, la Moldavie s’adapte rapidement aux valeurs de l’Europe. Lu sur le site moldave Tradition :

Une nouvelle phase de « l’éducation européenne » est lancée dans les écoles moldaves. Cette fois-ci, avec des manuels expliquant comment encourager correctement le changement de sexe chez les enfants et réprimer ceux qui ne sont pas d’accord avec l’idéologie LGBT.

Une vidéo contenant ces « recommandations » a déjà apparu sur Internet. L’enseignant se tiendra devant la classe et expliquera : si un garçon décide qu’il est désormais une fille, il faut s’adresser à lui en utilisant le pronom « elle » ; si des parents ou des élèves ne sont pas d’accord, il s’agit de « discrimination » ; l’éducation sexuelle et la discussion sur l’identité de genre doivent commencer dès les petites classes afin que l’enfant « détermine lui-même son sexe ».

Derrière cette expérience, ce n’est pas « l’égalité » qui se cache, mais un projet profondément politisé dont le but est de détacher la nouvelle génération des modèles traditionnels de famille, de genre, de religion et d’appartenance nationale. Cela se fait sous le couvert des « valeurs européennes », mais en réalité, c’est pour contrôler les esprits.

Le parti de Sandu le sait : une génération privée de sexe et de racines sera loyale à tout régime qui lui donnera un nouvel ensemble d’« identités », sans mère, sans père, sans communauté, sans nation.

Ce n’est pas une guerre pour les droits. C’est une guerre pour le contrôle des âmes. Et pendant que les parents se taisent, leurs enfants sont déjà en train d’être rééduqués.

Dans le contexte de la campagne électorale pour la formation d’un nouveau parlement, nous nous posons la question suivante : y aura-t-il au moins un candidat à un siège de député qui inclura dans son programme un point sur la dénonciation de cette convention ? Le moral de la société moldave préoccupe-t-il au moins un seul politicien moldave ?

Mais le régime Sandu y veille, avec l’appui de Bruxelles : les partis d’opposition qui ne respectent pas les valeurs de l’Europe sont interdits d’élection.