Un bug chez les euromondialistes

La Bulgarie est un petit pays très pauvre et très loin de Bruxelles. Gouverné par une bande de corrompus européistes aux ordres de l’UE, les uns et les autres ayant même réussi le tour de force improbable (mais surtout stupide) d’imposer l’euro… Ainsi la Bulgarie, manifestement dans l’orbite russe par sa langue, sa culture et sa religion, était-elle arrimée pour toujours à l’UE…

Alors on s’est désintéressé des législatives qui allaient s’y dérouler. Et patatras. L’impensable s’est produit. Un groupe de partis dont le nom n’attirait pas l’attention, la coalition « Bulgarie progressiste » (le progrès, c’est forcément l’UE et ses « valeurs »), est arrivé très largement en tête, et de façon spectaculaire. Voici le résultat final, qui vient de tomber au moment même où j’écris :

La coalition Bulgarie progressiste, qui remporte la majorité absolue des sièges (une première depuis 1997) est conduite par Roumen Radev : l’homme qui était le président de la République, et qui a démissionné en janvier dernier (trois semaines après l’introduction de l’euro) en ayant compris que s’il voulait que la Bulgarie suive une autre politique il lui fallait conquérir le vrai pouvoir, au lieu de tenter jour après jour de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement corrompu européiste et ukrainomaniaque.

La nouvelle démocratie hongroise

Dès l’annonce de la victoire de son parti aux législatives, Peter Magyar a demandé au président de la République, au président de la Cour suprême et au procureur général de démissionner.

Reçu aujourd’hui par le président de la République Tamas Sulyok dans la perspective de la formation du nouveau gouvernement, Peter Magyar a réitéré sa demande : le président doit démissionner dès la formation du nouveau gouvernement.

Mais le président Tamas Sulyok a été élu il y a deux ans et son mandat court jusqu’en mars 2029. Il n’a aucune raison de démissionner, sinon de laisser la place à un fidèle de Magyar.

Le président hongrois n’a quasiment aucun pouvoir, mais Magyar entend que personne ne puisse limiter son autorité si peu que ce soit.

Rappelons aux bisounours que les députés européens du parti de Magyar font partie du PPE, donc de l’appareil européiste, sous la direction de Zoltán Tarr, le « stratège européen » de Magyar.

Le ministre des Affaires étrangères sera sans doute Anita Orban. Elle fut chef conseiller de Cheniere, la plus grande firme de gaz naturel liquéfié américain, puis vice-présidente de Telurian LNG, autre compagnie américaine de gaz naturel, à Houston. C’est alors qu’elle publia un livre intitulé « le pouvoir, l’énergie et le nouvel impérialisme russe », où elle expliquait qu’il fallait se libérer du gaz russe et acheter le gaz américain, parce que « Poutine utilise l’énergie comme une arme »…

Elle est actuellement directrice des affaires extérieures de l’entreprise de télécommunications One Hungary (ex-Vodafone) et vient d’être élue au Parlement.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes sera logiquement Zoltán Tarr.

L’ambassadeur de Hongrie auprès de l’UE sera sans doute Márton Hajdu. Il a rejoint le parti de Magyar alors qu’il était le coordinateur des briefings d’Ursule et de ses adjoints à la Commission européenne : bref il est un chef apparatchik de l’UE.

Officiellement le parti de Magyar est aussi opposé à l’invasion migratoire que celui d’Orban. Mais il n’y a aucune chance qu’il maintienne cette position puisqu’elle a conduit la Hongrie à devoir payer une pénalité de 1 million d’euros par jour. Et, à propos, le passage à l’euro est au programme.

La Hongrie normalisée

Une majorité d’électeurs hongrois en a donc eu assez d’être le mouton noir de l’UE, et peut-être surtout d’en subir les conséquences, puisque la Hongrie est soumise à de sévères sanctions pour son refus de la politique d’invasion de l’UE.

C’en est donc fini, du moins pour le moment, des discours de Viktor Orban qui tranchaient tellement sur le politiquement correct, sur tous les plans. Et donc de la résistance de la Hongrie au rouleau compresseur de la Commission européenne. On regrettera aussi Peter Szijjártó, qui avait émergé ces dernières années comme un des très rares remarquables ministres des pays européens.

Le plus grave est que l’opposition a remporté les deux tiers des sièges. Ce qui montre la fragilité des constitutionalisations. Orban avait cru pouvoir sanctuariser la définition de la famille et l’interdiction de la propagande LGBT, mais le nouveau pouvoir va s’empresser de les rayer de la Constitution, et sans aucun doute de faire pire, aux applaudissements de l’UE.

