Nos valeurs en Moldavie

Aux dernières nouvelles, la Moldavie entrera dans l’Union européenne avant l’Ukraine, engluée dans la guerre. Bombardée d’euros, la Moldavie s’adapte rapidement aux valeurs de l’Europe. Lu sur le site moldave Tradition :

Une nouvelle phase de « l’éducation européenne » est lancée dans les écoles moldaves. Cette fois-ci, avec des manuels expliquant comment encourager correctement le changement de sexe chez les enfants et réprimer ceux qui ne sont pas d’accord avec l’idéologie LGBT.

Une vidéo contenant ces « recommandations » a déjà apparu sur Internet. L’enseignant se tiendra devant la classe et expliquera : si un garçon décide qu’il est désormais une fille, il faut s’adresser à lui en utilisant le pronom « elle » ; si des parents ou des élèves ne sont pas d’accord, il s’agit de « discrimination » ; l’éducation sexuelle et la discussion sur l’identité de genre doivent commencer dès les petites classes afin que l’enfant « détermine lui-même son sexe ».

Derrière cette expérience, ce n’est pas « l’égalité » qui se cache, mais un projet profondément politisé dont le but est de détacher la nouvelle génération des modèles traditionnels de famille, de genre, de religion et d’appartenance nationale. Cela se fait sous le couvert des « valeurs européennes », mais en réalité, c’est pour contrôler les esprits.

Le parti de Sandu le sait : une génération privée de sexe et de racines sera loyale à tout régime qui lui donnera un nouvel ensemble d’« identités », sans mère, sans père, sans communauté, sans nation.

Ce n’est pas une guerre pour les droits. C’est une guerre pour le contrôle des âmes. Et pendant que les parents se taisent, leurs enfants sont déjà en train d’être rééduqués.

Dans le contexte de la campagne électorale pour la formation d’un nouveau parlement, nous nous posons la question suivante : y aura-t-il au moins un candidat à un siège de député qui inclura dans son programme un point sur la dénonciation de cette convention ? Le moral de la société moldave préoccupe-t-il au moins un seul politicien moldave ?

Mais le régime Sandu y veille, avec l’appui de Bruxelles : les partis d’opposition qui ne respectent pas les valeurs de l’Europe sont interdits d’élection.

L’UE marginalisée

Les dirigeants des pays de l’UE, complètement affolés par la perspective de la rencontre entre Trump et Poutine, ont multiplié ces deux derniers jours les déclarations les plus absurdes, et les réunions « informelles » pour essayer de voir comment ils pouvaient avoir l’air d’exister encore. Cela a culminé avec la déclaration des « 26 », et non de l’UE, parce que la Hongrie a une fois de plus sauvé ce qui reste de l’honneur européen. Déclaration grotesque, qui insiste sur le respect des « frontières internationales », alors que même le secrétaire général de l’OTAN a fini par admettre que la paix passait par la reconnaissance de facto des conquêtes russes.

Plus grotesque encore s’il était possible, la Kallas qui répète que « tout accord entre les Etats-Unis et la Russie doit inclure l’UE et l’Ukraine », et que « c’est par l’unité transatlantique, le soutien à l’Ukraine et la pression sur la Russie que nous (sic) terminerons cette guerre et préviendrons à l’avenir une agression russe en Europe ».

Les plus acharnés dans leur stupidité sont le chancelier Merz : « Nous ne pouvons permettre que des questions territoriales entre la Russie et l’Amérique soient discutées ou résolues en passant outre les Européens et les Ukrainiens », et le Polonais Tusk : « La Russie doit comprendre que l’Occident n’acceptera pas des conditions russes qui impliqueraient que l’Ukraine abandonne ses territoires. »

Voici ce qu’a publié hier Viktor Orban avant la réunion de l’UE :

« À seulement quatre jours du sommet historique entre le président Trump et le président Poutine, le Conseil européen a cherché à publier une déclaration au nom de tous les chefs d’État et de gouvernement de l’UE.

Avant que le chœur libéral-dominant ne commence sa nouvelle interprétation de leur air favori « la marionnette de Poutine », j’ai décidé de partager pourquoi je ne pouvais PAS soutenir la déclaration au nom de la Hongrie.

1. La déclaration tente d’imposer des conditions pour une réunion à laquelle les dirigeants de l’UE n’ont pas été invités.

2. Le fait que l’UE ait été laissée sur la touche est déjà assez triste. La seule chose qui pourrait aggraver la situation serait de commencer à donner des instructions depuis le banc de touche.

3. La seule action sensée pour les dirigeants de l’UE est d’initier un sommet UE-Russie, en s’inspirant de l’exemple de la rencontre États-Unis-Russie. »

Lopettes

Josep Borrell, qui a été le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité entre 2019 et 2024, écrit dans le Guardian à propos de la Palestine :

« Ceux qui n’agissent pas pour mettre fin à ce génocide et à ces violations du droit international, alors qu’ils en ont le pouvoir, s’en rendent complices. C’est malheureusement le cas des dirigeants de l’Union européenne et de ses États membres. Les dirigeants de l’UE et de ses États membres seront probablement appelés à rendre des comptes à l’avenir pour leur complicité dans les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement Netanyahou. »

Et il dit à EUobserver à propos de l’accord commercial avec Trump :

« La Commission européenne le présente comme la « moins mauvaise option ». Mais je pense que c’est le résultat d’une stratégie défaillante – davantage une capitulation qu’une négociation. (…) D’un point de vue politique, le résultat est très mauvais. Il donne une impression de faiblesse et de soumission aux exigences de Trump. »

C’est étonnant le nombre de gens qui disent des choses sensées quand ils ne sont plus en poste… Mais qui n’ont rien fait quand ils y étaient…

Et ce ne sont pas que les politiques. Il y a aussi des évêques qui tiennent des propos traditionnels quand ils ne sont plus en fonction…

Nos valeurs

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson :

« J’ai reçu aujourd’hui des vétérans LGBTQI ukrainiens et des membres de la RFSL [Fédération suédoise pour les droits LGBTQI] à Sagerska. Lorsque ces Ukrainiens risquent leur vie en première ligne et participent à la résistance d’une autre manière, ils contribuent à la défense de l’Ukraine. Mais ils sont aussi l’expression vivante des valeurs de liberté pour lesquelles l’Ukraine se bat. Aujourd’hui, les couples de même sexe ne peuvent pas contracter mariage ni partenariat enregistré en Ukraine. La pleine protection juridique des droits de toutes les minorités, y compris la communauté LGBTQI, est pour nous un élément important du rapprochement de l’Ukraine avec l’UE, et nous la soutenons. Fervent défenseur de l’Ukraine, la Suède veillera attentivement à ce que cette mesure soit mise en œuvre. »