Une demande d’explication

Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères, sur X :

Lorsque nous avons appris que Bruxelles proposait un kit de survie de 72 heures aux Européens, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Hadja Lahbib* a même montré quoi mettre dans le sac. Mais pourquoi, au XXIe siècle, les citoyens de l’UE devraient-ils préparer un kit de survie ? Il n’y a qu’une seule explication : Bruxelles se prépare à la guerre. Alors qu’il existe enfin une réelle chance de cessez-le-feu et de pourparlers de paix significatifs avec le retour de Donald Trump, Bruxelles va dans la direction opposée, s’accrochant à une politique belliciste qui a échoué. Pourquoi ? Parce que tant que la guerre continue, les politiciens européens pro-guerre peuvent éviter d’assumer la responsabilité de trois années d’échec et éviter de répondre à une question extrêmement gênante : où est l’argent qui a été envoyé en Ukraine ? Nous demandons à la Commission européenne d’expliquer pourquoi elle se prépare à la guerre et non à la paix.

* « Commissaire européen à la coopération internationale, à l’aide humanitaire et à la réaction aux crises » (née en Belgique dans une famille algérienne).

Gouverner par la peur

Quelques jours après l’annonce que le secrétariat général de la Défense prépare un livret pour expliquer à la population quoi faire en cas de conflit armé, la Commission européenne exhorte les familles à constituer un kit de survie de trois jours au cas où une crise frapperait leur pays. Et ce n’est que l’une des…. trente actions clés définies par le Commission, qui devront être mises en œuvre au cours des deux prochaines années…

Et l’on étudie même « la faisabilité d’une loi européenne sur la préparation », qui permettrait de rendre toutes les lubies phobiques de la Commission obligatoires.

Du Luxembourg en Russie…

La chaîne d’hypermarchés O’Key, qui était domiciliée au Luxembourg, décide de quitter le grand-duché pour se domicilier en Russie, où se trouvent toutes ses activités.

O’Key a ouvert son premier supermarché à Saint-Pétersbourg en 2002. La marque est en croissance continue depuis lors. Il y a aujourd’hui 77 hypermarchés O’Key, et 224 hypermarchés discount appelés Da!.

L’annonce du transfert a fait bondir de 13% l’action O’Key à la bourse de Moscou.

O’Key sera domicilié dans la « région administrative spéciale » de l’île d’Oktyabrsky, au centre de Kaliningrad. C’est l’une des régions créées par Vladimir Poutine en 2018 pour attirer les investissements étrangers. L’entreprise qui s’y domicilie pour bénéficier de conditions fiscales privilégiées s’engage à investir au moins 50 millions de roubles (550.000 €) dans les six mois.

Orban et Salvini

Viktor Orban a remis hier à Matteo Salvini le prix Jean Hunyadi, du nom du héros hongrois qui remporta quatre victoires contre les Ottomans, la dernière à la fameuse bataille de Belgrade où l’aumônier des troupes chrétiennes était saint Jean de Capistran.

RT France a publié une vidéo qui montre le Premier ministre hongrois déclarer :

Je tiens à souligner que la Hongrie a été le premier Etat européen qui a stoppé l’immigration illégale de masse, et que l’Italie a été le premier Etat fondateur de l’Union européenne à voir des forces patriotiques et souverainistes arriver au pouvoir, reflétant cela. Rappelons-nous, mesdames et messieurs, que le travail du (vice-) Premier ministre Salvini n’est pas terminé. L’Europe est aujourd’hui submergée par des quantités sans précédent : 9 millions de migrants illégaux sont arrivés en Europe depuis 2015.

Puis Salvini :

Le problème n’est pas la présence lointaine de chars russes, le problème est que certaines personnes ont permis à des migrants illégaux de s’infiltrer au cœur de l’Europe, là où il y a nos écoles, là où il y a nos autres institutions.

Voici comment cela est présenté par la chaîne Euronews :

Encore raté

La furie Kallas avait annoncé que les 27 allaient encore allouer 40 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine. Mais plusieurs pays (dont la France du quoi qu’il en coûte, bizarrement) ne voulaient pas, et il semblait qu’on s’acheminât vers un paquet réduit à 5 milliards.

Mais le communiqué du Conseil européen tient en… cinq lignes et n’évoque strictement rien de concret.

Il renvoie au projet de communiqué diarrhéique qui a capoté à cause de son rejet par la Hongrie, mais lui-même ne comportait aucun chiffre…