La Hongrie normalisée par l’UE c’est aussi un pays russophobe de plus, et dans l’immédiat le pays qui va permettre de verser 90 milliards d’euros dans le trou sans fond de l’Ukraine. (A moins que Robert Fico, éventuellement épaulé par Andrej Babiš, ne prenne le relais, mais Orban était le poids lourd…)

N.B. Pour les plus jeunes, je rappelle que « normalisation » fut le mot officiel définissant la reprise en main de la Tchécoslovaquie en 1968 par l’appareil soviétique via le parti communiste local.

Orban encore face à Bruxelles

La Hongrie a reçu une nouvelle lettre de menace de la part de la Commission européenne, exigeant que le carburant ne soit pas vendu moins cher aux Hongrois qu’aux étrangers — alors même que le pays est confronté à une crise énergétique et à des pressions extérieures.

Nous, Hongrois, ne pouvons accepter que, dans une telle situation, la Commission nous attaque au lieu de nous aider. La Hongrie est confrontée à la fois à un blocus pétrolier ukrainien et à une crise énergétique mondiale imminente. Nous ne laisserons pas les familles hongroises payer le prix du chantage ukrainien. C’est pourquoi, aujourd’hui, Viktor Orban a informé le président de la Commission que la Hongrie maintiendrait le système de prix protégés pour les carburants. Ces prix protégés resteront réservés aux familles hongroises, aux entreprises hongroises et aux agriculteurs hongrois.

L’Europe doit rester une union de nations, et non un empire dirigé depuis Bruxelles.

Pour nous, la Hongrie passe avant tout.

La bonne nouvelle pour le parti d’Orban est qu’il s’avère que c’est le chef de l’opposition Peter Magyar qui a dénoncé cette « discrimination » à Bruxelles… Ce qui ne risque pas d’être populaire à dix jours des élections. (Balazs Orban est le « directeur politique du Premier ministre » – sans lien de parenté avec lui.)

Les icônes dans les tribunaux

La Cour européenne des droits de l’homme examine en ce moment la plainte de l’« Union athée de Grèce » qui conteste la présence d’icônes dans les salles d’audience. Les tribunaux grecs ont rejeté la demande, d’où le recours à la CEDH. Laquelle a donc jugé la requête recevable, ce qui est assez curieux quand on se rappelle qu’elle avait rejeté la plainte de parents athées concernant la présence de crucifix dans les salles de classe de l’école publique en Italie.

Les évêques orthodoxes de Crète viennent de publier un bon texte à ce sujet :

Le Saint Synode provincial de l’Église de Crète, à la suite du débat qui s’est récemment développé concernant la présence d’icônes sacrées et de symboles chrétiens dans la vie publique, juge nécessaire de rappeler que, dans l’Église orthodoxe, l’icône sacrée n’est pas simplement un symbole religieux ou seulement une œuvre d’art, mais qu’elle est liée à la foi même de l’Église, selon laquelle Dieu s’est fait homme et s’est manifesté au monde.

C’est pourquoi l’Église honore les icônes du Christ, de la Vierge Marie et des saints, non pas en tant que matière, mais en signe d’hommage aux personnes représentées, conformément à l’enseignement du 7e Concile œcuménique selon lequel : « l’honneur rendu à l’icône rejaillit sur l’original ». L’icône rappelle que la grâce de Dieu sanctifie tout, la matière et l’ensemble de la création.

En Crète, dans le reste de la Grèce et dans tout le monde orthodoxe, les icônes constituent un élément concret d’expression de la foi, de la vie et de la culture, des réalités qui ont donné un sens à notre peuple. Les symboles sont le langage d’une culture, et dans le cas de l’expérience orthodoxe, ils constituent des principes spirituels incarnés, à travers lesquels les hommes communiquent avec Dieu et découvrent leur histoire et leurs racines.

Devant les icônes, les hommes de toutes les époques prient, laissent derrière eux leur angoisse et leur douleur, espèrent et trouvent du réconfort. L’iconographie byzantine, comme par exemple l’école crétoise d’iconographie et ses créateurs tels que Théophane le Crétois, Domenikos Theotokopoulos (El Greco) et tant d’autres, constituent notre héritage inestimable, mais aussi une partie de la culture européenne.

L’Église orthodoxe respecte pleinement la liberté de conscience de chaque individu et ne cherche pas à imposer la foi, qui est toujours proposée librement.

La présence d’icônes dans l’espace public ne restreint la liberté de personne, elle est l’expression de l’histoire, de la tradition et de l’identité spirituelle de notre peuple.

À une époque de matérialisme et de relativisme spirituel, où beaucoup de gens ont le sentiment de perdre leurs repères et le sens de la vie, les visages du Christ, de la Vierge Marie et des Saints, représentés dans les icônes, rappellent que l’homme ne vit pas sans racines, mais au sein d’une foi vivante, au sein d’une culture qui s’est forgée au fil des siècles et qui continue d’éclairer le chemin de notre vie.