Zelensky tel qu’en lui-même

Le petit dictateur ukrainien a une fois encore menacé Viktor Orban :

« Nous espérons qu’une personne au sein de l’UE ne bloquera pas les 90 milliards d’euros — ou du moins la première tranche — afin que les soldats ukrainiens reçoivent les armes dont ils ont besoin. Sinon, nous communiquerons simplement l’adresse de cette personne à nos forces armées — nos soldats pourront l’appeler et lui parler dans leur propre langue. »

Viktor Orban a proposé qu’une commission aille constater l’état de l’oléoduc Amitié. Zelensky refuse, évidemment, puisque les images satellites montrent que l’oléoduc est intact. Il refuse parce que l’Ukraine est un « Etat indépendant ». Sic. Il ose ajouter : « Je ne pense pas que les représentants de la Commission européenne ne nous font pas confiance. » Et il a raison. La Commission européenne croit le mensonge de Zelensky, parce qu’elle espère que le problème d’approvisionnement de la Hongrie en pétrole conduira à faire perdre les élections au méchant Orban qui bloque l’aide à l’Ukraine. (La Commission européenne refuse de voir qu’un Etat membre est attaqué par un pays étranger et soutient ce pays étranger…)

Continuant à prétendre que l’oléoduc est abîmé, Zelensky explique :

« En ce qui concerne le calendrier : personnellement, je ne le rétablirais pas… Cependant, l’UE affirme que le prêt de 90 milliards d’euros restera bloqué tant que l’Ukraine n’aura pas commencé à restaurer le pipeline… Selon mes informations, il pourrait être opérationnel dans un délai d’un mois ou d’un mois et demi, mais cela ne signifie pas que tout ce qui a été détruit sera entièrement réparé. La remise en état est possible dans un délai d’un mois et demi, à condition que les pays européens ne trouvent pas d’autre moyen de débloquer les fonds pour l’Ukraine. »

Quelle coïncidence : un mois, un mois et demi… les élections en Hongrie c’est le 12 avril…

(Vladimir Poutine a reçu hier le ministre hongrois des Affaires étrangères. Ils ont parlé du gaz et du pétrole, que la Russie s’engage à continuer de fournir au même prix malgré ce qui se passe au Proche Orient, et Poutine a libéré deux prisonniers de guerre hongro-ukrainiens enrôlés de force dans l’armée ukrainienne.)

Avorter chez le voisin

La Commission européenne a répondu à l’« initiative citoyenne » « My voice my choice », soutenue par le Parlement européen, qui demandait que l’Union européenne garantisse l’accès à l’avortement pour toute femme dans l’UE, autrement dit finance le déplacement et l’avortement, dans un pays où l’avortement est légal, de femmes de pays où il est illégal. (Le but est en fait de développer l’avortement de Polonaises en Allemagne.)

La Commission européenne rappelle que l’avortement est du ressort des Etats membres, et ajoute que chaque Etat peut utiliser les fonds européens pour financer l’avortement d’étrangères : il lui suffit de reprogrammer son « fonds social européen plus ».

La Commission exclut de pondre une loi sur la question. Puisque de toute façon elle ne le peut pas…

Ukrainomaniaques

Costa et Ursule sont allés à Kiev pour l’anniversaire de la guerre. Ils sont très contents de pouvoir dire « Bon anniversaire » !

Et Ursule a fait savoir hier soir que le bâtiment de la Commission européenne avait été illuminé aux couleurs de l’Ukraine.

« Ce soir, nous décorons nos institutions européennes aux couleurs de l’Ukraine. Deux couleurs qui incarnent l’esprit de courage. 
Deux couleurs qui sont la flamme de la résistance. Quatre ans après le début de la guerre totale menée par la Russie, ces couleurs brillent plus que jamais. Slava Ukraini. »

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La dinde en chef des macroniens du Parlement européen n’était pas en reste :

Mais sa photo héroïque a été détournée par des mal-pensants :

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Et la coalition des perdants s’est réunie à Kiev. C’est la surpopulation…

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Et il y a aussi un sommet « Ukraine – Pays d’Europe du nord et de la Baltique ». Et une oie blonde toute contente elle aussi d’apporter son bouquet de fleurs pour l’anniversaire.

Viktor Orban

Trois extraits du discours de Viktor Orban en ouverture de la session parlementaire hongroise.

