Extraits d’un article de Politico sur l’invitation faite à Marco Rubio de participer à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est tenue hier… sans lui.
La plus haute diplomate de l’UE, Kaja Kallas, n’a pas caché lundi que Bruxelles avait envoyé une invitation au secrétaire d’État américain Marco Rubio pour qu’il assiste à une réunion régulière des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne afin de faire démarrer la nouvelle relation transatlantique du bon pied. Elle a déclaré aux journalistes qu’elle lui avait demandé de venir « pour expliquer le point de vue des États-Unis ».
Interrogé sur l’invitation de Mme Kallas, un porte-parole de M. Rubio a répondu par courriel : « Nous n’avons pas de voyage à annoncer pour le moment. »
Le silence de M. Rubio suscite l’inquiétude des responsables bruxellois, qui soupçonnent l’administration du président Donald Trump d’exclure délibérément l’UE représentée par Bruxelles et les cadres diplomatiques paneuropéens au profit de personnalités nationales, dans le cadre d’une stratégie visant à diviser pour mieux régner afin d’affaiblir l’Union.
Le rejet de l’UE marquerait un tournant brutal par rapport aux relations douillettes entre Bruxelles et Washington sous Joe Biden, dont l’administration collaborait étroitement avec le bureau de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur tous les sujets, des sanctions contre la Russie à l’achat de vaccins.


