De la férie

Hymne des laudes.

Nox, et tenébræ, et núbila,
Confúsa mundi et túrbida:
Lux intrat, albéscit polus:
Christus venit: discédite.

Disparaissez ombres et lueurs des nuits
Eloignez-vous, monde trompeur, monde troublant.
L’aube blanchit ; la lumière paraît,
Le Christ vient… Disparaissez.

Calígo terræ scínditur
Percússa solis spículo,
Rebúsque jam color redit,
Vultu niténtis síderis.

Le soleil en dardant ses rayons,
Dissipe les brouillards de la terre,
L’aspect de cet astre éclatant
Vient rendre au monde ses couleurs.

Te, Christe, solum nóvimus:
Te mente pura et simplici,
Flendo et canéndo quǽsumus,
Inténde nostris sénsibus.

O Christ, c’est vous que nous aimons.
C’est vous seul ! La foi, un cœur pur,
Les larmes, les chants, tout en nous vous supplie,
Daignez répondre à nos soupirs.

Sunt multa fucis íllita,
Quæ luce purgéntur tua:
Tu, lux Eói síderis,
Vultu seréno illúmina.

Tout ici-bas paraît sous des aspects trompeurs,
Qui s’évanouissent à votre lumière,
O vous, lumière vraie des esprits bienheureux,
Faites luire sur nous la sereine splendeur de votre visage.

Deo Patri sit glória,
Ejúsque soli Fílio,
Cum Spíritu Paráclito,
Et nunc, et in perpétuum. Amen.

Gloire à Dieu le Père,
Gloire à son Fils unique,
Gloire à l’Esprit Paraclet
Maintenant et dans tous les siècles. Ainsi soit-il.

Saints Simon et Jude

Stichères des vêpres du saint apôtre Simon le Zélote, le 10 mai dans le calendrier byzantin.

L’admirable Simon, la gloire des Apôtres, a parcouru, tel un éclair, d’un bout à l’autre le monde habité, chassant les ténèbres des divinités multiples par ses enseignements lumineux et salutaires ; à tous il a procuré la clarté pour glorifier l’unique Divinité, en trois personnes l’indivisible Unité.

L’apôtre Simon, vénérable et lumineux, qui enseigna, tel un maître, les païens et, comme un filet divin, les retira du gouffre de perdition, le héraut véridique de la suprême théologie, nous invite en ce jour à la connaissance du Christ et, tel un repas succulent, nous offre ses justes actions.

Le bienheureux Simon, parcourant le monde jusqu’au bout comme roue qui dévale pour embraser toute terre cultivant les faux-dieux alluma dans la grâce, pour les croyants, les lampes brillantes de la foi pour glorifier l’unique Divinité, en trois personnes l’indivisible Unité.

Eponyme du zèle divin, digne de toute admiration, apôtre Simon, tu t’es montré brûlant d’ardeur pour le Dieu tout-puissant qui lui-même t’a comblé de miracles étonnants ; et pour ton zèle sans égal tu méritas le nom de Zélote, Bienheureux, et ce nom fut en accord avec ta vie. Toi qui habites là-haut dans les célestes chœurs, Apôtre ayant vu Dieu, prie le Christ et Verbe divin de nous accorder la grande miséricorde.

*

Stichères des vêpres du saint apôtre Jude le Frère de Dieu, le 19 juin dans le calendrier byzantin.

Apôtre bienheureux, tu fus le disciple du Christ, du Verbe fait chair, notre Dieu par lequel tu fus envoyé comme brebis parmi les loups pour changer leur impiété par ta parole en foi et connaissance divine de la Trinité ; c’est pourquoi nous t’acclamons.

Apôtre digne d’admiration, tu fus envoyé comme trait pour frapper, anéantir les phalanges des démons ; et ceux qu’ils avaient frappés, tu les as guéris par la grâce de notre Dieu ; intercède auprès de lui pour qu’à nos âmes il octroie la paix et la grande miséricorde.

Apôtre divinement inspiré, tu fus un rayon du Soleil qui s’est levé de la Vierge : tu as illuminé les cœurs des croyants et dissipé les ténèbres recouvrant la création ; intercède auprès de lui pour qu’à nos âmes il octroie la paix et la grande miséricorde.

Apôtre glorieux, comme l’éclair s’est répandu ton message jusqu’aux bouts de la terre menant de l’erreur ténébreuse des sans-Dieu à la lumière sans couchant ; toi qui en brilles maintenant, demande pour nos âmes la grande miséricorde.

Apôtre digne d’admiration, en véritable char du Christ, tu as abattu l’arrogance des faux-dieux et par la divine parole entraîné leurs captifs vers la vie sans corruption ; et, puisque tu en jouis maintenant, demande pour nos âmes la paix et la grande miséricorde.

Jude, apôtre du Christ, tu fus le disciple glorieux de notre Dieu incarné par lequel tu fus envoyé comme brebis parmi les loups pour changer par ta parole leur impiété en foi et connaissance divine de la Trinité ; c’est pourquoi nous t’acclamons.

Apôtre Jude, tes frères te louent, toi le frère du Verbe qui a lui comme soleil, avant les siècles, du Père éternel et, de la Vierge ayant pris chair de façon ineffable, s’est fait homme en ces derniers temps ; saint Apôtre, ne cesse pas de l’implorer pour qu’il accorde au monde la paix et à nous qui t’honorons le pardon de nos fautes et la grande miséricorde.

