Mardi de la quatrième semaine de l’Avent

L’antienne du Benedictus :

Ecce compléta sunt ómnia, quæ dicta sunt per Angelum de Vírgine María.

Voici que sont accomplies toutes les choses que l’Ange a dites de la Vierge Marie.

Par les moniales d’Argentan:

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L’antienne du Magnificat :

O Emmánuel, * Rex et légifer noster, exspectátio Géntium, et Salvátor eárum : veni ad salvándum nos, Dómine, Deus noster.

O Emmanuel, notre Roi et notre Législateur, Attente des Nations et leur Sauveur : venez nous sauver, Seigneur notre Dieu.

Lundi de la quatrième semaine de l’Avent

Le premier répons des matines :

℟. Cánite tuba in Sion, vocáte gentes, annuntiáte pópulis, et dícite: * Ecce Deus Salvátor noster advéniet.
℣. Annuntiáte, et audítum fácite: loquímini, et clamáte.
℟. Ecce Deus Salvátor noster advéniet.

℟. Sonnez de la trompette dans Sion, appelez les Nations, annoncez et dites aux peuples : * Voici que notre Dieu, notre Sauveur viendra.
℣. Annoncez et faites entendre ; parlez et criez.
℟. Voici que notre Dieu, notre Sauveur viendra.

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L’antienne du Benedictus :

Dicit Dóminus: * Pœniténtiam ágite: appropinquávit enim regnum cælórum, allelúia.

Le Seigneur dit : * Faites pénitence, car le royaume des cieux approche, alléluia.

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L’antienne du Magnificat :

O Rex Géntium, * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.

O Roi des Nations, * et objet de leurs désirs, Pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

4e dimanche de l’Avent

Le graduel, chanté par les moines de Ligugé en 1956.

Prope est Dóminus ómnibus invocántibus eum: ómnibus, qui ínvocant eum in veritáte. ℣. Laudem Dómini loquétur os meum: et benedícat omnis caro nomen sanctum ejus.

Le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité. Ma bouche annoncera la louange du Seigneur ; que toute chair bénisse son saint Nom.

« Le Seigneur est proche. » Quelle consolation ! Ce que nous avons espéré et prié avec tant de ferveur est vraiment en train de se réaliser. Il viendra à nous avec tout son amour. À tous ceux qui le prient en vérité, il se révélera et accomplira sa parole : « Avant même que vous ne m’appeliez, voici, je suis là. » Mais notre prière doit être sincère, et notre supplication doit être directe et franche. Mon chant et ma prière sont-ils tels qu’ils devraient être ? Sont-ils sincères ? Est-ce que je mets sans réserve toutes les forces de mon âme, tout mon cœur, au service de Dieu ? L’épître d’aujourd’hui souligne si bien le fait que lorsque le Seigneur viendra, il dispersera les ténèbres et mettra en lumière toutes les choses cachées !

La venue prochaine du Seigneur devrait susciter en nous un chant de louange et d’action de grâce. Puissions-nous mieux apprécier Sa personne et l’amour immense qui L’a poussé à descendre sur cette terre ! Quelle inspiration nous procurerait alors la simple pensée de Sa venue ! Le psalmiste dit : benedicat omnis caro — toute l’humanité, toute la terre, devrait se joindre à ce chant de louange. Mais qu’en est-il réellement ? Beaucoup ne savent pas que c’est le temps de l’Avent, que Noël approche, que l’Enfant Jésus se tient à l’entrée de leur cœur. Beaucoup ne veulent même pas savoir qu’aujourd’hui est dimanche ; ils ne veulent pas venir à l’église. Et parmi ceux qui viennent, certains ont simplement l’intention de demander telle ou telle faveur ; ils semblent ne rien savoir de la louange ou de l’action de grâce. Tout cela devrait enflammer notre zèle, devrait faire monter ce chant de louange du plus profond de nos cœurs, pour aider à vérifier la pensée finale de l’épître d’aujourd’hui : « Alors chaque homme recevra la louange de Dieu. »

Dom Dominic Johner

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L’antienne de Benedictus :

Nolíte timére ; quinta enim die véniet ad vos Dóminus noster.

Ne craignez pas ; car le cinquième jour notre Seigneur viendra à vous.

L’antienne de Magnificat :

O Oriens, * splendor lucis ætérnæ, et sol justítiæ : veni, et illúmina sedéntes in ténebris, et umbra mortis.

O Orient, splendeur de la lumière éternelle, et soleil de justice : venez et éclairez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

Le nouvel archevêque de Westminster

Le pape a nommé Mgr Richard Moth archevêque de Westminster (primat de l’Eglise catholique en Angleterre, et président de la conférence des évêques) en remplacement du cardinal Vincent Nichols qui a eu 80 ans le 8 novembre dernier.

Lu sur Riposte catholique :

Mgr Moth est né en Zambie en 1958. Ordonné prêtre en 1982 dans le diocèse de Southwark (il est situé sur la rive gauche de Londres), il a été évêque aux armées en 2009 avant de devenir évêque d’Arundel et Brighton en 2015. Mgr Moth est réputé pour avoir protégé la messe traditionnelle. Dans son diocèse, Traditionis Custodes n’a pas été appliqué et son vicaire général célébrait habituellement la messe traditionnelle.

Prépare-toi, Bethléem

Dans le calendrier byzantin (grégorien) le 20 décembre est le premier jour de « l’avant fête » de la Nativité. On chante chaque jour ce très beau tropaire :

Ἑτοιμάζου Βηθλεέμ, ἤνοικται πᾶσιν ἡ Ἐδέμ. Εὐτρεπίζου Ἐφραθᾶ, ὅτι τὸ ξύλον τῆς ζωῆς, ἐν τῷ Σπηλαίῳ ἐξήνθησεν ἐκ τῆς Παρθένου. Παράδεισος καὶ γάρ, ἡ ἐκείνης γαστήρ, ἐδείχθη νοητός, ἐν ᾧ τὸ θεῖον φυτόν, ἐξ οὗ φαγόντες ζήσομεν, οὐχὶ δὲ ὡς ὁ Ἀδὰμ τεθνηξόμεθα. Χριστὸς γεννᾶται, τὴν πρὶν πεσοῦσαν, ἀναστήσων εἰκόνα.

Prépare-toi, Bethléem : pour tout homme s’ouvre l’Eden ; pare-toi, Ephratha : en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; son propre sein devient le Paradis mystique où pousse l’arbre divin ; ceux qui en mangent vivront au lieu d’en mourir comme Adam : le Christ vient au monde pour relever son image déchue.

Par Dimitrios Papagiannopoulos :