Deux jours avant les élections législatives, la Commission électorale centrale de Moldavie a rejeté les candidatures de deux autres partis : le Bloc patriotique, et la Grande Moldavie. Pour suspicion de financement étranger, accusation ubuesque quand on sait que tout le système Sandu ne survit que par transfusion permanente d’argent de l’UE.
D’autre part, la même Commission a refusé l’accréditation d’une trentaine d’organisations internationales et de 120 observateurs de 50 pays…
Le Parlement slovaque a adopté un amendement constitutionnel, à la majorité des deux tiers (90 députés), inscrivant dans la Constitution qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin, et interdisant l’adoption aux « couples » de même sexe (le mariage ayant déjà été défini en 2014 comme l’union d’un homme et d’une femme »), ainsi que la GPA.
L’amendement, proposé par le parti social-démocrate de Robert Fico, affirme à cette occasion la souveraineté de la Slovaquie dans les « matières culturelles et éthiques ».
« La primauté de la loi de l’UE n’est pas négociable », a réagi le Commissaire européen chargé de la Démocratie, de la Justice et de l’Etat de droit.
Eh bien c’est le commissaire en charge de la défense de l’Etat de droit qui viole l’Etat de droit (sans surprise). Car les questions culturelles et éthiques relèvent des Etats de l’UE et non de Bruxelles.
Et les hauts cris des eurocrates et de la Commission de Venise n’y changent rien. Les prétendus « droits » LGBT n’en sont pas dans les traités européens.
Robert Fico est parfaitement fondé à justifier l’amendement en invoquant « les traditions, l’héritage culturel et spirituel de nos ancêtres » pour rétablir « le bon sens ». Il avait déjà souligné la nécessité de veiller à ce que « personne ne puisse se proclamer un hélicoptère, un chat ou un chien ».
A partir du 10 janvier 2026, en application d’un règlement de l’UE, les « pêcheurs récréatifs » devront déclarer leurs prises aux autorités, s’il s’agit de certains poissons : notamment dans la Manche et l’Atlantique le bar, et un étrange poisson appelé « lieu jaune (dit aussi merlu ou colin) ». Je ne sais pas si cette absurdité vient de l’AFP, du ministère de la Transition écologique, ou carrément des bureaucrates de Bruxelles, mais le lieu jaune n’a rien à voir avec le colin. Donc on ne sait même pas de quel poisson il s’agit.
Quant au bar, tout le monde sait que la meilleure façon de le pêcher (quand on est « récréatif ») est de le faire depuis une plage. Comment va-t-on contrôler les prises de bars sur les plages ? En envoyant des gendarmes comme aux temps héroïques du covid ? Et où les pêcheurs à pied devront-ils déclarer leurs prises ? On va installer un bureau sur toutes les plages ?
Il en est de même de ceux qui pêchent depuis leur barque, et qui rentrent chez eux avec leur barque, ou qui mouillent dans de petits ports où personne ne s’inquiète de ce qu’ils ont pêché.
Il y a tout de même des moments où la dictature arrive à ses limites…
La Commission européenne devait annoncer demain le 19e paquet de sanctions toujours plus dévastatrices contre la Russie. Mais l’annonce est reportée sine die.
On apprend que cinq pays ont mis leur veto à la proposition de restreindre la délivrance des visas pour les citoyens russes : la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France et la Hongrie.
Les médias grecs expliquent qu’une telle décision « aurait des conséquences catastrophiques pour le tourisme », d’autant que les touristes russes dépensent en Grèce en moyenne 1.300 euros par jour, soit près du double de ce que dépensent les autres touristes. D’autre part la communauté russe en Grèce pâtirait sévèrement d’une telle mesure, et les Russes (comme ils l’ont déjà annoncé) prendraient des mesures similaires à l’encontre des Grecs, ce qui entraînerait une baisse encore plus marquée des exportations.
La Commission européenne a validé le 1er septembre l’« initiative citoyenne européenne » « Ma voix, mon choix : Pour un avortement sûr et accessible », qui a recueilli plus d’un million de signatures, ce qui oblige la Commission à l’examiner.
Les institutions de l’UE n’ont pas compétence dans ce domaine, qui relève uniquement des Etats membres. La Commission le souligne. La pétition également.
Alors ? Alors on a trouvé un biais : on ne demande pas le « droit à l’avortement » dans tous les pays de l’UE, on demande à la Commission de « présenter, dans un esprit de solidarité, une proposition de soutien financier aux États membres qui seraient en mesure de réaliser des interruptions de grossesse pour toute personne en Europe qui n’aurait toujours pas accès à un avortement sans danger et légal ». Par exemple l’UE financerait les avortements de Polonaises en Allemagne.
En bref, on reconnaît que la question de l’avortement relève exclusivement des Etats membres, mais on demande à l’UE, qui n’a pas compétence, de subventionner l’avortement…
La Commission reçoit toutefois l’initiative avec des pincettes :
« La présentation de l’initiative n’influe pas sur la décision finale de la Commission quant à son bien-fondé, ni sur les mesures qu’elle pourrait prendre. La Commission a jusqu’au 2 mars 2026 pour présenter sa réponse officielle, exposant les mesures qu’elle a l’intention de prendre, le cas échéant. La Commission rencontrera les organisateurs pour discuter en détail de l’initiative dans les semaines à venir. Une audition publique sera ensuite organisée par le Parlement européen. »
Lequel Parlement européen va évidemment massivement soutenir l’initiative.
Il n’est pas inintéressant de constater que les pilotes de l’initiative sont deux personnes plus connues pour leur militantisme LGBT que sur la question spécifique de l’avortement : La « représentante » est Nika Kovač, fondatrice en Slovénie de l’« Institut du 8 mars » en réponse au recul des droits LGBT (sic), et sa suppléante Alice Coffin, cofondatrice de la Conférence européenne lesbienne et de l’Association des journalistes LGBT.
En 2022 Nika Kovač suivait une « formation » à la Fondation Obama (la deuxième à partir de la gauche). Son « Institut du 8 mars » est financé par Soros depuis 2021 (250.000 $ en 2023).