Leur horizon

La délégation française du groupe ECR du Parlement européen (Marion Maréchal, Nicolas Bay, Guillaume Peltier, Laurence Trochu) publie le « Top 10 des pires dépenses d’Horizon Europe », le « programme européen pour la recherche et l’innovation » :

10.- 4,9 millions d’euros pour le projet « U_Can » pour « accompagner les villes ukrainiennes vers la neutralité climatique en s’appuyant sur le Pacte Vert ».

9.- 2,5 millions d’euros pour « décoloniser la sharia » en « explorant l’impact du colonialisme européen sur la loi islamique dans les sociétés du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ».

8.- 257.000€ pour le projet HomoClassicus qui « étudie le rôle de l’Antiquité classique dans les historiographies LGBTQ en Grèce, Royaume-Uni, Etats-Unis, en analysant comment les récits renforcent les identités racialisées dans le contexte des migrations transnationales et des transformations démographiques actuelles ».

7.- 2,99 millions d’euros pour le projet YOU-Dare qui « debunke les arguments de genre dans les mouvements d’extrême-droite » pour « réduire leur attrait et protéger les valeurs démocratiques ».

6.- 2,6 millions d’euros pour le projet gEneSys qui « explore les inégalités de genre et sociales dans les politiques de transition énergétique pour une neutralité carbone équitable et inclusive ».

5.- 187.624€ pour étudier « les hymnes du Atharva-Véda », des formules rituelles de prière dans la religion hindouiste en réalisant une « analyse linguistique pionnière des registres sociolinguistiques genrés, afin de déterminer si la séparation de genre dans les manuels ultérieurs reflète ou contredit les hymnes originaux ».

4.- 1,4 millions d’euros pour le projet WOWMA qui souhaite étudier « les biais racistes, le rôle de l’oligarchie blanche et de l’histoire post-coloniale dans la construction des paradis fiscaux tropicaux ».

3.- 214.441€ pour le projet de recherche TRASDEJ qui explore « les alliances transatlantiques entre les dissidents sexuels pour la justice environnementale, en mettant en relation les luttes menées par les dissidents sexuels indigènes du sud du Mexique et les espaces de lutte queer en Europe, notamment à Berlin et dans les communautés rurales allemandes avec des approches postcoloniales, intersectionnelles et non binaires ».

2.- 2,9 millions d’euros pour le projet INTRACOMP qui vise à « promouvoir les valeurs de l’inclusion sociale, de la diversité et de la cohésion dans les arts face à l’ampleur des migrations pour améliorer la compétence interculturelle et transculturelle en interrogeant les approches eurocentriques ».

1.- 188.590€ pour le projet MotoBoom qui étudie « l’impact de la diffusion des motos parmi les peuples indigènes de l’Amazonie bolivienne, alors que la recherche anthropologique a souvent négligé cette forme de colonisation matérielle ».

Anatomie d’un vol massif

Kaja Kallas :

« En ce qui concerne l’utilisation des avoirs russes gelés, nous sommes en train de négocier avec les 27 États membres. Et nous nous préparons, car il y a certains risques et nous discutons de la manière de les atténuer. Et certains pays s’y opposent fermement. »

Maria Zakharova :

« Il me semble que c’est une occasion unique d’analyser un crime non pas après qu’il a été commis, mais pendant sa planification et son développement. Les criminologues, les psychologues et les physionomistes ont une chance incroyable d’étudier la motivation et le cours de la pensée criminelle pratiquement en temps réel. »

Les soviets de Bruxelles contre la Serbie

L’Union européenne entame un processus de sanctions contre le vice-Premier ministre serbe Alexandre Vulin et exige qu’il ne fasse pas partie du prochain gouvernement serbe. Parce que les propos de Vulin mercredi au Parlement européen, dans le cadre de la conférence « Le chemin de la Serbie vers l’Union européenne », organisé par des députés de l’AfD (groupe Europe des nations souveraines) n’ont pas plu du tout au soviet suprême de Bruxelles.

