L’eurocrate des corridors

Dans une interview au Financial Times, Apostolos Tzitzikostas, le commissaire européen aux transports, déclare qu’il faudrait plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour transporter des troupes vers les frontières orientales en cas d’attaque russe. En outre, vu le poids et la taille des engins de guerre actuels, ils pourraient rester coincés dans les tunnels et détruire les ponts, et « s’enliser dans la bureaucratie frontalière ».

Tzitzikostas a trouvé un nouveau moyen de faire peur avec l’inexistante menace russe, et de faire jouer cette peur pour tenter d’imposer l’avancée vers « l’Europe de la défense » qui ne vient toujours pas. C’est pourquoi il dénonce la « bureaucratie frontalière » : chaque Etat de l’UE est encore souverain dans ce domaine, malgré les prétentions de la Kallas.

Il faut donc supprimer ce reste de souveraineté qui empêche de faire rapidement la guerre aux Russes. Et il faut évidemment… dépenser des milliards pour rendre les infrastructures opérationnelles. Et là le commissaire aux transports est dans son domaine de compétence. Et on ne va pas lésiner : il lui faut 17 milliards d’euros pour modernisation de 500 sites clés le long de quatre corridors militaires traversant le continent. Lesquels corridors seront aussi un bon moyen de saper les souverainetés nationales…

L’accord UE-USA

Douguine a excellemment résumé, en une seule phrase :

« Je suppose que les dirigeants européens ont tout donné à Trump sans négocier, mais à une seule condition : poursuivre la guerre contre les Russes. »

Cela est confirmé par le commissaire au Commerce en personne :

Au passage, on relèvera le mensonge qu’Ursule répète depuis l’an dernier (mais la répétition d’un mensonge n’en fait pas une vérité) :

« Il faut se débarrasser du gaz russe et acheter du GNL américain, plus abordable et de meilleure qualité. »

Le GNL américain est 30 à 40% plus cher que le gaz russe par gazoduc, à cause du transport. Et c’est doublement contraire au dogme écolo : gaz de schiste par fragmentation, transport par navires.

Enfin, l’UE, qui s’est engagée à acheter pour 750 milliards de dollars de gaz américain, s’est aussi engagée à 600 milliards d’investissements aux Etats-Unis. Mais on dit ouvertement à Bruxelles qu’on ne sait pas où on va les trouver…

Encore un ratage d’Ursule

Le 25e sommet UE-Chine, célébrant le 50e anniversaire des relations, devait durer deux jours et donner lieu à d’importants accords économiques (et à une condamnation au moins minimale de la Russie). Il n’a duré qu’une journée et s’est conclu par un unique texte : un vague engagement à lutter contre le réchauffement climatique…

Il y avait là Ursule, Costa et Kallas, et la délégation chinoise était dirigée par Xi Jinping en personne.

C’est dire la gravité et l’étendue du fiasco.

Ursule et son gang

L’arrêt rendu le 23 juillet dans l’affaire James Flett contre la Commission européenne, qui donne raison au fonctionnaire contre la toute-puissante Commission, ce qui n’est déjà pas banal, ne condamne pas en fait la Commission européenne en tant que telle, mais le gang de la présidence, les affidés d’Ursule van der la hyène nommés par elle seule… (C’est la démocratie façon Zelensky, d’où les si fortes accointances…)

James Flett était candidat en 2022 à un poste important dans le domaine de la politique commerciale. Il était le candidat idoine, mais c’est un autre qui a été choisi. Les auditions n’avaient même pas été menées par Ursule, mais par son homme de main l’omniprésent Björn Seibert, chef de ses porte-flingue. Or c’est la présidente de la Commission qui devait impérativement les mener, et non son chef de cabinet. Par conséquence, la nomination de celui qui avait été retenu est invalidée.

Même le site euromaniaque Euractiv en vient à reconnaître :

« Cette décision illustre aussi le rôle démesuré pris le cercle restreint d’Ursula von der Leyen, et en particulier par Björn Seibert. »

Et vous savez qui est la personne qui avait été nommée ? Mikko Huttunen, l’avocat principal de l’équipe de la Commission chargée des « vaccins » contre le covid…

La Hongrie se tourne vers la Serbie et la Russie

Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères :

« Nous allons de l’avant avec nos partenaires serbes et russes pour construire un nouvel oléoduc entre la Hongrie et la Serbie. Alors que Bruxelles interdit l’énergie russe, coupe les liens et bloque les routes, nous avons besoin de plus de sources, de plus de routes. La Hongrie ne sera pas victime de ces décisions désastreuses. »