Chers collègues, je dois également informer le Parlement que, dans un geste sans précédent dans l’histoire de notre pays, notre voisin oriental, l’Ukraine, qui est en guerre, a bloqué les livraisons de pétrole via l’oléoduc Amitié depuis le 27 janvier. Je signale à la Chambre que le gouvernement a examiné la situation et conclu qu’il n’y avait aucun obstacle technique à la reprise des livraisons. C’est à l’Ukraine de décider de redémarrer ou non l’oléoduc. Il est de plus en plus évident qu’il s’agit là d’un chantage politique pur et simple. Il est bien connu que les relations diplomatiques entre la Hongrie et l’Ukraine ont atteint un point bas. Les Ukrainiens exigent que la Hongrie se désengage de l’énergie russe, donne de l’argent à l’Ukraine et soutienne l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. De plus, les Ukrainiens menacent ouvertement le gouvernement hongrois et ses dirigeants. J’informe la Chambre que le gouvernement national ne cédera à aucun chantage.

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L’article 222 du traité sur l’Union européenne oblige l’Union européenne à venir en aide à un État membre qui a subi des dommages causés par un tiers. Bruxelles devrait être tenue de se ranger du côté de la Hongrie, mais ce n’est pas le cas. Les faits montrent que Bruxelles s’est rangée du côté de l’Ukraine, qui n’est pas membre de l’UE, plutôt que du côté de la Hongrie. Chers collègues, il est bien connu que la Hongrie et Bruxelles ont des points de vue opposés sur la guerre, sur le financement de l’Ukraine et sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Pourtant, dans la situation actuelle, Bruxelles doit représenter les intérêts de la Hongrie. Le fait qu’elle ne le fasse pas constitue une violation grave du traité au détriment de la Hongrie.

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Le gouvernement a également décidé de réagir. En accord avec la Slovaquie, nous avons arrêté les livraisons de diesel à l’Ukraine. En outre, le gouvernement a opposé son veto au versement de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, qui avait été accordé sans la participation de la Hongrie et sans aucune charge pour nous. Et le gouvernement a décidé d’opposer son veto au 20e paquet de sanctions qui était sur le point d’être adopté à Bruxelles. Aujourd’hui, à Bruxelles, nous avons annoncé que tant que l’Ukraine n’autorisera pas le pétrole russe à entrer en Hongrie, nous bloquerons toute décision pro-ukrainienne à Bruxelles.

L’Ukraine fait capoter le 20e paquet et le prêt de 90 milliards

Les 27 n’ont pas pu entériner le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui devait marquer l’anniversaire de la guerre en Ukraine.

Le « prêt » de 90 milliards n’a pas été non plus validé.

Le premier responsable est l’Ukraine, qui a fermé l’oléoduc alimentant la Hongrie et la Slovaquie en pétrole russe.

Le second responsable est la Commission européenne, qui non seulement n’a rien dit contre cette mauvaise action contre deux Etats membres de l’UE, mais a osé dire explicitement hier que si la Commission était en contact avec l’Ukraine sur ce sujet, ce n’était absolument pas pour faire pression sur ce pays.

La Commission ne fait pression que sur les victimes, et les victimes se rebiffent : la Hongrie a opposé son veto aux deux mesures qui devaient célébrer l’anniversaire du soutien sans condition et sans limite de l’UE à l’Ukraine.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a déclaré aux journalistes hongrois :

« J’ai clairement indiqué que nous ne soutiendrions pas un prêt militaire de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, car les Ukrainiens nous font chanter. Ils se sont entendus avec Bruxelles et ont uni leurs efforts à ceux de l’opposition hongroise pour mettre en péril la sécurité du secteur énergétique hongrois et la sécurité de la Hongrie dans son ensemble. Telle est notre position actuelle. C’est pourquoi il n’y a eu ni paquet de sanctions ni prêt ukrainien aujourd’hui. Nous avons clairement indiqué que notre position sur cette question ne pourra être révisée qu’après la reprise des livraisons de pétrole à la Hongrie par les Ukrainiens. »

Quant aux Slovaques ils mettent leur menace à exécution : ils suspendent leurs livraisons d’urgence d’électricité à l’Ukraine. « Nous sommes contraints de prendre une première mesure de réciprocité contre l’Ukraine ; elle sera levée après la reprise du transit pétrolier vers la Slovaquie », a déclaré Robert Fico.