Leur Eglise

Hier pour la première fois a été diffusée par la chaîne ZDF une « messe catholique queer », « organisée par la communauté queer de Münster » (Westphalie), « l’une des plus anciennes » d’Allemagne : c’est l’aboutissement d’un travail de 25 ans. Car « la communauté queer de Münster offre depuis 1999 un espace sûr aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queer ou intersexuées pour vivre leur foi ».

Le célébrant était Karsten Weidisch, qui est aumônier du lycée diocésain, et « coach ». Sic. Il « aide à mieux voir pour mieux connaître afin que le changement devienne possible ». Car il est spécialiste notamment en « gestion du changement », « diversité » et « gestion de soi ».

On n’ose imaginer ses « catéchèses ».

Le pire est qu’à cette « messe » rock LGBT, où le sermon était à trois : le prêtre et deux représentants de la « communauté queer », il y avait des enfants. Dont les enfants de chœur. Quatre filles et deux garçons, car telle est aujourd’hui la parité. A moins que l’une des filles s’identifie comme garçon.

La parabole du pharisien et du publicain tirée de l’Évangile selon Luc (chapitre 18, versets 9 à 14) délivre un message clair : « Sois toi-même, reste fidèle à toi-même ! Sois toi-même, en chemin ! », a déclaré le pasteur Karsten Weidisch dans son sermon. La devise du service religieux « Qui suis-je – pour toi ? » reprend une déclaration du défunt pape François. À la question sur l’attitude de l’Église envers les personnes homosexuelles, il avait répondu : « Qui suis-je pour le juger ? »

Dans le même temps, à Rome, le successeur du pape François déclarait dans son homélie :

« La règle suprême dans l’Église est l’amour : personne n’est appelé à commander, tous sont appelés à servir ; personne ne doit imposer ses idées, nous devons tous nous écouter mutuellement ; personne n’est exclu, nous sommes tous appelés à participer ; personne ne détient toute la vérité, nous devons tous la rechercher humblement, et la rechercher ensemble. »

Personne n’est exclu, à condition de trouver génial qu’il y ait des « messes » rock célébrant les perversions sexuelles. Sinon c’est le régime Traditionis custodes d’exclusion des églises paroissiales.

Le Christ Roi

L’hymne des matines.

Ætérna Imago Altíssimi,
Lumen, Deus, de Lúmine,
Tibi, Redémptor glória,
Honor, potéstas régia.

Eternelle image du Très-Haut Dieu, lumière née de lumière, à vous, Rédempteur, soit gloire, honneur, puissance royale !

Tu solus ante sǽcula
Spes atque centrum témporum,
Cui iure sceptrum géntium
Pater suprémum crédidit.

Vous êtes seul, avant tous les siècles, l’espoir et le centre des temps ; à qui, de droit le sceptre des nations sur tous, par le Père, a été confié.

Tu flos pudícæ Vírginis,
Nostræ caput propáginis,
Lapis cadúcus vértice
Ac mole terras óccupans.

C’est vous, fleur de la toute pure Vierge qui êtes la tête de notre genre humain, pierre tombée du sommet et de sa masse couvrant la terre.

Diro tyránno súbdita,
Damnáta stirps mortálium,
Per te refrégit víncula
Sibíque cælum víndicat.

Soumise à un cruel tyran, la race condamnée des mortels par vous a brisé ses liens et pour elle revendiquez le ciel.

Doctor, Sacérdos, Légifer
Præfers notátum sánguine
In veste « Princeps príncipum
Regúmque Rex Altíssimus ».

Docteur, Prêtre, Législateur, vous portez écrit de votre Sang sur votre habit : « Prince des princes et des rois, très haut Roi. »

Tibi voléntes súbdimur,
Qui jure cunctis ímperas:
Hæc cívium beátitas
Tuis subésse légibus.

Volontiers nous nous soumettons à vous qui de droit sur tous avez l’empire ; c’est des citoyens le bonheur, d’être soumis à vos lois.

Jesu, tibi sit glória,
Qui sceptra mundi témperas,
Cum Patre, et almo Spíritu,
In sempitérna sǽcula. Amen.

O Jésus, gloire soit à vous, qui gouvernez les sceptres du monde, ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

*

L’introït.

Le graduel.

L’alléluia.

L’offertoire.

La communion.

Les antiennes de Benedictus et de Magnificat.

Les répons des matines.

La messe à Cleveland : c’est encore pire

Dans un courriel aux fidèles de la messe traditionnelle, le curé d’Akron dit que l’évêque avait demandé un sursis de cinq ans, mais que Rome n’a accordé que deux ans. Et le Saint-Siège a ajouté :

« Nous vous demandons de continuer résolument à guider les fidèles attachés à l’ancienne forme rituelle vers une pleine appréciation et acceptation des livres liturgiques rénovés par décrets du Second Concile du Vatican et promulgués par les Papes saint Paul VI et saint Jean-Paul II. En outre ils (?) recommandent que l’une des Messes habituellement célébrées selon le Missale Romanum de 1962 soit célébrée en latin en utilisant le Missel actuel. »