Extraits :

« La Serbie a construit sa relation avec l’UE en se laissant guider par ses émotions. Elle l’adorait et lui pardonnait tous ses péchés et toutes ses trahisons. Cet amour aveugle, dénué de raison, l’a amenée à oublier que l’UE avait participé au bombardement de la Serbie et de la Republika Srpska et à la reconnaissance du soi-disant Kosovo, tandis qu’elle agit également comme si elle ne voyait pas que l’UE est impliquée dans toutes les tentatives visant à saper le président Vucic et les autorités serbes. L’idée que les peuples des Balkans sont enclins à l’amour passionnel, contrairement aux peuples d’Europe du Nord ou de l’Ouest, s’est révélée vraie dans le cas de l’UE et de la Serbie. Imaginez que la Belgique soit bombardée, qu’une partie de son territoire soit prise, qu’on lui demande de reconnaître le territoire volé, et qu’elle doive encore se battre pour remplir les conditions d’adhésion à une telle organisation sans demander d’excuses ou un changement de politique à son égard. La Belgique n’a pas ce genre d’amour, mais la Serbie l’a eu envers l’UE. »

« Pendant 20 ans, nous avons répondu à tous les souhaits et à toutes les exigences de l’UE, puis on nous a dit que les prochains membres à part entière de l’UE qui n’ont rempli aucune condition seraient l’Ukraine et la Moldavie. Il semble que la seule condition d’adhésion à l’UE soit la guerre avec la Russie – et nous ne remplirons jamais cette condition. Je suis désolé que vous ayez même pensé que nous pouvions faire quelque chose d’aussi bas que d’imposer des sanctions à la Russie à cause d’un conflit qui aurait pu être évité si vous aviez simplement respecté les accords de Minsk. »

Interrogé ensuite par l’agence TASS, il a notamment déclaré :

« L’UE n’est plus l’ensemble de valeurs que nous admirions autrefois. Ce n’est plus l’Europe de de Gaulle, ce n’est plus l’Europe des nations libres. L’UE a perdu toute autorité morale pour nous guider et nous juger. Nous rêvions d’une Europe des nations libres et des droits égaux. Nous nous sommes réveillés à la porte d’une union qui ne veut pas de nous. »

« Si nous avions suivi la politique imprudente et hystérique de l’Union européenne envers la Russie, la Serbie aurait perdu au moins 15 milliards d’euros et personne dans l’UE ne songerait même à compenser cela. »

« Tous les médias européens, russes, chinois, ukrainiens et biélorusses sont facilement accessibles en Serbie. Nous n’allons saisir les biens de personne. Sous aucun prétexte. L’Union européenne interdit tous les médias qui ne font pas écho à ce que Bruxelles dit. Alors que toutes les chaînes financées par la Russie sont interdites, les actifs russes et les biens de ses citoyens sont confisqués, ils qualifient la Serbie de dictature parce qu’elle refuse d’interdire les médias qui sont interdits dans l’UE. »

La persécution estonienne

Le Parlement estonien a adopté hier, sans surprise, par 60 voix contre 13 (16 députés n’ont pas participé au vote), le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe. Sans surprise, la bonne volonté des orthodoxes, qui ont changé le nom de leur Eglise, n’aura servi à rien.

Comme en Ukraine, l’interdiction de l’Eglise devra passer par les tribunaux pour chaque entité, qui a deux mois pour se conformer à la loi, à savoir prouver qu’elle n’a strictement aucun lien avec la Russie, ce qui est évidemment impossible, et pas seulement pour le monastère de Pühtitsa qui dépend directement du patriarche de Moscou.

Intéressante réaction d’un député qui n’a pas pris part au vote, Maria Jufereva-Skuratovski : « À un moment donné, j’ai compris qu’en adoptant cette loi, nous ne résoudrions pas nos problèmes, mais au contraire, nous en créerions d’autres qu’il faudra résoudre pendant des années. J’ai compris que je n’étais pas prête à assumer la responsabilité du destin de l’Église orthodoxe en Estonie. »

Ci-dessous le communiqué de l’« Église orthodoxe chrétienne d’Estonie » (le nom d’Eglise orthodoxe d’Estonie étant réservé à la petite scission russophobe adoubée par le gouvernement et reconnue par Constantinople) :

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CERV : l’USAID européen contre la Hongrie

Ci-dessous la traduction d’un texte de Zoltán Kovács, « secrétaire d’État à la Diplomatie publique et aux Relations publiques de la Hongrie », autrement dit porte-parole du gouvernement hongrois pour les affaires internationales (depuis 2014).

La boîte noire de Bruxelles : 62 millions d’euros de financement de l’UE
aux ONG politiquement actives en Hongrie

En matière de transparence, la Commission européenne prêche bien plus qu’elle ne pratique. Une analyse récemment publiée a révélé que depuis 2014, les ONG politiquement actives opérant en Hongrie ont reçu au moins 62,4 millions d’euros de financement direct de l’UE, soit l’équivalent de près de 25 milliards de forints. Mais ce n’est que la partie que nous pouvons vérifier.

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