Le Danemark veille sur nous

La présidence tournante de l’Union européenne est assurée depuis hier par le Danemark. Le pays est représenté par son Premier ministre, Mette Frederiksen, qu’on n’hésite pas à surnommer « la dame de fer scandinave ». Nave, à coup sûr.

Mette Frederiksen était naguère eurosceptique. Mais elle est devenue pro-UE, à cause de Poutine, et maintenant de Trump qui veut lui piquer le Groenland. Donc elle a besoin de l’UE pour garder le Groenland, et pour contrer la menace russe, puisque si j’ai bien compris Poutine veut envahir le Danemark et que le pays, qui a tout de même donné 9,5 milliards d’euros à l’Ukraine, n’a que 9.000 soldats…

Mais attention. Le Danemark ne se laissera pas faire. Ce même 1er juillet est entrée en vigueur la conscription des femmes.

Afin d’aider le Danemark à faire face à « la situation sécuritaire actuelle » (sic), a expliqué le colonel Kenneth Strøm, responsable du programme de conscription, le service militaire est prolongé de quatre à onze mois, avec une augmentation de 40% des conscrits (soit… 6.500 en… 2033 !), et obligatoire aussi (tout de suite) pour les femmes qui devront être tirées au sort comme les hommes.

Poutine a tenu dans la nuit une réunion de crise, et a tiré les conséquences de cette nouvelle réalité ; il a décidé de capituler face au Danemark. La dame de fer scandinave a déjà gagné. L’UE respire.

Euro-délire

Alors que la viticulture européenne est en difficulté en de nombreux endroits, particulièrement en France, l’Union européenne verse 15 millions d’euros de subventions à la viticulture… d’Afrique du Sud.

Pourquoi ? Pour soutenir « l’inclusivité » de la viticulture sud-africaine.

Non, ce n’est pas une subvention destinée aux viticulteurs LGBT.

C’est une subvention ouvertement raciste. Les fonds bénéficieront aux viticulteurs noirs : 10 millions pour le développement de leurs entreprises et 5 millions pour soutenir la commercialisation et la distribution de leurs vins.

UE : le sommet qui fait pschitt

Le sommet de l’UE devait durer deux jours comme d’habitude, mais il s’est terminé au bout de la première journée, après avoir de nouveau prolongé de six mois les sanctions contre la Russie.

La décision importante devait être le nouveau paquet de sanctions, le 18e. Viktor Orban était arrivé en disant qu’on lui avait une promesse qui lui permettait finalement de voter pour. Mais les Slovaques, qui a priori étaient hésitants, ont voté contre.

Une claque pour Kallas qui avait annoncé le 18e paquet pour aujourd’hui…

Le sommet a échoué aussi à réitérer son soutien à l’Ukraine. Parce que la Hongrie a mis son veto.

Et c’est aussi la Hongrie qui a mis son veto à un document ouvrant la voie au début des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE.

Alors Ursule, après minuit, a pleurniché sur X que l’UE devait tenir ses engagements envers l’Ukraine parce que l’Ukraine tient ses engagements envers l’UE… « Car le processus d’adhésion repose sur le mérite. Et l’Ukraine mérite d’aller de l’avant. » Sic.

Ursulgbt

Hier soir, Ursule a publié une immonde vidéo de propagande LGBT, à vomir, pour appeler les autorités hongroises « à autoriser la Pride de Budapest à se dérouler sans crainte de sanctions pénales ou administratives à l’encontre des organisateurs ou des participants ». Et d’ajouter : « A la communauté LGBTIQ+ en Hongrie et au-delà : je serai toujours votre alliée. »

Viktor Orban a répliqué : « J’exhorte la Commission européenne à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires policières des États membres, où elle n’a aucun rôle à jouer. »

Le gouvernement hongrois a demandé que le sordide événement se déroule dans un lieu fermé, comme un stade ou un hippodrome, à l’abri du regard des mineurs, afin de respecter la loi. La municipalité de Budapest et les organisateurs ont refusé, « préférant la confrontation et l’illégalité », a remarqué le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs sur X. « Il ne s’agit pas ici de droits ou de liberté, mais bien de provocation. La loi était claire et ils ont choisi de l’ignorer. »

Le ministre hongrois de la Justice, Bence Tuzson, a envoyé une lettre aux États membres et institutions de l’UE rappelant que la marche a été interdite « afin de protéger les droits des enfants » et que « ceux qui participent à un évènement interdit par les autorités commettent une infraction »passible d’une amende de 500€ et d’une peine de prison d’un an : « Veuillez vous assurer que vos collaborateurs et collègues sont dûment informés de ces faits, dans un souci de clarté. »

Outre Hadja Lahbib, commissaire à l’Égalité, plusieurs eurodéputés ont prévu de participer à cette gay pride samedi, dont Iratxe García Pérez, la présidente du groupe socialiste.

Les représentations diplomatiques et culturelles de 33 pays ont publié une déclaration de soutien au défilé des invertis. L’Italie, la Croatie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie ne font pas partie des signataires.

Non au 18e paquet

La Hongrie et la Slovaquie se sont opposées à l’adoption d’un 18e paquet de sanctions contre la Russie lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE ce matin à Bruxelles. Le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Peter Szijjarto, a déclaré qu’avec ces nouvelles sanctions les pays de l’UE, dont la Hongrie et la Slovaquie, se verraient interdire d’acheter du gaz naturel russe et du pétrole brut russe bon marché, alors qu’ils en ont besoin.

Ce blocage est aussi un coup d’arrêt au projet claironné par la Commission européenne de supprimer complètement les importations d’énergie russe d’ici le 1er janvier 2028. « Cette proposition vise à compromettre la sécurité énergétique de la Hongrie, car elle renforcera notre dépendance à l’égard de certaines sources d’énergie et augmentera les factures d’énergie des ménages hongrois », a souligné Peter Szijjarto.