Le jugement politique

La condamnation de Marine Le Pen n’est pas seulement de nature politique, elle est un acte de militantisme politique. En témoigne éloquemment ce seul extrait :

L’atteinte aux intérêts de l’Union européenne revêt une gravité particulière dans la mesure où elle est portée, non sans un certain cynisme mais avec détermination, par un parti politique qui revendique son opposition aux institutions européennes.

On est donc disqualifié d’emblée si l’on s’oppose aux institutions européennes, et l’on est « cynique » si l’on défend ses idées d’organisation de l’Europe dans les tribunes européennes. On peut difficilement être plus loin du droit, et de ce qu’on appelait naguère la démocratie…

L’euthanasie dépénalisée

Le procès de Bernard Pallot, qui a tué sa femme malade, a été une tribune de propagande pour l’euthanasie. « Je ne suis pas tout seul dans ce cas, il faut absolument que la loi évolue. On est dans le pays des droits de l’homme normalement », a argumenté l’assassin, qui a été acquitté.

L’euthanasie a donc été dépénalisée. Mais attention, dans certaines conditions : il faut que le meurtre soit particulièrement horrible : Bernard Pallot a d’abord injecté du cyanure dans la cuisse de sa femme. Puis, comme ça ne faisait rien, il est allé chercher du fil électrique et il l’a étranglée pendant vingt minutes.

Il l’a fait « par amour ». C’est cela qui compte.

Un bon arrêt

Il ya donc encore des magistrats qui ne sont pas des fonctionnaires de la dictature et rendent la justice, même s’il s’agit de ne pas condamner « l’extrême droite ».

Le directeur et le rédacteur en chef de Breizh-Info et Jean-Eudes Gannat ont été relaxés des chefs de diffamation et d’injure raciale. En première instance, ils avaient été condamnés à 2.500 euros d’amende chacun, plus 1.000 euros de dommages et intérêts à la « victime », un journaliste d’extrême gauche de Ouest-France.

La cour d’appel a estimé que les propos tenus dans l’interview par Jean-Eudes Gannat relèvent du droit à la critique, s’inscrivant dans un débat idéologique entre deux visions politiques radicalement opposées, que les termes employés, bien que parfois « acerbes et moqueurs », ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression, et que les termes « plumitif guadeloupéen », bien que péjoratifs, ne constituent pas une injure raciste mais relèvent de la satire politique, un genre littéraire historiquement protégé par la liberté d’expression en France.

Davantage de précisions sur Breizh-Info.